Je suis un grand buveur de café.  C’est un besoin.

Le matin, je ne suis pas fonctionnel tant que je n’ai pas ingurgité ce précieux liquide brunâtre.  Ce que la caféine provoque en moi ?  Simple.  Je ne suis pas encore décédé, mais j’expérimente tous les jours le retour à la vie après une nuit de sommeil.  Les matinées, pour moi, c’est la mort.  Boire un café me propulse dans un état festif 100% pentecôte qui me permet de, non seulement débuter ma journée du bon pied, mais de ressusciter, tout simplement.

Je suis un grand buveur de café.  C’est une drogue.

Ceci dit, à tous les matins, je me garroche comme un « pas de classe » chez Starbucks afin d’obtenir ma dose quotidienne de latte.  La semaine dernière, mon serveur attitré (client VIP oblige) m’a fait goûter à une toute nouvelle sorte de latte, une édition collector disponible uniquement pour la période automnale pré halloween : le latte citrouille épicée.

Goûtes-y !  Tu vas voir, y a une bonne portion de légumes là-dedans !

Avec une amorce comme celle-là, je m’attendais à avoir une bonne dose de brocolis…  Finalement, pas vraiment.  Mais je vous recommande fortement cette saveur de latte disponible en édition limitée dans tous bons Starbucks près de chez vous.

(OK, je l’ai fait ta pub.  Asteur, je peux-tu avoir mes cafés gratiss pour le restant de l’année ?  Pleeeaaase ?)

Suite à cette introduction un peu boiteuse, je pousserai l’audace jusqu’à vous parler du nouveau film de Jean-Marc Vallée, Café de Flore, film sorti sur nos écrans vendredi dernier et dont j’ai eu la joie de voir en fin de semaine, après avoir bu deux grande latte citrouille épicée.

(À ne pas faire.  J’ai dû aller aux toilettes à deux reprises pendant la projection.  De un, ça me fait perdre le fil de l’histoire.  De deux, j’ai l’air d’un gars incontinent qui devrait prendre l’habitude de se déplacer avec un sac blanc.)

Café de Flore est un film dense et touchant.  À travers l’histoire d’un hom­me lucide qui a tout pour être heureux et celle d’une mère folle d’amour pour un gamin qui a aussi tout pour être heureux, mais qui est dépourvu de cette même lucidité pour l’apprécier, Café de Flore explore le thème de l’amour qui fait mal, l’amour qui transcende tout, l’amour qui étouffe…  Bref, l’amour plus fort que tout.

Si le choix de Kevin Parent comme acteur principal (le DJ au succès rappelant Daniel Desnoyers) pouvait paraître étonnant au départ, il s’en tire plutôt bien.  La palme revient cependant à Vanessa Paradis, transcendante en mère d’un petit enfant trisomique.

Café de Flore n’est pas un divertissement léger.  Le film fait appel à l’intelligence émotionnelle du spectateur.  Il nous bouscule, nous fait perdre nos repères.  Voilà pourquoi il est important de bien vider votre vessie avant d’entrer dans la salle.  Un cinq minutes d’inattention pourraient être fatal et vous obliger à revoir le film une seconde fois.

…  Ce qui est mon cas.  J’y retournerai donc le week-end prochain, complètement déshydraté.

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