Same D.N.A.

Une vague de chaleur s’est abattue sur le Québec la semaine dernière.  L’hiver n’était pas encore terminé que la température atteignait déjà les 25 degrés.  Une situation exceptionnelle capable de faire perdre le contrôle à n’importe qui, même Colette Provencher.

Habituellement plutôt affable et désagréable en période de canicule, je me suis surpris à être grivois tout au long de cette semaine 100% caliente.

Coupe de cheveux, musculation et jeans cigarette…  Je sentais l’appel des dancefloors.

Excellent coup marketing réalisé avec la complicité de Dame Nature ?  Cette période de chaleur intense où tous et chacun ne se pouvaient plus coïncidait comme par magie avec l’arrivée imminente du tout nouvel album de la Madone du showbizz, the Queen of Pop, la couguar en chef, la MILF par excellence…  MDNA !

Le nouvel album de Madonna est sorti ce lundi.  Le douzième en près de trente ans de carrière.  Un évènement en soi.

Ce n’est pas un grand album, mais il n’est pas honteux.  Sans apporter de changement renversant à ce qu’elle offrait précédemment, MDNA contient du Madonna classique concocté avec des producteurs à la mode et calibré pour les dancefloors…

Si Madonna n’est plus à l’avant-garde, elle reste toujours dans la tendance d’une pop d’aujourd’hui.  Certes, elle n’a plus autant de flaire qu’auparavant, mais on ne peut pas dire qu’elle soit finie ou complètement à côté de la plaque.

Le titre de son album, MDNA, fait référence à la fois au nom « Madonna » et la drogue MDMA (ecstasy).  Désormais, on peut dire qu’elle ne joue plus trop sur la provocation.  Ou alors c’est de la provoc’ light.  On est loin de l’époque où elle se masturbait sur scène dans un lit avec un crucifix en chantant Like A Virgin !

En même temps, si elle jouait encore sur ce terrain, elle serait ridicule.  Elle en a conscience.  Madonna sait danser, elle peut encore faire des clips flashy, mais il y a des choses qu’il faut savoir laisser à la jeune génération.

Sur ce CD, les pièces les plus intéressantes ont été réalisées avec l’aide du Britannique William Orbit, architecte d’un de ses meilleurs disques en carrière, Ray Of Light, en qui Madonna semble avoir renouvelé sa confiance.  Avec leur mélodie entraînante, Love Spent et Superstar ne sont pas sans rappeler quelques-uns des plus grands tubes de la Madone.  Falling Free et Masterpiece démontrent également son aise à interpréter des mélodies plus douces.  Dans un autre registre, I Don’t Give A est sans doute l’un des morceaux les plus réussis et les plus aboutis de MDNA de par sa production agressive complexe.

Enfin, Gang Bang est, quant à lui, le véritable ovni de l’album.  Écrit notamment par Mika, il s’agit d’un titre sombre, voire underground, qui semble tout droit sorti d’un film de Quentin Tarantino.  Il semblerait que ce titre soit la pièce préférée de Mme Ciccone.  Un prochain single ?  En attendant, voici Girl Gone Wild, le single au clip rappelant fortement Madonna lors de sa période Erotica.

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