Un nouveau festival bien prometteur !

Secrètement, j’étais déçu de moi, de mon été…  À chaque année, je me dis que je participerai activement aux nombreux festivals : voir plusieurs spectacles de musique, goûter à la foule urbaine en soif de découverte culturelle, blablabla.  À chaque année, je me trouve finalement trop brûlé par mon travail pour aller me perdre au travers d’une foule compacte.  À chaque année, je fous rien et je m’en veux.

Cette fin de semaine, j’ai pris mon amertume par la corne et j’ai remédié à ce gênant problème.  J’ai officiellement créé un petit Festival musical bien personnel et à la programmation assez éclectique merci.

Le Festival Set Me Free / Je pleure de joie.

Le titre est flou et c’est voulu.  Je voudrais pas qu’on m’accuse de fausse représentation le jour où je déciderai d’ajouter à ma programmation des ateliers de danse baladi ou des conférences sur le bonheur animées de main de maître par l’exubérant Marcel Leboeuf.

Samedi soir, un spectacle de Philémon Chante on ne peut plus intime avait lieu au très chic Chant’Appart chez Stéphanie, un nouvel établissement très prometteur.  Le jeune artiste est lui aussi promis à un joli succès.  Accompagné de son contrebassiste Philippe Brault, Philémon a livré en toute intimité les pièces de son plus récent EP, Les sessions cubaines, dans une ambiance presque religieuse.

L’air était chargé d’émotion, tous écoutaient le chanteur blessé pousser la note, sans micro, avec une fragilité déconcertante.  On aurait pu entendre les mouches voler…

Philémon est originaire de Québec.  C’est toutefois dans un studio de La Havane qu’il a enregistré en deux jours et deux nuits Les sessions cubaines, un premier album publié de façon indépendante.  À écouter d’urgence si vous cherchez une alternative à ce que proposent présentement les artistes québécois dits « grand public ».

En soirée, un DJ a prouvé qu’on pouvait danser sur du funk en ayant des larmes dans les yeux.  Officiellement, Villeray represent !

La deuxième soirée de ce festival magique proposait un spectacle d’un tout autre genre, à l’opposé même du premier : les Scissor Sisters au Métropolis.  La mélancolie avait fait place à l’euphorie dans ce qui allait ressembler à un immense party glam rock/disco.

La foule qui se trouvait au Métropolis pour accueillir les Scissor Sisters n’aurait pu être plus énergique. Pendant une heure et demie, le quartet new-yorkais a électrisé le public montréalais dans la sueur, l’humidité et la bonne humeur.  C’est qu’il faisait très chaud à l’intérieur du Métropolis !  Ana Matronic et Jake Shears, les deux leaders vocaux du band, ont passé la majorité du spectacle à se donner la réplique, que ce soit au niveau du chant que des mouvements scéniques extravagants.  Le groupe entier a sans difficulté réussi à créer une tangible fusion avec son public.  Total blast/screaming orgasm !

Je suis reparti de la salle avec un toupet plat ainsi qu’un tout nouveau gaminet aux couleurs des Sœurs Ciseaux.  Yé !

La deuxième édition du Festival n’attendra certainement pas un an avant de se manifester.  Des rumeurs de couloir annoncent même une reprise des évènements au passage futur de Goldfrapp dans la métropole…

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