La Corriveau.

Cette femme a eu trois maris et elle les a tous tués de façon macabre.

Son premier mari, un fermier, avait une liaison avec la poissonnière du Magasin Général.  La Corriveau, très jalouse, lui enfonça une couple de fourchettes à fondue dans le ventre et laissa son homme pour mort dans une écurie.

Le deuxième mari était un médecin spécialisé dans la clientèle féminine toujours assoiffées de botox.  La Corriveau, pissed off, décida d’en finir et fit tomber quelques gouttes de poison dans la soupe Chunky Poulet à la King du Docteur.

Son troisième époux était un douchebag de type « violent ».  Tannée de se faire battre, la Corriveau opta mit un terme à son amourette de vacances en faisant couler du plomb dans les oreilles du colosse.

On l’a finalement condamné à mourir dans une cage.  Ses derniers mots furent :

Je me vengerai !

Au matin, le curé de la paroisse vint pour décrocher le corps de la Corriveau afin de la mettre en terre.  Il trouva la cage vide !

Les soirs de pleine lune, les habitants de l’Île d’Orléans entendent les râles et les soupirs de la Corriveau…

Pourquoi est-ce que je vous parle de la Corriveau ?

Parce que vous n’y étiez pas, moi non plus d’ailleurs, mais que nous sommes tous au courant de cette merveilleuse histoire et ce, même si elle a eu lieu il y a plus de 200 ans.

Pis aussi parce que ça serait une bonne idée de comédie musicale…  Une fois pognée dans sa cage, elle tombe amoureuse de son cinquième mari joué par Jean-François Breau et qui la délivre en chantant :

L’amour est plus for-or-ORT !
L’AMOUR A GAGNÉ !!!

*Cette idée de comédie musicale est présentement en développement et le concept a également été breveté.  SO BE AWARE FOLKS !!

Ce week-end, je suis allé au théâtre.

Est-il pertinent de parler d’un spectacle passé, pour lequel il n’y avait que cinq représentations et dont j’ai assisté à la dernière ?

Oui.  Au cas où il y aurait des supplémentaires, une tournée ou whatever de dérivé.  (Comédie musicale ?)

La pièce en question ?  Un soir au Tennessee de Dominic Goyer, qui signait ici deux premières : comme auteur et comme metteur en scène.  L’histoire est inspirée de personnages extirpés de l’oeuvre de Tennessee Williams.  Blanche, Stella, Maggie, Brick, Laura et Tom habitent tous Montréal.  Prisonniers de la scène, ils livrent leurs souvenirs, leurs amours, leurs détresses…

Un texte fort, original, avec de superbes personnages.  Une distribution excellente, surprenante…  Gros coup de coeur pour la comédienne Estelle Richard qui interprète l’attachante Maggie.  Un jeu tout en nuance et en finesse pour un personnage typé qui aurait facilement pu tomber dans la caricature.  Patrick Martin est également très émouvant dans la peau d’un Tom aux émotions troubles, aux désirs exacerbés.

La salle du Théâtre de l’Esquisse a affiché complet tous les soirs.  La troupe du Théâtre Bilingue de Montréal sera-t-elle tentée de représenter à nouveau Un soir au Tennessee ?  Je vous le souhaite.  Sincèrement.

On n’apprivoise pas les chats sau-au-vages…

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