Comme une prière.

Je suis vraiment dans le total big juice depuis quelques temps…  Travailler sur six projets différents n’était peut-être pas la meilleure idée de l’année.  C’est ma santé qui va en prendre un coup.  Mais bon, j’ai pas la force d’essayer de me changer.  Workaholic, est-ce une pathologie soignable ?  Pourtant, c’est avec des cernes sous les yeux que je suis heureux.  Ma dernière dépression remonte aux vacances que j’ai eues il y a un an et demi.  Après deux jours à m’extasier devant mon statut de gars free, j’étais couché en position foetale dans ma salle de bain, imaginant toutes les opportunités manquées à force d’encourager mon oisiveté.

Workaholic.  Et je ne suis pas seul.  C’est dans l’air du temps je crois…

Si j’étais né un siècle plus tôt, ma vie aurait été diamétralement opposée à celle d’aujourd’hui.  Presque tout ce que je fais tient sur la base des nouvelles technologies.  Si du jour au lendemain Internet venait à disparaître, mon travail n’aurait plus aucun sens, aucune raison d’exister.  Ce constat est assez freak pour me donner envie de retourner sur la carpette de ma salle de bain !

J’aime la scène, le spectacle.  J’ai besoin de créer des histoires, même si c’est pour raconter n’importe quoi.  J’ai l’égo assez gros pour croire que ce qui sort de ma bouche peut intéresser les gens.  J’aime recevoir des cadeaux.  Je manque rarement d’argent, mais je suis poche pour faire des économies.  Je préfère recevoir des chèques surprises et tout dépenser dans des besoins essentiels tels que des vêtements, des disques et des soupers bien arrosés au vin rouge.  Si j’étais né un siècle plus tôt et que je n’étais pas mort d’une tuberculose due à ma musculature chétive, j’aurais probablement été prêtre.

Les prêtres étaient les vedettes de l’époque.  Ils donnaient une représentation par semaine, minimum, et chaque fois devant une salle comble de fidèles pâmés.  On leur donnait un logis.  Personne ne se choquait de devoir leur construire une église, gratis.  Le comble de l’honneur était de recevoir à souper le prêtre du conté.

– Devine qui est venu manger chez nous hier ?
– Je sais pas…  Margarette ?
– Non, Monsieur le prêtre.  Je lui ai fait un ragout de boulettes.  Il en a pris trois assiettes !
– Wooouuuaaaooouuuw ! »

J’entretiens une relation d’amour/haine avec la religion catholique.  Les grandes lignes de notre histoire commune sont que j’ai été élevé par des soeurs (Grises de surcroît) et que ma chanson préférée de Madonna est Like A Prayer.  Le reste me rend mal à l’aise pour des raisons évidentes.

La canonisation récente du Frère André aurait très bien pu me passer par-dessus la tête.  Mais les cérémonies, les témoignages, les hommages de citoyens, certains assez âgées merci, m’ont rappelé que cette religion fait partie de mon histoire.  Quelque part, malgré les propos louches, étranges et complètement déconnectés que certains de ses représentants peuvent propager encore aujourd’hui, je suis fier de l’honneur que l’Église catholique a fait à tous mes ancêtres canadiens français, à mes racines, ma famille.

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