Il y a Anggun sous roche.

On m’a demandé de me décrire en nommant trois choses que j’aime, trois caractéristiques qui me représentent.  Simple.  Je…

Hummm…  Je vais aller me faire un café et je reviens.

OK, il est maintenant huit heures et demie du soir, j’en suis à mon cinquième café, ma page est toujours aussi vide et je feel pas ben.

Il parait qu’avec le temps, on en vient à se connaître davantage…  C’est faux.

J’aime la musique pop.

Ouais, c’est une surprise pour personne.  Quand je dis « pop », je parle de la structure pop : couplet/refrain/couplet/refrain/bridge/refrain/refrain/refrain/refrain/ad lib.  Ou du moins, ce qui s’en inspire.

J’aime la mélancolie de l’automne.

On est en plein dedans, ça affecte peut-être subjectivement mon choix.  Mais reste que l’automne me rend toujours un peu nostalgique d’une époque passée, ou futur, je sais plus.  Je vis le spleen à fond.

J’aime sentir la moutarde de dijon me sortir par les narines lorsque je croque dans un bon sandwich.

Cette sensation est, selon moi, presque équivalente à un orgasme.

Maintenant, si j’avais à mélanger ces trois caractéristiques, ces trois émotions, aujourd’hui, là.  Aussi étrange que cela puisse paraître, ça donnerait probablement le nouvel album d’Anggun, Échos.

Je sais, c’est weird.  Mes goûts sont weirds.  L’intro de mon texte est pas mal weird.  Le nom « Anggun » n’est pas piqué des vers non plus…  Mais c’est vrai. Actuellement, c’est le disque de musique que j’écoute le plus souvent, on est en plein automne, et je ne dirais pas non à un orgasme de type « surprise » right now.

Trois ans après Élévation, son quatrième album francophone paru en 2008, Anggun est de retour avec un nouvel opus intitulé Échos.  Ce nouvel album de la belle Indonésienne est certainement son plus personnel et, paradoxalement, son plus fédérateur : les échos d’une artiste qui n’est plus tiraillée entre ses deux cultures, qui a trouvé son équilibre et en a tiré le meilleur.

Toujours soucieuse de se renouveler, Anggun reste une artiste qui refuse de se cantonner à un style musical unique.  Alors qu’Élévation sonnait R’n’B, Échos puise sa source dans la pop française avec quelques touches orientales. Certaines tonalités nous rappellent son premier album Au nom de la lune, célèbre notamment pour avoir été porté par le single La neige au Sahara.

Déjà paru en Indonésie dans sa version anglaise, Echoes, le cinquième opus international de la chanteuse est en tête des classements nippons depuis plusieurs semaines.

Si l’on connait Anggun depuis 1997, on en sait beaucoup moins sur ce que l’artiste a fait auparavant.  Elle se produisait sur des scènes indonésiennes au début des années 80 alors qu’elle n’était âgée que de neuf ans. Cinq ans plus tard, elle connaît la gloire dans son pays avec son deuxième album Anak Putih Abu Abu.  À vingt ans, la jeune femme s’envole pour Paris et y apprend à parler la langue de Molière.

Ne serait-ce donc pas une chanson et un clip autobiographiques qu’Anggun nous propose pour le single Je partirai ?

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