Je suis choqué, insulté, outré.  Je suis un INDIGNÉ !!!

Voilà les mots que j’ai hurlés dimanche matin en me réveillant à l’intérieur d’une tente remplie de seringues et de condoms souillés.  Visiblement, je sortais d’un coma éthylique qui perdurait depuis quelques jours déjà.

Comment m’étais-je retrouvé dans un campement de fortune en plein coeur du Square Victoria ?  Et surtout, pourquoi avais-je l’inscription « Occupy 4ever » tatouée près du pubis ?

Je me souviens avoir pris le train en direction de New York jeudi dernier afin de participer à la parade commémorant les deux mois de l’aventure d’Occupation Double au Portugal.  À ma grande surprise, j’y ai rencontré Anne Hathaway, également fan finie de la populaire télé-réalité.

– Hey Anne, c’est qui ton coup de coeur dans l’aventure cette année ?
– What ?
– Who is your punch of heart ?  Do you like Dave the Duck and his Hot Deal ?

Avant même qu’Anne ait eu le temps de me répondre, j’ai été frappé par une matraque de policier.

Le reste de mon séjour new-yorkais est flou…  Je me souviens avoir été enfumé dans une cage, discuté avec Richard Latendresse et mangé du gruau DANS UNE BARRE.

J’ignore de quelle façon je suis revenu à Montréal.

Le mouvement de contestation pacifique Occupy Wall Street a débuté à New York le 17 septembre dernier.  La population décide alors d’occuper jour et nuit le parc Zuccotti afin de s’opposer au sauvetage des banques avec les fonds publics, aux expulsions de logements par ces mêmes banques et au taux élevé du chômage américain.

Nous sommes les 99 % qui ne tolèrent plus l’avidité et la corruption des 1 % restant !

Le 15 octobre, le mouvement a pris une envergure internationale et il s’étend maintenant dans près de 1 500 villes de 82 pays différents.

Depuis quelques jours, Occupy Wall Street semble perdre de son souffle.  Plus près de nous, Occupons Montréal est carrément à l’agoni.  Les médias nous bombardent encore d’informations à propos du mouvement, mais au lieu de parler de son message ou de ses revendications, ils préfèrent mettre l’accent sur le problème des sans-abri, des toxicomanes et autres personnes souffrant de problèmes de santé mentale qui sont désormais plus nombreux à la Place du Peuple que les émules du mouvement new-yorkais.

Occupy Wall Street s’essouffle, mais il a certes ouvert l’esprit d’un bon nombre de la population mondiale sur les dangers d’un capitalisme financier outrancier.

Les réalisateurs Velcrow Ripper et Ian MacKenzie sont au coeur d’Occupy depuis le jour un.  Velcrow a couvert l’histoire à New York alors que Ian film les échos du mouvement à travers tout le Canada.  Ensemble, ils préparent un long métrage documentaire, Occupy Love, pour 2012.

Les images sont directes, les mots proviennent des personnes présentent sur le terrain.  Le message est définitivement plus clair que lorsqu’il est expliqué par un toxico au TVA 17h.

* Notez que je ne me suis pas réellement piqué dans une tente du centre-ville pendant tout le week-end.  J’étais beaucoup trop occupé à écouter des épisodes de Glee, chez moi, en mangeant des cornichons marinés.

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