La bête de Labelle.

Il y a deux semaines, j’ai eu la plus grosse surprise de ma vie !

– Tu es enceinte sans le savoir !?

OK, c’était peut-être pas la plus grosse surprise de ma vie, mais j’en ai toutefois échappé mon latté sur le plancher.

Mardi le 18 septembre était jour de sortie pour plusieurs disques dont j’attendais la venue avec l’impatience d’un pré-pubère.  Déambulant chez le disquaire avec mon habituelle attitude du gars « à qui on ne le fait pas », j’ai aperçu tour à tour les nouveautés de Mika, Nelly Furtado, The Killers, P!nk, Joane Labelle.

*SPLOUTCH*

Un latté, même écrémé, peut tacher.  Ce constat m’a effleuré l’esprit le temps de prendre connaissance de la situation dans laquelle vit le Québec actuel.

->Joane Labelle a sorti un nouvel album.  Éponyme.  Chez Audiogram.< –

Je me suis pincé le bras, me suis frappé la tête contre le mur à quelques reprises.  J’ai fait pipi, un petit peu…

Joane Labelle fait un comeback !?!  Comment une nouvelle de cette envergure a-t-elle pu me glisser entre les doigts ?  Vrai, l’émission Piment Fort n’est plus en ondes depuis belle lurette.  Il est donc beaucoup plus difficile d’obtenir des nouvelles de la belle qui voit la vie en rose.  Mais QUAND MÊME !

Tel un désagréable Éric Bernier dans Tout sur moi, j’ai texté une amie à ce sujet.  Qui en a texté une autre…  Bref, la nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre et en moins de temps qu’il en faut pour crier « Prends ma main », j’ai rejoints les copains lors d’un souper thématique 90’s où « écoute du nouveau CD de Joane » côtoyait de la grande gastronomie de l’époque Watatatow : pizza pochettes, pogos et Kraft Dinner accompagné d’un délicieux Pinot Noir (ça, c’est pour le côté 2012).

Joane Labelle…  J’ai toujours aimé sa voix faussement écorchée, ses mélodies catchy, sa joie de vivre, parfois un peu over, mais toujours fondamentalement sincère.  De quoi se compose la bête éponyme de Joane Labelle, 15 ans après son album précédent ?

Onze titres qu’elle signe paroles et musiques.  Une réalisation de Carl Bastien, à qui l’on doit la trame sonore du film Les Aimants, assisté de Marc Déry, nouveau frère de label.  Des textes sombres habillés de manière acoustique. Une ambiance plutôt sobre, à l’image de la pochette où Joane, cheveux au visage, semble vouloir immerger après la douleur de nombreux amours blessés… (À moins qu’elle désire tout simplement se faire une petite coupe au carré…  Cette option est fortement possible.)

Parmi les perles, notons Katmandoo, une histoire de barmaid bilingue, Je sais plus dire je t’aime et Comme ces jours de vie, des morceaux qui passent à merveille avec une gorgée de Bourgogne. En vrai, l’album est assez bon.  Il sonne comme la trame sonore d’un film d’automne starring Meg Ryan, mais avant son gâchis labial.

Il se murmure un comeback prochain pour Joe Bocan avec des chansons écrites par Pierre Lapointe, entre autres.  Sur ce coup-là, je suis au courant.

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