Paraîtrait que je suis quelqu’un d’assez difficile à satisfaire.  Vrai, ça fait longtemps que j’ai arrêté d’être enthousiasme à la seule idée de faire fonctionner mes poumons…  (Oui, je suis vivant.  À un moment donné, faut en revenir.)  Mais ai-je réellement une attitude de casseur de noix pour autant ?

– Salut Antoine.
– Allô.
– Qu’est-ce que tu dirais d’aller prendre un verre ?
– On n’a pas déjà fait ça il y a trois semaines ?
– Oui, mais on peut changer de place…
– Ouin, mais si c’est juste pour changer de coin de rue, c’est quoi l’intérêt ?
– Changeons de pays : road trip jusqu’à L.A. !
– Bof, moyen.  Je préférerais New-York et partir à la recherche de Lea Michele.
– Oh, ben on peut y aller aussi.
– …  Non, finalement laisse faire, je vais rester chez moi à regarder des 30 vies.

Difficile à satisfaire ?  Peut-être, finalement…  Mais j’ai surtout besoin de surprises, de sentir que je sors d’une routine dans laquelle je me suis enfermé depuis trop longtemps.  Parce que oui, j’en ai soupé des voyages à New York à chasser des vedettes de Glee sur les trottoirs de Soho, pis de toujours tomber sur la même Caroline Dhavernas.  Boring.

Voilà pourquoi j’ai été plus qu’emballé d’aller voir Kimbra en spectacle vendredi soir dernier au Théâtre Corona.  Premièrement, j’avais complètement oublié qu’elle existait.  Deuxièmement, ça faisait un méchant bout que je n’avais pas écouté son album, et puis ce n’est quand même pas tous les jours que j’ai la chance d’aller traîner dans les bas-fonds de Griffintown avec une raison valable.

Pour cette première date montréalaise de son Vows Tour, la chanteuse néo-zélandaise a montré ce dont elle était capable devant un public plus qu’enthousiaste.  Et elle a plus d’un tour dans son sac, cette Kimbra.

Extrêmement énergique, c’est une prestation endiablée qu’elle a livrée dans l’amphithéâtre de la rue Notre-Dame Ouest.  Armée de sa tambourine et de sa machine à échantillonnage, derrière elle se dressait, outre ses musiciens, une murale à son image : colorée, pailletée et vivante.  Presque l’entièreté de son premier album Vows, sorti en mai dernier, a été interprétée.

Charmante à souhait, Kimbra s’est adressée à la foule à plusieurs reprises durant la soirée et ce, dans un français impeccable, lui confiant qu’elle adorait Montréal et qu’elle y avait d’ailleurs passé trois semaines pour débuter la conception de son deuxième album.

Très théâtrale, Kimbra bouge d’un bout à l’autre de la scène, lorsqu’elle ne danse pas frénétiquement derrière son micro ou tape sur sa tambourine avec entrain.  On a affaire ici à une jeune femme d’une beauté incroyable qui a la musique dans le sang et qui transpire l’intégrité artistique.  Et si le talent était le nouveau « sexy » ?

Une belle soirée en somme, qui était à point avec la température quasi-estivale qui a marqué ce vendredi de fin octobre.  On avait définitivement un été indien dans la salle !

Voici Warrior.  À défaut d’avoir sa prestation live, voici tout de même son énergique vidéo où Kimbra y est accompagnée de Mark Foster et du DJ A-Trak.

Publicités

Quelle est votre émotion :

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s