Lorsque des centaines de milliers d’oies blanches traversent le ciel du Québec en direction de l’Isle-aux-Grues, elles annoncent que la saison du printemps est à nos portes.

Lorsque toutes les chattes du quartier Villeray se réunissent afin d’offrir gratuitement aux citoyens un concerto de miaulements nocturne en Fa dièse mineur, la saison des amours félins est officiellement ouverte.

Lorsque l’on découvre des restes humains découpés et éparpillés sur les abords d’un cours d’eau urbain, c’est que la dernière saison de Dexter sortira très prochainement en DVD.

*sic*

Pardonnez cette effroyable remarque, mais ne serions-nous pas tous soulagés d’apprendre que la tête, le pied et les deux mains retrouvés la semaine dernière dans une rivière de Mississauga, à l’ouest de la métropole ontarienne, n’étaient en fait qu’un plan marketing publicitaire douteux afin de lancer le tout nouveau coffret de la populaire série télé ?

Il n’en est rien.  Malheureusement.

Cependant, la sixième saison de Dexter est réellement en magasin et ce, depuis mardi dernier.  Pour moi, c’est un bonheur de renouer avec M. Morgan, ce personnage tordu mais attachant, et qui ne ferait pas de mal à une mouche.  À moins qu’elle ait auparavant effectué un délit grave de type « j’ai pétri un petit peu ton panini bocconcini ».

Spécialisé dans l’analyse de traces de sang pour la police le jour, tueur en série la nuit, Dexter Morgan n’est pas tout à fait un citoyen américain de base.  Traumatisé dans sa plus tendre enfance, puis recueilli et élevé par un officier de police, il se dit incapable de ressentir la moindre émotion… si ce n’est lorsqu’il satisfait ses pulsions meurtrières que son père adoptif lui a appris à canaliser.  De fait, Dexter n’assassine que les autres tueurs qui sont parvenus à échapper au système judiciaire.  Il se pose donc comme un véritable justicier de l’ombre et, bien que sa soif de tuer lui pèse, il parvient à mener une existence relativement normale et à sauver les apparences auprès de ses collègues, sa soeur et sa petite amie.

L’esprit noir, très noir de Dexter est, depuis sa création, la marque de fabrique de la série.  C’est aussi le principal trait de caractère de son héros, un personnage à double visage, véritable modèle d’un côté, en tant que père et expert médico-légal, mais terrible tueur de l’autre.

Ce cocktail détonnant de macabre et d’humour, teinté de sang et d’introspection, en fait une production originale d’un genre résolument nouveau.  Ainsi, la série s’est imposée comme une référence et a immédiatement remporté l’adhésion des critiques comme du public.  Interprète du rôle-titre, Michael C. Hall a remporté en 2010 le Golden Globe du « meilleur acteur dans une série télévisée dramatique ».

La série Dexter peut-elle avoir une vie après l’épisode Magnotta ?  Malgré certains débats que l’on peut lire, je n’y vois aucun problème.

Au Québec, la chaîne addikTV présentera la première saison en version française dès le 28 août.  Pour les plus up-to-date qui comprennent davantage que l’usuel yes/no/toaster, une septième et avant-dernière saison débutera sur Showtime le 30 septembre prochain.

Publicités

Quelle est votre émotion :

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s