Bienvenue.

À l’adolescence, j’étais très branché « musique québécoise ».  C’était avant ma période Cégep-grano-wannabe-comédien.  Avant même que je flirte solide avec le punk/gothique.  J’étais jeune, boutonneux et je trippais grave sur Véronique Béliveau.

Pour un gars de 15 ans en 1996, disons poliment que je n’étais pas pantoute dans le coup.  Mais j’étais dans le vrai !  Le REAL !!!  Rockabéliveau n’était pas la seule à pouvoir bénéficier du luxe d’avoir son poster affiché sur les murs de ma chambre.  Une panoplie d’autres artistes d’ici faisaient également partie de ce club très sélect, club qui rendait d’ailleurs perplexes la plupart des amis de ma soeur.

J’écoutais tout, j’achetais tout.  Je savais tout sur les artistes québécois du moment.  Cependant, à un moment donné, j’ai arrêté d’écouter ce qui se faisait ici.

Mode généralisation ON

Loin de moi l’idée de généraliser, notre culture étant une de nos plus grandes richesses, mais je suis souvent déçu du son des productions musicales québécoises.  L’impression de démo, d’inachevé, du pas de moyens/j’ai pas eu ma subvention donc je vais faire un disque unplugged…  Je dois présentement faire hurler certains de mes amis et je m’en excuse.  Je ne suis pas en train de dire qu’il ne s’est rien fait de bon au Québec depuis Véronique Béliveau, loin de là !  …  Bon, peut-être au niveau capillaire…  En tout cas.

Mode généralisation OFF

Évidemment, toute généralisation a son lot d’exceptions.  Et heureusement, dans ce cas-ci, elles sont nombreuses.

Cette semaine sort le nouvel album d’un artiste québécois se trouvant dans ma top list : Marc Déry.

Sur son premier disque solo, l’ex-Zébulon flirtait avec les bidouillages électroniques teintés de trip-hop bien senti.  Avec Numéro 4, il replonge dans une pop-rock énergique à la sauce alterno et new-wave très influencée par des bands comme Arctic Monkeys ou Peter Bjorn and John, le tout sur des beats « années 80 ».  Et comme avec ses disques précédents, la réalisation est impeccable.  Quoi demander de mieux ?

Numéro 4 est un album empreint de nostalgie.  La pièce titre parle d’enfance et de hockey, Hôtel en hôtel transpire l’année 1984, alors que d’autres titres décortiquent le sentiment amoureux.  On ne sait jamais parle quant à elle d’un ami qui a tenté de s’enlever la vie.  Ça peut sembler partir dans tous les sens, mais c’est justement cette nostalgie omniprésente qui vient tenir à bout de bras ce splendide et funky recueil de tounes.

Toujours dans l’optique du retour à ses inspirations premières, Marc Déry propose également une relecture du classique Tomorrow Never Knows des Beatles.  Une reprise un peu étrange, mais pertinente au milieu des compositions de Numéro 4.

Welcome, le premier extrait de l’album, enchante avec un clip hyper léché. Dans sa Camaro, Marc Déry nous emmène non pas à San Francisco, mais au ciné-parc.  Une poésie envoûtante, des envolées vocales éthérées, un environnement sonore électro-rock punché…  J’adhère !

Finalement, je vais peut-être recommencer à porter une attention particulière aux productions locales.  Y a une vie après Boom Desjardins.

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