Oui mais… oui !

Le 27 septembre dernier, Mylène Farmer prenait tout le monde par surprise en annonçant la diffusion de son tout nouveau single à deux jours d’avis.  À l’ère où les fuites sur Internet sont choses courantes chez les artistes préparant soigneusement leur come-back, Farmer et son équipe ont su garder un secret que bien d’autres auraient pris plaisir à divulguer en exclusivité.  C’était là la première pierre d’un plan marketing irréprochable menant jusqu’à la parution de son nouvel album, Bleu noir.

Celle qui est reconnue pour faire davantage parler d’elle lorsqu’elle ne se montre pas n’a pas fait mentir sa réputation.  Le 6 novembre, un site officiel éphémère était lancé.  Au fil des visites, des paliers étaient débloqués, permettant aux internautes de découvrir en avance certains aspects du nouvel album.  Encore là, chapeau bas.

Après deux mois d’attente et un teasing parfaitement orchestré, le huitième album de Mylène Farmer a envahi les magasins.  Ambitieux, complexe et assez sombre, Bleu noir est un album qui risque de diviser.  En France, le disque a suscité des débats enflammés autant de la part des fans que des critiques professionnels.

Il faut dire que ce disque, le premier sans Laurent Boutonnat, son compositeur de toujours, ne s’apprivoise pas aisément.  Oui mais… non, le premier single de style eurodance produit par RedOne, reflète en effet assez mal l’album qui renferme essentiellement des titres électro planants, souvent mélancoliques, parfois très sombres.

Pour Bleu noir, la chanteuse a collaboré avec des compositeurs et réalisateurs anglo-saxons.  RedOne, bien sûr, mais aussi Archive, l’un de ses groupes favoris, dont l’univers oscille entre Pink Floyd et Massive Attack.  Les Anglais ont d’ailleurs produit les meilleurs titres de Bleu noir : l’envoûtant Leila aux sonorités trip-hop et le très beau Light Me Up. Moby fait, quant à lui, du Moby.  Non loin de l’univers de Play, il signe un tube en puissance, peut-être même le seul de Bleu noir : Toi l’amour.

Disponible au Canada en digital depuis deux semaines, le support physique fera demain son apparition chez les disquaires.  Au Québec, Mylène Farmer reste toutefois une artiste underground.  Avec des diffusions radios au compte goutte et une promotion inexistante il va sans dire, l’artiste française qui a vendu le plus grand nombre de disques dans l’hexagone n’a jamais donné de concert en sol québécois.  Cet album plutôt atypique sera-t-il l’occasion parfaite qu’elle attend pour surprendre encore une fois, là où une partie de son public ne l’attend pas ?  Des rumeurs de couloirs de plus en plus persistantes laissent croire en cette possibilité.  Dans le but de « francophoniser » leur programmation, les dirigeants du Festival d’été de Québec tenteraient de convaincre l’artiste française à venir donner un concert sur les plaines d’Abraham en juillet prochain.

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