Au départ, j’avais l’intention de vous faire un compte rendu détaillé du spectacle de Marie-Lise Pilote et dont la première médiatique a eu lieu la semaine dernière, au théâtre St-Denis de Montréal.  Intitulé Réconfortante, ce nouveau one-woman-show en 13 ans était le premier de l’humoriste auquel j’assistais.

Malheureusement pour moi, j’ai senti un grand inconfort tout au long de la représentation ; une enfilade de blagues quelconques sur des sujets plutôt datés.  Puis, j’ai compris que je ne faisais aucunement parti du public cible de « la Méchante ».  Le réconfort, je le trouve plutôt chez d’étranges marionnettes encourageant la consommation de produits laitiers.

À la place, j’ai donc décidé de vous entretenir au sujet dernier album de Céline Dion.

Dans les dernières semaines, on en a bouffé du Céline et à toutes les sauces.  Si la recette haute en cholestérol du spécial TVA m’avait quelque peu tombé sur le coeur avec notamment, l’interminable medley de hits chanté en duo avec les QUATORZE académiciens au talent aussi varié qu’inégal, l’entrevue de type « vinaigrette balsamique » de Tout le monde en parle diffusée dimanche dernier m’a réconforté avec le personnage.  Oui, Céline Dion a un propos, une démarche artistique propre et sait donner ailleurs que dans l’anecdotique.  Il ne s’agit que de lui poser les bonnes questions.

Mais tout cet exercice médiatique était tout même effectué dans un but précis, celui de promouvoir un nouvel album, son premier de langue française depuis un peu plus de cinq ans, ironiquement intitulé Sans attendre.

Pour moi, Céline est une source de réconfort.  Que ce soit avec ça, celle-ci ou celle-là, sa voix sait toucher une de mes cordes sensibles.

Vrai, la première étape vers l’apprivoisement de Sans attendre est ardue : il faut passer par-dessus l’affreuse pochette digne d’une couverture de roman pour jeunes filles en fleurs.  (À noter que l’édition collector contient en prime un calendrier 2013 rempli d’illustrations toutes aussi laides qu’incohérentes.)  Et non, Sans attendre n’est pas un disque de Noël et ce, même si la Céline cartoon prend un plaisir coupable à mettre des escarpins dans un sapin en guise de boules de la nativité.

Ensuite viennent les premières notes, celles de Parler à mon père, titre nostalgique au rythme joyeux, le premier d’une série de seize aux auteurs et compositeurs de différents horizons.

Tout au long de l’écoute, un constat s’impose : Céline chante dans un registre plus grave qu’à l’habitude, autant dans sa voix que dans les thèmes de ses chansons.  Parmi les grandes réussites de ce disque, notons Le miracle, Celle qui m’a tout appris, Si je n’ai rien de toi, Tant de temps, Les petits pieds de Léa…  Des chansons qui, si elles n’offrent pas une prise de risque dans leurs arrangements, viennent immédiatement nous toucher par leur sincérité, leur interprétation juste, sentie et en retenue.

Sans attendre, un disque à écouter les yeux fermés, très loin de sa pochette, mais le coeur ouvert et prêt à être réconforté.

Céline, merci pour cette émotion réconfortante et dépourvue de lactose.  J’apprécie.

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