Fin 2009.  Je vivais à fond ce que l’on pourrait qualifier de « crise de-la-fin-vingtaine/existentielle/professionnelle/que-dois-je-faire-pour-me-rendre-utile-dans-ce-monde-pourri/God-j’ai-encore-oublié-de-payer-ma-facture-d’hydro-parce-que-j’ai-pu-une-maudite-cenne ».

Ouais, c’était une période ben dark.

J’avais deux choix.  Continuer dans la voie empruntée qui, contre toute attente, semblait me mener directement vers un cul de sac.  Ou bifurquer de façon non rationnelle dans un chemin sinueux, inattendu, mais rempli de promesses.

Gros dilemme.

Une amie m’a alors prêté la saison un de la série américaine Grey’s Anatomy.  Ça n’avait absolument rien à voir avec mes préoccupations du moment et anyway, j’avais bien évidemment décidé de ne pas embêter mon entourage avec mon drame intérieur.  Ceci dit, quand ça va mal, j’aime bien me plonger tête première dans la vie des autres, spécialement à la télé.  Ça change le mal de place.

J’écoute un épisode.  C’est cool.  J’en écoute un deuxième, puis un troisième… Trois semaines plus tard, j’avais déjà cinq saisons en poche et toujours pas un sou pour payer mes factures, mais j’avais enfin l’espoir !  Oui, je savais maintenant quel nouveau chemin faire prendre à ma destinée.  Non, je n’allais pas devenir médecin, mais bien travailleur social !

(Comme je voulais aider des gens et que j’ai peur du sang, je me suis dit que d’être travailleur social était un bon compromis…  En temps de crise, j’ai souvent une bulle d’air au cerveau.)

Deux ans plus tard, je ne suis pas travailleur social.  Je n’ai pas vraiment changé de chemin non plus, mais j’arrive à bien payer mes factures grâce à un boulot de rédacteur dans le réseau de la santé et des services sociaux !

Grey’s Anatomy, en résumé, c’est l’histoire de jeunes médecins débutant leur internat dans un hôpital fictif de Seattle.  Ils apprennent sur le tas, c’est difficile et ils pètent de nombreuses et solides coches, car… they got issues !  Plusieurs relations sentimentales s’entremêlent entre les étudiants, les médecins et autres attendings.  Mais en plus d’apprendre leur métier, ils tentent désespérément de vivre, chose qu’ils ne sont pas habitués à faire sinon entre deux « do an MRI » !

C’est ben bon, drôle et touchant.  Et non, ça ne ressemble pas au Coeur a ses raisons, malgré les McDreamy, McSteamy et autres noms de hamburger donnés aux personnages.

Depuis, Grey’s Anatomy est devenue une de mes séries fétiches et, à chaque fois que je l’écoute, j’ai un petit sentiment « i’m into it » fort agréable.  Je CONNAIS le milieu, tsé !

Cette semaine sort en DVD le coffret de la septième saison.  Sept saisons, ça commence à être beaucoup !  Et le problème avec ces séries qui semblent vouloir s’éterniser, c’est que les personnages principaux de la première heure désertent peu à peu l’émission, tout comme les intrigues de fond qui deviennent de plus en plus superficielles et absurdes.  La série « jump the shark » comme qu’on dit.

Heureusement, la série ne s’est pas encore enlisée dans ce pattern et elle propose encore des intrigues de très grande qualité.  Mais pour combien de temps encore ?

La saison 8 de Grey’s Anatomy démarrera avec un double épisode le 22 septembre sur ABC.

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