Je suis confus.  Pas que je dois absolument avoir une opinion sur tout, mais être dans le flou par rapport à ce que je pense d’une situation, je n’aime pas ça.  Pire, quand ça m’obsède pendant plus d’une journée, il y a matière à thérapie.

Résumons l’intrigante et Ô combien délicate situation.

J’étais dans un petit café.  J’y mangeais un délicieux panini BBQ accompagné d’un chili con carne relativement piquant, merci.  J’avais le nez bouché, je cherchais à le provoquer avec de la nourriture enflammée.  Résultat : aucun.  Mais alors que j’étais en plein comestible travail, ma voisine de table a senti l’urgent besoin de nourrir son bambin, non pas d’une petite purée de fruits écrapous, mais de son lait maternel à même le mamelon.  Le bébé s’en est donné à coeur joie et avec raison.

Non, le problème n’est pas encore arrivé.  Au cas où…

Le bébé, poussé par l’extase que lui a provoqué l’ingurgitation du lait évalué à plus de 3,5 % de matières grasses, a sans honte délicatement rejeté le contenu entier de ses petits intestins, le tout reposant dans sa couche.  Il était repu, libéré, FREE !

Non, il n’y a encore aucun problème là, mais ça s’en vient !

Le temps que mon nez congestionné détecte la dite évacuation bambine = 15 secondes.  Le temps avant que sa mère s’en aperçoive/réagisse/fasse de quoi = ensemble vide.

Car même après avoir terminé d’offrir à son bébé le déjeuner qui lui était dû, elle s’est mise à fixer l’horizon, le regard vide, telle une victime captive d’un violent syndrome post-partum.  15 minutes plus tard, tous mes voisins s’échangeaient des regards de frayeur, terrorisés par l’odeur de nourriture morte ruinant alors leur propre moment de pause/dîner/tendresse.  La jeune mère resta stoïque et décida de regaver de plus belle son enfant.

J’aurais tué pour un peu de Febreze !

Récemment, une mère s’est fait montrer la porte d’un commerce montréalais alors qu’elle était en train d’allaiter son enfant.  Elle s’est indignée du traitement qu’elle a reçu et le récit de cet événement qu’elle en a fait sur son blog a soulevé l’ire de nombreuses autres mères.  Elles organiseront, le 19 janvier prochain, un allaitement collectif dans la boutique concernée, un endroit où l’on y vend des vêtements pour enfants.  En vertu de la charte canadienne des droits, le droit d’allaiter en public est protégé.

La vue d’une femme qui allaite ne devrait pas être dérangeante.  D’autant plus dans une boutique pour enfants.  Mais une femme qui déprime dans un café public et qui reste de glace avec un enfant aux odeurs qui ne demandent qu’à sortir d’une couche pleine, est-ce acceptable ?  Devons-nous célébrer ensemble la magie du froc odorant de bébé ?

Je vous l’ai dit, je suis confus.  Même après toutes ces heures de réflexions, je ne sais toujours pas quoi penser de la situation…  Tout ce que je sais, c’est que son bébé puait en tabarnak et que j’avais malgré tout le nez bouché !

PS : Je me sens comme Denise Bombardier avec mes débats à l’importance proche du zéro.

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