Sous les viaducs…

Si j’avais les ailes d’un ange, je ne partirais pas pour Québec.  J’en profiterais pour aller dans un endroit plus exotique, difficile à atteindre…  Genre, les îles Canaris.

Ceci dit, quand j’ai quelques jours de congé, j’aime bien prendre le train ou l’autobus pour retrouver ma ville natale, d’autant plus que depuis quelques années, Québec est sans contredit une des villes à visiter l’été pour qui aime la culture et les spectacles à grands déploiements.

C’est ce que j’ai fait la semaine dernière.

Alors que je manquais un ultime spectacle de Marie Carmen à Montréal (finalement, no stress, elle n’a fait que deux chansons), je me promenais pénard dans les rues de Québec en ayant une de ses plus belles chansons en tête…

J’ai le blues de vous
Mes amis disparus
J’ai le blues de vous
Je vous cherche partout

Nostalgie.  Si les rues de Québec sont belles à faire brailler une nonne, elles y recèlent également d’innombrables surprises, des cadeaux à rendre jaloux tous automobilistes devant une poutre effondrée à l’entrée du tunnel Ville-Marie.

Car oui, c’est en dessous des bretelles de l’autoroute Duffrin que j’ai assisté au highlight de mon séjour : Le Royaume de Tôle.

Dès la tombée de la nuit, l’Empereur dudit Royaume convie le public à un cabaret urbain, troisième chapitre de l’événement Les Chemins Invisibles créé par le Cirque du Soleil.  Le Royaume de Tôle, propose un alliage singulier de performances acrobatiques, de danses de rue, de musique et de multimédia, le tout dans un décor inusité et à un coût grandement agréable (c’est gratuit) !

De la tôle, il y en a, avec des panneaux au fond de la scène qui permettent un grand écran dans un lieu au look de fin du monde.  Plutôt classiques, les numéros impressionnent, mais on parvient surtout à nous intégrer à la fête grâce à une musique live électrisante, à des prestations de groupe emballantes, à des projections et éclairages survoltés.

La principale force de ce spectacle est sa mise en scène qui s’articule en tableaux plutôt qu’en numéros, si bien que les disciplines s’entremêlent et permettent à une certaine histoire de naître.  Les passages les plus impressionnants sont sans contredits ceux de la trapéziste, des trampolines mouvants et de l’homme sur son fil de fer.

Visuellement, c’est impeccablement riche.  Les projections très inventives prennent parfois des allures de collage, de chaînes de montage loufoques, de tapisseries baroques ou de vidéoclip.  Les éclairages très vifs dans le décor formé de conteneurs maritimes et de tours où sont aménagées des loges donnent vraiment l’impression qu’un colossal cabaret a poussé à côté du boulevard Charest.

Les musiques très rythmées s’enchaînent, hormis pour quelques numéros plus oniriques, comme celui des cerceaux, exécuté par une habile reine automate. Les membres de la tribu blanche se déhanchent et bougent tout au long, comme un choeur de danseurs qui accompagne les solistes et donne de l’ampleur aux numéros au sol.

Le Royaume de Tôle est présenté jusqu’au 3 septembre du mardi au samedi.

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