Qu’est-ce que je fais habituellement le dimanche soir ?  Je travaille.  Oui, parce que je n’ai pas de vie sociale et que j’accumule les jobs de pigiste on the side depuis que j’ai le désir d’éventuellement m’acheter un condo dans Griffintown et que l’idée de me prendre une hypothèque remboursable sur 30 ans me fait CAPOTER BEN RAIDE !

– Tout le monde a une hypothèque à rembourser et c’est pas la fin du monde pantoute.
– JE CAPOTE BEN RAIDE !!!

Je vis dans une bulle immobilière et j’ai espoir d’un jour gagner 200 000$ par année en écrivant des billets d’humeur sur un blog plus ou moins lu.

Mais ce dimanche-ci, oh surprise, je ne travaillais pas.  (J’ai pris de l’avance samedi…)  Non, je me suis donné congé pour aller dans un show de DJ me déhancher le BONBON.

– T’es allé voir DJ Daniel Desnoyers au Radio Lounge ?
– Euh, non.

Il a lancé son dernier disque au printemps dernier, Destroyed, un album assez calme et qui ne détruit pas grand-chose, malgré son titre.  Le précédent sorti en 2009 donnait dans l’ambient, un style qui caractérisait les débuts du DJ New-Yorkais dans les années ’90.

– DJ Abeille à l’Aubainerie du Plateau ?
– Sidekick de qualité douteuse, tu peux disposer, merci.

Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre en me rendant au concert de Moby au Métropolis.  Et bien la surprise était de taille; impossible à prévoir.

Moby en show, c’est raide dingue !  « Énergie » serait le mot décrivant le mieux cet étrange multi-instrumentiste.  Loin du DJ cliché prisonnier de ses tables tournantes, Moby se révèle être un frontman éclaté.  Habile à la guitare, aux percussions, au chant…  Un genre de Normand Brathwaite touche-à-tout, mais qui n’y ressemble pas pantoute en même temps.  (Comparaison EXTRÊMEMENT BOITEUSE, je sais.)  Il est accompagné sur scène de cinq autres musiciens, dont une époustouflante choriste soliste à la voix puissante et émotive.

La foule compacte et entassée était heureuse d’entendre plusieurs succès indémodables de l’artiste.  Oui, on a revécu l’époque frénétique de l’album Play avec les Honey, Porcelain, Natural Blues, mais aussi des morceaux plus récents en versions remixées comme Shot In The Back Of The Head ou Raining Again.

L’apothéose du spectacle est venue avec l’énergique Lift Me Up et où tout le Métropolis, complètement sold out, s’est mis à sautiller conjointement au rythme des refrains.  Une ambiance surprenante pour un dimanche soir…  Enfin, disons que ça commence bien une semaine !

Étonnamment, aucune pièce de Destroyed n’a été jouée, pas même les derniers singles Lie Down In Darkness ou même The Day.  Il faut dire que le spectacle ne s’appelait pas non plus le « Destroyed Tour« , Moby ayant plutôt publicisé sa tournée comme un best of disco party.

Une autre belle surprise de cette soirée a été le groupe Dale Earnhardt Jr. Jr. en première partie.  Un duo indie-pop américain extrêmement énergique qui mélange les rythmiques 80’s au rock à tendance psychédélique.  Hooks accrocheurs, super présence sur scène…  Ils m’ont un peu fait penser aux MGMT, mais en moins énervant.  À surveiller.

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