Qu’est-ce qu’un « kiki » ?

Choix numéro 1 : une espèce de singe.

Vous vous souvenez vaguement d’avoir entendu Charles Tisseyre le déclarer avec le ton solennel qu’on lui connaît : « Le kiki, singe vivant dans les montagnes longeant la République de Macédoine, est le primate le plus étonnante de la planète. »

Choix numéro 2 : une relation sexuelle express.

Que ce soit au bureau, sur l’heure du lunch, dans le fond d’une ruelle sale ou avant d’aller à la messe, le quicky (ou kiki) est le moyen le plus rapide, efficace et gratuit (de préférence) pour libérer les tensions accumulées par nos habitudes de vies urbaines excessivement stressantes.

Choix numéro 3 : un pénis.

Ouais, bon.  Paraîtrait qu’en France, certains l’appellent ainsi.  Mais voir que je vais vous jaser « kékette » aujourd’hui.  QUAND MÊME !

Choix numéro 4 : aucune de ces réponses.

Au secondaire, lorsqu’on nous donnait des examens à choix de réponses, l’option du « aucune de ces réponses » n’était jamais la bonne.  Mais aujourd’hui, je fais fi des conventions.

« Kiki » est un terme qui signifie : passer un bon moment avec des amis.  Il est possible d’avoir un kiki dans un bar, au téléphone, ou en plein air lors d’une bar mitzvah.  « Let’s have a kiki » signifie « faisons la fête ».

Let’s have a kiki, c’est également le titre d’une chanson tirée du nouvel album des Scissor Sisters, Magic Hour.

Au début des années 2000, les Soeurs Ciseaux ont remis le glam rock au goût du jour.  Groupe au destin volontairement underground, ils sont devenus mainstream notamment grâce à leur reprise d’une chanson de Pink Floyd, Comfortably Numb.  Bono, le leader de U2 qui a une opinion sur tout, les a d’ailleurs qualifiés de « meilleur groupe du monde ».

Après Night Life, un album concept plutôt sombre faisant l’apologie de la vie nocturne new-yorkaise des années 80, les Scissor Sisters sont de retour avec Magic Hour et devraient, encore une fois, transformer la terre en une gigantesque piste de danse.

Magic Hour est un album varié, un concentré de tubes se rapprochant du style de leurs débuts.  Pas de concept cette fois-ci, ce disque est un hymne au bonheur, un album ludique et joyeux, fait de bons souvenirs et résolument optimiste.  Un disque réussi, pour l’été et les couchers de soleil.  On y trouve des titres aux accords folks, comme Baby Come Home, mais aussi de la dance aux mélodies synthétiques et ultra-rythmées directement sorties des années 90.

De passage à l’Olympia de Montréal pour un concert événement vendredi dernier, les spectateurs présents ont eu droit à un kiki puissance dix.  Si le frontman Jake Shears fait mouche dans l’interprétation des plus grands tubes, c’est le talent d’Ana Matronic qui m’a flabergasté.  Chanteuse, choriste, MC, cette fille a un charisme fou et un sens de la répartie étonnant.

Dommage qu’aucun média de masse n’ait été présent afin de rapporter l’événement.  Les fans, eux, étaient légions.

Voici Baby Come Home, une autre démonstration de leur talent, autant musical que visuel.

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