Lorsque la vie nous rappelle qu’elle est une salope de première, il est toujours bon et réconfortant de se replonger tête première dans nos souvenirs heureux reliés à l’enfance, 100% nostalgie.

En ce week-end de thanksgiving américain (et de fin de semaine québécoise de base) sortait sur les écrans The Muppets, premier film des célèbres marionnettes depuis que Disney en a racheté les droits d’exploitation avec l’objectif ferme de leur redonner la gloire d’antan…

Cette douce nostalgie joue pour beaucoup dans ce récit volontairement kitch.  Gary et Mary forment un couple on ne peut plus chaste depuis près de dix ans.  Ils vivent à Smalltown, une petite ville ressemblant fortement à un Disneyworld low budget.  Pour célébrer leur anniversaire de « vie à deux », ils vont visiter Hollywood accompagnés du frère de Gary, Walter.  En plus d’être le fan numéro 1 des Muppets, Walter est lui-même une marionnette.  Visiter les vieux studios des Muppets est donc un de ses plus grands rêves.

Comme le groupe s’est séparé en 1999 à la suite de divergences d’opinions artistiques ayant mené à une série d’échecs consécutifs, les studios des Muppets sont à vendre pour la modique somme de 10 millions de dollars.  Gary, Mary et Walter tentent alors de convaincre la joyeuse bande de Kermit de se reformer.  De nouveau ensemble, nos héros ressassent les jours d’antan en cherchant l’argent nécessaire à sauver leur vieux théâtre lors d’un immense téléthon.

Le scénario utilise avec le panache requis ce qui a fait la signature des marionnettes cultes : un humour naïf qui ne se fait jamais aux dépens des autres, enrobé d’innocence et de charme.  Cela n’exclut pas les défauts et les problèmes existentiels (irrésistiblement traduits dans la chanson Man Or Muppet) et les grands numéros musicaux (difficile de rester assis au moment du final sur Hollywood Boulevard).

Le melting pot de chansons, de danse, de claquettes et de belles morales forme un amalgame désuet qui est particulièrement délicieux, débutant en grande pompe lors de cette sublime introduction qui donne simplement l’envie de sauter partout.  La machine à reculer le temps effectue un bond jusqu’à l’enfance, à cette période doucement naïve où l’amitié et les sentiments du coeur s’exprimaient à l’aide d’une mélodie.

Le retour au grand écran des marionnettes créées par Jim Henson est une réussite.  Tous ceux qui ont un coeur d’enfant, qu’ils aient grandi avec The Muppet Show ou non, succomberont au charme de Kermit, Miss Piggy et compagnie lors de cette heure et demie garnie d’un bonheur simple et sans cynisme.

La promo entourant la sortie est toute aussi jouissive que le film en lui-même.  En plus des multiples faux trailers empruntant styles et esthétiques des autres films de genre, leurs clins d’oeil aux personnages d’Edward, Bella et Jacob de la saga Twilight étaient particulièrement sympathiques.

La bande originale du film est aussi fort agréable et remplie de belles surprises.  En tête de liste ?  Forget You de Cee Lo Green reprise par le groupe Camilla and the Chicken.  Big Love de chez Big Love !!

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