Oh my gosh ?

J’avais si hâte de me mettre en vêtements mous (décidément, j’y prends goût), de m’enrouler dans une couverture de laine tout en buvant un chocolat chaud pour regarder La série Montréal Québec !

NOT.

Mes soirées dominicales sont plutôt le moment de la semaine où je me fais un délicieux poulet tandoori à déguster devant Tout le monde en parle, cette grande messe télévisuelle qui accueille des invités venant de spectres aussi larges que la musique, la politique, ou le nouveau canal d’Anne-Marie Losique.

NOT 2 !

J’aime bien Tout le monde en parle, vraiment.  Mais cette semaine, j’ai plutôt opté pour la dégustation de sushis devant la cérémonie des Grammy, le gala ultime récompensant l’industrie de la musique américaine.

Se tenant à Los Angeles, la 53e édition des Grammy Awards est apparue comme un gala extrêmement musical où les performances se sont succédé à la chaîne, les remises de prix paraissant alors franchement secondaires.

Secrètement, je n’attendais qu’une chose : voir Lady Gaga performer son nouveau single pour la première fois à la télévision.  Arrivée sur le tapis rouge dans rien de moins qu’un oeuf géant, sa prestation aura toutefois été étonnamment simpliste.  La chanteuse se contentant de sortir de son oeuf pour chanter sa chanson, une pancake sur la tête.  Ça peut sembler normal comme numéro, mais venant de l’auto-proclamée nouvelle Reine de la Pop qui nous a habitué à plus d’extravagance, ça déçoit.

Cette fille a-t-elle déjà atteint le point critique de sa carrière ?  Celui où elle ne réussit plus à surprendre, à étonner et à innover ?  Nous a-t-elle déjà tous lassé ?

J’ai du mal à voir une vraie cohérence entre ses revendications libertaires et cette volonté de présenter des éléments résolument trashs, blasphématoires et toutes ses évocations de monstres…  Je me pose vraiment la question à savoir si je vieillis en perdant mon ouverture d’esprit ou s’il n’y a pas vraiment un problème avec ce personnage.

Lady Gaga véhicule quelque chose de terriblement fort, si fort qu’on ne sait ce qui pourra en résulter et on sent vraiment chez elle une volonté d’accomplir une oeuvre sur les masses.

Oui, elle est une talentueuse chanteuse, bonne compositrice et bonne performeuse, mais cette façon de nous faire revivre cinquante ans de musique pop en concentré devient indigeste.  En l’espace de trois ans, elle a utilisé toutes les meilleures ficelles par puissance dix de celles qui ont fait l’histoire avant elle.  Cela représente le marketing le plus puissant jamais exercé jusqu’à ce jour en musique pop.  C’est tellement appuyé que ça en devient suspect.

Mais je pourrais aussi ne plus me casser la tête et faire de l’aérobie en écoutant sa nouvelle toune sur repeat…  Enfin bref.

Les autres highlights de cette soirée festive ?

  • Justin Bieber a étonnamment été boudé par ses pairs, se voyant souffler le titre de révélation de l’année par une artiste de jazz.
  • Katy Perry s’est montrée un peu (trop ?) quétaine en chantant sur une balançoire entourée de coeurs.
  • Un gros « lol » !  Barbara Sterisand n’avait aucune idée de qui était Arcade Fire lorsqu’elle leur a décerné le prix de l’album de l’année.
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