On tue la une, ou une vedette au choix.

C’en est assez des bilans de l’année, des souhaits du temps des Fêtes et autres récits incluant des régurgitations de petits pois mangetout.  Bien que je sois encore en vacances pour quelques jours (et j’angoisse un max : pour cause), l’heure est venue de vous entretenir d’un sujet sérieux.

  • Plus de 28 millions de personnes en sont mortes depuis 1981
  • Il y a 7 400 nouveaux cas par jour, près de 1 000 cas sont des enfants
  • Le nombre de cas chez les hommes de plus de 50 ans augmente considérablement depuis l’arrivée du « je-suis-à-toute-épreuve Viagra »…

Le Sida.

Les premiers signes de l’épidémie remontent à la fin des années 1970, lorsque des médecins de San Francisco s’aperçoivent que beaucoup de leurs patients souffrent de perte de poids inexplicables et extrêmes.  L’origine virale de cette « pneumonie » n’a pas d’emblée été évoquée, ce qui a rendu son identification difficile.  À la même période, de nombreux transfusés sont contaminés par des lots de sang contenant le VIH.  En quelques années, le virus va s’étendre pour finir par toucher toutes les couches de la population.

Live Aid, Sidaction…  De nombreux mouvements soutenus par des vedettes internationales ont forcé la visibilité, incitant les dirigeants politiques à engager de véritables recherches scientifiques.

Récemment, Digital Life Sacrifice, une initiative de l’organisme Keep a Child Alive, a proposé à des célébrités de « mourir » sur les réseaux sociaux, c’est-à-dire d’arrêter de communiquer via Facebook ou Twitter.  Débutant le 1 décembre dernier, cette opération en appelait de la générosité des fans invités à faire des dons pour sauver la vie virtuelle de leur idole qui « ressusciterait » une fois la barre du million de dollars franchie.  Avec une Lady Gaga suivie par plus de sept millions de personnes sur Twitter, l’opération allait assurément avoir un fort retentissement.  Il n’aura fallu que de six jours pour amasser le million désiré, la chanteuse Gaga déclarant le 6 décembre sur son Facebook :

« Havin a little too much fun on tourbus. »

Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule (proverbe toutefois discutable), voici celle qui tue assurément la une niveau découverte : des médecins allemands croient qu’un homme séropositif ayant subi une greffe de cellules souches aurait été guéri suite à la procédure.  Timothy Ray Brown, surnommé le « patient de Berlin », était leucémique tout en étant porteur du VIH.  Après avoir reçu une greffe de cellules souches en 2007 dans le cadre d’un long traitement contre la leucémie, ses médecins réalisèrent qu’en plus d’avoir un taux de globules rouges et blancs joliment équilibré, que la guérison de son infection au VIH avait également et surprenamment été réalisée.

Cette découverte n’a pas fait la une du TVA nouvelles (le déneigement des rues de Montréal étant LA vraie priorité), mais elle ouvre une porte vers la construction d’un traitement permanent contre le VIH par le biais des cellules souches génétiquement modifiées.  Il est beaucoup trop tôt pour pouvoir crier victoire, la guerre est loin d’être terminée.  À l’aube de 2011, cette découverte a certainement de quoi donner espoir à plus de 33 millions de personnes vivant avec le VIH dans le monde.

Et Lady Gaga peut ben se faire un fun noir dans son autocar de tournée.

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