Je ne prends jamais de train.

Je n’ai pas de voiture, ni même de permis de conduire.  Les nombreux transports en commun disponibles sur l’île de Montréal me permettent de prendre aisément mon pied dans différents secteurs de la métropole.  Par contre, dès que je dois traverser le pont Jacques-Cartier, je paralyse.

Hier matin, j’avais à me rendre dans la petite municipalité de Saint-Majorique-de-Grantham, une contrée non loin de Drummondville.  Avec mon nouvel emploi de superviseur qualité à l’étiquetage dans une manufacture de cannes de fèves, je suis souvent amené à voyager en complet cravate et ce, aux quatre coins du Québec.  Et comme il m’arrive parfois d’avoir envie d’être champêtre, j’ai décidé que le moyen de transport le plus sûr pour me rendre à destination était sans l’ombre d’un doute le train.

Arrivé dans mon compartiment de voyage, mon compagnon s’avère être un homme à l’air taciturne et à la chevelure boucle d’or.  Il me dévisage d’un regard foudroyant, les mains jointes tel un pasteur de l’ouest américain désabusé par une ruée vers l’or désastreuse.  Je décide de ne pas y porter attention, même si ses yeux perçants sont limite de s’auto-exorbiter.

« Est-ce que je me trompe, Antoine, si je te dis que tu vis un deuil présentement ? »

« Pardon ? »

« Qu’est-ce qui t’a poussé à donner un sens différent à ta vie, l’événement qui t’a incité à tourner la page, à prendre un nouveau départ ? »

« Je… »

« Prends ton temps, y’a pas d’urgence… »

(Respiration nasale intense, bruit de bouche pâteuse…)

Et c’est ainsi que j’ai raconté comment j’ai perdu ma dignité dans une exposition agricole à cause d’un bovin trop affectueux.

Josélito Michaud nous donne rendez-vous sur l’Orford Express pour une troisième saison de confidences morbides par des vedettes éplorées.  Diffusée le dimanche soir sur les ondes de la télé d’État, On prend toujours un train n’est pas une émission qui mérite vraiment d’être suivie à toutes les semaines, mais elle peut parfois renfermer de jolies perles over émotives racontées par des vedettes sans pudeur en manque d’épanchements.

Ça alimente des conversations, ça fait pleurer et Josélito = ♥

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