Des losers de première !

Je dois l’avouer, j’ai parfois des préjugés.  L’esprit fermé, les critiques gratuites, le snobisme culturel…  Ce que je déteste chez les autres, je le suis et le fait également.  On nous sert tellement de trucs ordinaires et préfabriqués, des merdes autant en musique qu’à la télévision ou au cinéma, que je suis devenu blasé.  Constat pas l’fun.

Trêve de psychanalyse, je suis peut-être dans le droit chemin, celui de la guérison totale et complète.

Quand on m’a parlé du nouveau phénomène télévisuel Glee, j’ai été très sceptique, voire cynique.

« Une version 2010 de Degrassi, un véhicule des valeurs bourgeoises américaines superficielles enrobées dans des chansons de Beyoncé.  C’est sûr que ça doit être excellent ! »

Ne pouvant pas écouter de film sur mon Illico, car Vidéotron n’avait toujours pas reçu mon paiement effectué une semaine plus tôt, j’ai, pour reprendre les termes de Lulu Hughes, « levé le doigt bien droit » et décidé que le moment était propice à mettre dans mon lecteur DVD le fameux coffret de Glee qu’un collègue m’avait passé quelques jours plus tôt.

C’est donc un samedi soir, sushis sur les genoux, que je me suis tapé le premier épisode de cette série.  …  45 minutes plus tard, j’étais en larmes et ce n’était pas par abus de wasabi sur mes futomakis Inferno.  De Glee, j’étais déjà sous le charme.

L’histoire prend place dans une modeste école secondaire de l’Ohio où un jeune professeur tente de prendre en charge la chorale de l’école, à l’agonie depuis une dizaine d’année.  Pour ce faire, il rallie ensemble un groupe d’étudiants hétéroclites possédant un point commun : être des rejets de première.  Tous ensemble, ils forment la chorale The New Directions.  C’est au travers de la musique qu’ils apprendront à se connaître et à se respecter dans leurs différences.

OK, le résumé n’a rien d’extraordinaire.  La trame de base est pleinement simpliste et assumée.  Des émissions évoquant the high school way of life, il en pleut !  Par contre, les créateurs de Glee ont trouvé le moyen de retravailler la formule déjà connue afin de lui donner un nouveau souffle.  À tour de rôle, les personnages seront appelés à vivre différentes épreuves au cours desquelles la musique leur servira d’exutoire.

L’aspect « comédie musicale » peut être un solide repoussoir pour certains.  J’ai moi-même parfois de la difficulté à ne pas rire lorsque les jeunes poussent la notes après avoir été passés dans l’Auto-Tune de façon abusive.  Il n’y aura jamais eu autant de reverb dans un local de polyvalente.

L’atout principal de la série reste la musique, mais son créateur a su y introduire un humour grinçant, parfois décapant, ce qui surprend.  Des personnages tels que Sue Sylvester, la démoniaque entraîneure de l’équipe de cheerleaders, nous fait don de répliques méchamment gratuites, politiquement incorrectes et totalement savoureuses.

« You think this is hard ?  I have hepatitis.  That’s hard ! »

Glee est-il préparé selon une recette ?  Reste que l’histoire, l’humour et la musique sont si bien dosés que chaque épisode renferme une charge émotive puissante.

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