Confidence pour confidence, je n’aime pas vraiment magasiner.

Ouf, c’est dit !  Je me sens mieux…

En théorie, oui.  J’aime m’imaginer tel une J.Lo dévalant les trottoirs de la MAIN les bras remplis de sacs boutiques, avec I’m Real en background sonore.  Mais en pratique, je galère grave.  Je ne trouve jamais ce que je cherche.  Les mannequins m’inspirent rarement un accoutrement qui sied à ma corpulence (2 mètres de jambes pour 30 centimètres de tronc).

De plus, à chaque fois où mon horloge vestimentaire sonne, c’est toujours l’heure des soldes.  Ce qui veut dire que tout ce qui est disponible en magasin est en rabais et de taille extra extra large.

J’ai récemment vécu un épisode de type « J.Lo en colère dans l’allée des jeans » avec, en fond sonore, Ain’t It Funny.

C’était pas drôle.

Question de m’inspirer, j’ai décidé d’aller voir l’exposition du couturier Jean-Paul Gaultier au Musée des beaux-arts de Montréal.

La Planète mode de Jean Paul Gaultier est la première rétrospective de l’enfant terrible de la mode.

À l’entrée, des vierges, des marins et des sirènes nous accueillent, nous observent et parlent aux visiteurs.  Mais c’est Jean Paul Gaultier lui-même qui présente son exposition accompagné de toute cette populace hétéroclite.  En effet, sur la tête moulée du couturier est projetée sa propre image vidéo, une technologie déjà utilisée dans un bon nombre de spectacles mise en scène par Denis Marleau.

La Planète mode est une exposition et pas une rétrospective où les modèles sont présentés chronologiquement.  Il n’empêche que toute la carrière du créateur défile sous nos yeux.

Les créations sont regroupées par thème : le boudoir, les « seconde peau », les collaborations avec le monde du cinéma et du spectacle…  On est tour à tour amusé, ému, impressionné par certaines pièces de haute couture qui ont demandé plusieurs centaines d’heures de travail.  Jean Paul Gaultier livre un message militant, humaniste, selon lequel la mode est faite pour tout le monde, quel que soit son âge, son ethnie ou sa sexualité.  Il dessine une société utopique dans laquelle on aimerait vivre.

Au fil des tableaux on en apprend sur certains costumes créés pour les plus grandes icônes du spectacle.  Au départ, les célèbres seins coniques de Madonna n’ont pas été créé pour elle, mais pour son nounours Nana.  À l’âge de 5 ans, le couturier était fasciné par les tenues atypiques portées par sa grand-mère.  Cette histoire et bien d’autres anecdotes, réflexions, trouvailles sont à découvrir aux côtés des 140 pièces de haute couture.

J’ai adoré l’exposition, d’autant plus que j’y suis allé sur un coup de tête effroyable, comme J.Lo lorsqu’elle s’est inspirée de la lambada pour son récent hit On The Floor.  Ça ne m’a toutefois pas donné énormément d’idées pour des outfits estivaux…  Certaines pièces restent très loin du prêt-à-porter.  Par contre, j’ai depuis une légère obsession à vouloir me poser des cônes un peu partout sur le corps.  Ça me donne l’air d’être un fan fini de Lady Gaga…

P.S. : Désolé pour la fixation sur Jennifer Lopez.

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