3h17 du matin.  Je me réveille en sursaut, convaincu d’avoir entendu un bruit m’ayant extirpé de ma torpeur.  Il fait relativement froid dans ma chambre, j’entends le vent souffler dans les arbres…

*BANG*

Encore ce bruit, mais là, je suis certain de l’avoir entendu.  Il provient de ma porte d’entrée qui est ouverte et claque au vent.  Avais-je oublié de la fermer avant d’aller au lit ?  S’était-elle ouverte toute seule ou pire, est-ce que quelqu’un était entré dans mon appartement ?  Étais-je victime d’HOME INVASION ???

Avant de fermer la porte à double tour, j’ai eu le temps d’échanger un regard avec un homme sortant du peep show situé en face de chez moi.  Il semblait désorienté et ressemblait étrangement à Sophie Thibault en suit de moto.  Voulait-il me confier les dernières grandes lignes de la commission Charbonneau ?

Incapable de me rendormir, le robinet de ma salle de bain laissait s’échapper une goutte d’eau aux 15 secondes.  En entrant dans la pièce, je m’aperçois que le robinet ne coule pas, mais que quelqu’un au nez semi bouché respire derrière moi, dans mon bain.  L’adrénaline dans le tapis et prêt pour le combat, je prends le premier objet contondant à ma portée (un fer à repasser), je tire le rideau de douche et m’élance vers mon agresseur en poussant un immense :

Aïyyyaah !

Le bain était vide.

Après ce nouvel épisode plus ou moins glorieux de ma vie, je me suis questionné sur ma santé mentale.

Peut-être devrais-je arrêter de contrôler ma régularité avec des médicaments.  Peut-être que j’écoute trop de télé.  Je dois avouer que la semaine dernière, je me suis tapé la première saison complète d’American Horror Story en deux jours.  Ce fut deux belles journées.

La famille Harmon, composée d’un psychiatre pervers, de sa femme meurtrie et de leur fille satanique, s’installe dans un manoir… hanté, après l’adultère du père et la fausse couche de la mère.  Les esprits rôdent et sont bien décidés à les torturer, afin de les confronter à leurs plus grandes peurs…

Créée par Ryan Murphy et Brad Falchuck (Glee, Nip/Tuck), American Horror Story vous pénètre par les pores, vous met les sens en éveil, vous fascine et ne vous lâche plus.  À moins d’être terrorisé à la vue de la moindre goutte de sang, du premier squelette venu ou du trisomique du coin, il ne me semble pas que l’on puisse être horrifié par ce thriller psycho-sexuel qui suggère bien plus qu’il ne montre.

La distribution est absolument impeccable.  Tous les personnages d’American Horror Story, sans exception, de la voisine psychotique (exceptionnelle Jessica Lange) à la gouvernante provocante (étonnantes Frances Conroy et Alexandra Breckenridge) en passant par le serial killer brûlé vif (toujours parfait Denis O’Hare), sont d’une force incroyable.

American Horror Story repousse les limites de ce qu’il est possible de faire à la télévision en osant le malsain, en déjouant le malin.  Ultra-référencée, elle est une poupée vaudou désarticulée qu’il faudra apprendre à apprivoiser avec le temps, pour qui se sent d’attaque.

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