J’ai récemment atteint l’âge de la sagesse.  Celui où l’on dépasse un niveau inespéré de sérénité, de paix.  Aujourd’hui, je me sens prêt pour faire de l’aide humanitaire, de préférence au Pérou avec Marie Carmen.  Ou alors à exposer mes talents de comédien beaucoup trop ému et débordant de compassion dans une publicité anti-tabac.  Deux choses qui se retrouvent sur ma to-do list de l’année.

Cette to-do list, j’y tiens.  Rédigée après un anniversaire bien arrosé, elle représente mes désirs intérieurs, des secrets non avoués qui émergent lors d’un état pré-hangover certain.  Grâce à elle, j’atteindrai enfin le niveau auquel j’aspire depuis tant d’années : celui de devenir un gars de base.

Un gars de base ?  De kessé ?

Comment expliquer le gars de base…

Première étape : m’acheter un téléphone intelligent.

C’est chose faite et je vais probablement me créer sous peu un album photo intitulé Me, myself and I que je publierai sur mon Facebook et qui regroupera une collection de mes meilleurs clichés pris dans un bar cell à la main et où j’affiche une duck face royale.  Mais une option non négligeable de ces téléphones est le Google map avec instruction vocale intégrée te permettant de te faire dicter le chemin par une voix féminine, robotique et insécurisante.  En voulant me rendre au dépanneur m’acheter une Wildcat pour écouter le Super Bowl ent’ chums, mon téléphone GPS définitivement contrôlé par les Illuminatis m’a plutôt conduit jusqu’au Centre de la nature de Laval Beach.

Deuxième étape : apprivoiser le 450.

Laval, cette oasis tropicale où il est plus rare d’y entendre des cris d’oiseaux exotiques que des gunshots dans les stationnements de centre commerciaux.  Mais le Centre de la nature, c’est beau.  On y rencontre des poneys, des chèvres hautaines, ainsi que d’énormes canards à la dignité proportionnelle à la grosseur de leurs pattes.  Il y a aussi des familles d’humains.  La plupart du temps, ils sont à pied, traînant leurs poupons dans une luge de plastique fluo rappelant des crazy carpets de luxe.  D’autres sont chaussés de patins à glace…  Bref, c’est touchant au possible !  Une famille m’a même demandé de les prendre en photo.  Je n’avais jamais été aussi complice de toute ma vie !

Troisième étape : m’inscrire à un gym, me muscler au possible pour pouvoir enfin remplir mes t-shirts Ed Hardy et ainsi devenir 100% douchebag.

J’en reviens et je suis brûlé.  J’y ai d’ailleurs appris que mon VO2 max serait à améliorer.  Cette nouvelle m’a mis en colère !

Je comprends toujours pas l’affaire du gars de base…

Ce qu’il reste sur ma liste pour devenir le parfait gars de base ?  Ben des affaires…  Mais dans une optique plus culturelle, j’aimerais bien être invité à l’émission Un gars le soir pour approfondir ma réputation de redneck montréalais tout en sous-entendant une relation homosexuelle avec l’animateur du show.

Je catche rien de ton billet !

Un gars de base, c’est être tout ce que je ne suis pas, prétention free.

* Ce billet doit être annonciateur d’une période pré-fièvre hallucinogène.  Deeplé sorré.

Publicités

Quelle est votre émotion :

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s