Télésiège, téléski, tire-fesses.

À chaque fin d’année, tout le monde aime publier son bilan sur les Internets. Enfin, pas tout le monde… Disons plutôt que c’est une activité de blogueur nombriliste qui aime s’admirer le portrait à travers leurs écrits.

(Parenthèse : j’entre TELLEMENT dans cette catégorie !  Vous qui tentiez désespérément de me coller une étiquette, ne cherchez plus : Blogueur nombriliste auto-suffisant !  Fin de la parenthèse, mais pas du débat. OH NO !)

Calmons nous dans l’auto intimidation publique, car en plus de participer moi-même à l’émancipation des billets/palmarès/rétrospectives pré-jour de l’an, j’aime également lire ceux des autres.

  • Le Top des meilleurs disques.
  • Le Top des déclarations douteuses de politiciens.
  • Le Top des tops des animatrices de la chaîne Mlle…

Il y en a pour tous les goûts et c’est ça qui est ben cool.

Dans la multitude de palmarès musicaux qui ont fait la connaissance de mes rétines en décembre dernier, un nom de band a particulièrement attiré mon attention.

Chairlift.

Remonte-pente, one piece fluo, après ski…  Rapidement, une équation s’est formée dans ma tête.  Un groupe avec un nom pareil accoté aux qualificatifs « électro-pop » ne pouvait que donner une catastrophe du type « L.M.F.A.O./donnez-moi un petit sac blanc ».

J’avais si tord…

Comment résumer Chairlift ?  Un duo Brooklynois, faisant de la musique électro. Voilà, en gros.

Mais si l’on entre dans le détail, vous les avez peut-être déjà entendu il y a quelques années lorsqu’ils ont été d’excellents commerciaux pour Apple avec Bruises, titre mignon comme un sourire d’enfant, qui accompagna des semaines durant les campagnes iPod.  Après un premier album dont il n’y a pas grand-chose à retenir, un deuxième LP, Something, a d’ores et déjà un arrière-goût de chef-d’oeuvre et offre à Chairlift l’occasion d’honorer son nom en atteignant les sommets.  Ils sont formidables.

À l’heure où un Brooklynois sur trois semble avoir un groupe potentiellement commercialisable sous la seule caution de son quartier, il n’est pas mince affaire de se distinguer de son voisin de palier.  Chez Chairlift, cela passe par réconcilier la pop pointue avec la musique populaire tout en raffinant un certain kitsch et en anoblissant le mauvais goût des 90’s.  Tout un programme.

Something possède une vivacité et une grâce à couper au couteau.  Chaque chanson dispose d’un atout propre, onze titres et autant de pépites à découvrir de toute urgence.  La voix fluide et savoureuse de la chanteuse Caroline Polacheck rassemble incontestablement ces différents morceaux.  Sidewalk Safari ou encore I Belong In Your Arms reprennent avec joie la rythmique qui a fait le succès du premier single Amanaemonesia et valent particulièrement le détour.

Comme premier aperçu, voici justement le clip mémorable d’Amanaemonesia sorti l’automne dernier.  La qualité mélodique de ce single est frappante, mais la vidéo l’est tout autant.  Portée par une chorégraphie plutôt originale de la chanteuse habillée en combinaison couleur menthe, j’en suis tout simplement jaloux.

Quoi qu’il en soit, si 2012 est censée mal finir, grâce à Chairlift, elle a très bien commencé.

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