« Je suis trop importante pour être capturée. »

Qu’est-ce qu’une femme fatale ?

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours associé ce terme à un personnage de la célèbre série télévisée Les Pierrafeu : Madame Oui.

– Allô beaux garçons.  Je suis Madame Oui.
– Madame Oui ?  Yabadabadou !
– Aidez-moi !  Vous êtes si forts, si merveilleusement beaux garçons.
– Heille Madame Oui, kessé qui se passe ?
– Au revoir beaux garçons.  Je suis trop importante pour être capturée !

Trop importante pour être capturée, pour exploser…  Une femme fatale est trop importante pour quiconque la désire, tout simplement.

En mars dernier, Britney Spears lançait son septième album studio intitulé Femme Fatale.  Une drôle d’idée…  Si le but était de qualifier le comportement ou la personnalité de la chanteuse, le titre Notre Cousine Qui A Des Problèmes aurait fonctionné davantage…

Ceci dit, Femme Fatale s’avère être sans contredit le meilleur, le plus abouti et cohérent des albums de Mademoiselle Spears.  Résolument dance, il contient des bijoux de chansons déjà considérées comme étant parmi les plus gros succès de sa carrière, au même type que … Baby One More Time, I’m A Slave 4 U ou la « James Bondesque » Toxic.

En apprenant sa venue à Montréal lors du Femme Fatale Tour, je n’ai pas hésité à acheter des billets pour enfin observer le phénomène Spears en personne.  Peut-être comprendrais-je alors sa définition de la femme fatale…

Britney a livré un fort bon spectacle.  D’accord, elle ne chante pas toujours en direct.  C’est vrai, elle exécute des chorégraphies plutôt simples.  De plus, elle est peu charismatique et n’a pas réellement de présence sur scène.  C’est d’ailleurs ce que je reproche principalement à ce show.  Tout est impeccable, sauf la vedette.

Certains la défendent en évoquant sa dépression, un possible trouble bipolaire et tous les médicaments qu’elle se doit d’ingurgiter afin de ne pas se raser la tête à nouveau…  OK, mais dans ce cas, pourquoi ne pas proposer un spectacle à l’image de qui elle est aujourd’hui : une femme fragile.  Nous savons bien qu’elle n’est plus l’ingénue dansant comme le diable dans un costume de jeune écolière.

Sur le plan visuel cependant, c’était impressionnant ! Mention spéciale à la finale Till The World Ends grâce aux étincelles qui jaillissent du sol, aux confettis qui sont projetés au ciel et à Britney qui vole au-dessus de la foule, de grandes ailes d’ange fixées à son dos.

Je n’ai pas trouvé d’extrait du spectacle assez intéressant pour être montré. Cependant, je vous présente la vidéo de son dernier single I Wanna Go.  Dans ce clip, Britney incarne parfaitement ce qu’elle est, selon moi. Non pas une « femme fatale », mais bien une jolie américaine moyenne tiraillée entre son image d’ange et son désir de foutre le bordel.  Bref, une petite criss remplie de paradoxes.  (Ceci dit avec tout l’amour du monde.)

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