Il était 15h49.  Dehors, la neige commençait à tomber sur l’île de Montréal.  Partout, on annonçait la plus grosse tempête du siècle.  (En fait, la plus grosse bordée de neige depuis l’an 2000…  Ce qui s’est avéré exact.)

J’ai le goût du risque, donc je sors.

Je décide de marcher vers l’inconnu.  Je longe Jean-Talon vers l’Ouest, traverse la Petite Italie vers le Sud, m’arrête dans un café pour acheter un latte… pour emporter.  2,95$ + taxes…  3,39$ pour un latte, c’est donné.  Je laisse donc 10¢ de pourboire.

Je salue le barista dans sa langue natale, car OUI, je parle italien.

Je descends le boulevard St-Laurent, toujours à la recherche de ses trottoirs de bois si longtemps vantés par Diane Tell dans les années 80.  Je ne les trouve pas, il y a trop de neige.

Arrivé devant le 3499 St-Laurent, une force occulte me pousse à dévier vers la gauche, rue Sherbrooke.  Il vente, il fait froid comme le criss, mes lunettes sont embuées à un point tel que je ne vois plus du tout où je m’en vais.  C’est risqué et extrême; je me reconnais !

*pouet pouet*

Les cols bleus de la ville de Montréal sont toujours si gentils.  Si je n’avais pas eu le réflexe de me protéger en lançant mon latte sur la gratteuse à neige qui s’élançait vers moi, j’aurais été taillé si fin que l’on aurait facilement pu m’apprêter en salade.

Le chauffard, payé à un salaire mirobolant, conduisait un véhicule immatriculé 349 9BS.

Ensuite, j’ai perdu le fil…  Je me souviens d’avoir mangé chez Pita Pit, halluciné Lara Fabian dansant la polka, et tourné trois fois sur moi-même avant de continuer ma route à 349° du lampadaire vintage le plus proche.

Mais c’est lorsque je suis entré au Archambault et que j’ai vu le DVD de la première saison de la télésérie Touch à 34,99$ que tout s’est illuminé.

15h49 = 3.49$ = 3499 = 349° = 34,99$ = tel est mon destin

Cette série de chiffres était la mienne.  Ils étaient tous interreliés afin de m’aider à accomplir mon destin : découvrir la toute dernière série mettant en vedette Kiefer Sutherland.

Touch est une série fantastique qui, dès son premier épisode, nous semble étrangement familière.  C’est que le point de départ n’a rien de bien original : un ex-journaliste est traumatisé par la mort de sa femme dans les attentats du 11 septembre 2001.  Seul, il tente désespérément d’élever son fils de 11 ans, Jake, qui est autiste et muet.

Mais l’enfant a un secret.  Obsédé par les chiffres, il est capable de percevoir les connexions invisibles entre les gens et ainsi dénouer les fils du destin afin de prédire le futur.

Soyons très clairs : l’histoire de Touch est complètement tirée par les cheveux, mais le scénario est si bien écrit qu’on finit par y croire, réellement.  À l’instar des films d’horreur qui nous poussent à avoir peur qu’on se fasse trancher la tête pendant notre sommeil, Touch nous amène à réfléchir.  Et si tout était réellement écrit d’avance ?  Nos envolées émotives et nos douloureuses épreuves accompagnées d’une trame sonore épique ?

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