Bien qu’il soit l’auteur du tube de l’année, il y a encore énormément de mystère planant autour du chanteur Gotye.

À commencer par son nom.  Comment faut-il le prononcer ?  Gauthier ?  Gott-yeah ?  Goïll-E ?

D’où vient-il ?  De quelle nationalité est-il ?  Que chante-t-il à part la chanson « que l’on entend à la radio aux deux minutes depuis six mois » Somebody That I Used To Know ?

Même le lieu de son spectacle vendredi dernier à Montréal n’était pas très clair.  D’abord prévu au Quai Jacques-Cartier, il a été déplacé sans grande annonce et pour des raisons floues au Métropolis.

Bref, c’est fébrile au possible, mais sans trop savoir à quoi m’attendre, que je me suis rendu au spectacle que Gotye présentait dans le cadre du festival POP Montréal.  Grâce à mon téléphone intelligent qui semble parfois vouloir me faire une compétition niveau Q.I., j’ai pu naviguer sur Wikipédia afin de trouver réponses aux nombreuses questions existentielles que me pose l’étrange phénomène.

Gotye, de son vrai nom Wouter « Wally » De Backer (Olé !), est un auteur-compositeur-interprète de 32 ans d’origine australienne.  Son sobriquet de scène se veut un dérivé de « Gauthier », l’équivalent français de « Wouter », en hommage à ses racines belges maternelles.  Depuis 2003, il a lancé trois albums de façon indépendante : Boardface, Like Drawing Blood et Making Mirrors.  Son travail ayant été salué par la critique à de nombreuses reprises dans son Australie natale, le succès planétaire l’a véritablement frappé de plein fouet en début d’année grâce à la chanson « dont tous ceux qui ont vécu une peine d’amour s’y reconnaissent tellement elle raconte LEUR histoire » Somebody That I Used To Know.

Gotye a tout du one-hit wonder.  Mais est-ce le cas ?  Cette réponse, j’allais la trouver lors du spectacle présenté dans un Métropolis rempli à plein capacité.

L’ensemble du concert s’est révélé être une belle surprise pour les spectateurs qui avaient pour seul repère « la chanson qui donne des émotions même aux garçons » Somebody That I Used To Know.  Le programme de la soirée, composé de pièces extraites des trois albums de l’artiste, a permis de découvrir un talent au spectre très large.

Entouré de quatre musiciens, Gotye a préféré se joindre à son groupe en tant que percussionniste plutôt que de se positionner systématiquement comme front-man à l’avant-scène.  Il a interprété ses chansons en tapant sur ses percussions, son xylophone ou sur une batterie électronique.

Le public a eu droit à plusieurs beaux moments niveau musical.  Notons d’électrisants solos de guitare sur Easy Way Out, un jam de percussions sur Smoke And Mirrors et une bonne dose de bidouillage électro sur State Of The Art.  Le public était conquis, même si tous attendaient avec impatience « LA » chanson.

Derrière le chanteur, des projections de toutes sortes ont ajouté une belle dose de couleur et de dynamisme aux morceaux présentés.  Voici d’ailleurs ce qui habillait Bronte, l’une des plus belles chansons de l’artiste et assurément le moment le plus touchant d’un spectacle déjà fort en émotions.

Le mystère Gotye, ça ne s’explique pas.  Ça se vit.

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