Requiem en denim et peau de léopard.

La rentrée culturelle est une période intéressante.  L’industrie cinématographique annonce ses gros canons à venir, les réseaux de télévision nous bombardent de publicités pour leur nouvelle programmation…  Même les quelques journaux culturels gratuits restant tentent par tous les moyens de nous faire lire davantage.

L’effervescence la plus totale !

Cet automne sera également chargé en termes de sortie de disque.  Déjà, pour la semaine prochaine, j’attends avec la patience d’un bébé en couche les nouvelles propositions de Mika, P!nk, The Killers, Nelly Furtado.  Dans les semaines à venir, Ellie Goulding, Céline Dion (X2) et Michael Jackson (à son corps défendant) tenteront de nous titiller la trompe d’Eustache.  Gabriella Cilmi espère également faire son grand comeback avant la saison froide, tout comme Christina Aguilera qui promet de nous « make shit on yourself ».  Bref, la tension est palpable !!

– Et chez les francophones ?

Ils ne seront pas en reste, avec les nouveaux albums de Marc Lavoine, Daniel Bélanger et Alizée, entre autre.

– Alizée !?!  …  Oops, Christina avait raison.

Pour débuter cette saison en beauté, les Pet Shop Boys font paraître Elysium, leur onzième album.

Vingt-huit années se sont écoulées depuis que West End Girls s’est hissé en tête des palmarès des deux côtés de l’Atlantique.  Pourtant, le duo électronique anglais est toujours présent sur la scène musicale, bien que depuis plus d’une décennie, leur travail semble n’intéresser que les déjà convertis.

On ne peut les accuser de reproduire la même recette, voilà pourquoi même les fans purs et durs se retrouvent toujours un peu déstabilisés à chaque nouvel album.  Cette fois-ci, avec Elysium, le scénario semble se répéter.

Après chaque album résolument pop, les Pet Shop Boys partent toujours dans une direction diamétralement opposée pour le suivant.  Après le célèbre Very en 1993, est venu le latino Bilingual.  Suite au succès de Nightlife, ils ont présenté Release, une collection de chansons downtempo acoustiques.

Elysium, n’échappe pas à la règle.  Après avoir travaillé avec les producteurs Xenomania sur le dansant Yes, disque qui leur a fait faire le tour du monde pendant plus de deux ans, le flamboyant duo a sollicité le jeune producteur Andrew Dawson, le même qui a remporté trois Grammy Awards pour son travail avec Kanye West.

Enregistré à Los Angeles, Elysium donne à première vue une sensation de fourre-tout viril.  L’album aurait pu s’appeler Souvenirs retrouvés (Francine Raymond, hello !) tant les Pet Shop semblent raconter leurs expériences passées.  Le style va dans tous les sens, avec une dominance certaine pour les titres lents et introspectifs.  Un résultat étonnant venant d’un producteur de hip-hop.

Possiblement de type « grower », l’album nous donne toutefois quelques bons moments instantanés comme avec Leaving, une downtempo en mineur rappelant le soft-rock d’Empire Of The Sun, ainsi que Invisible, une ballade de type « trame sonore de ton rêve angoissant ».  Ces deux chansons, suivies du premier single Winner, laissent croire que les Pet Shop Boys ont réalisé un grand disque.  Laissons le temps faire son travail.

Publicités

Quelle est votre émotion :

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s