Je suis entouré de filles.  Plusieurs gars doivent m’envier.  C’est comme ça.

Mon cercle d’amies est assez large.  Pour le travail, j’aboutie habituellement dans des milieux principalement féminins.  Et j’aime les chanteuses…

Bref, je connais les filles.

Est-ce que je les comprends toujours ?  Non.  Car bien cinglé est celui qui oserait toutes les mettre dans un même panier.  Les filles sont complexes, uniques, et aussi variées que les différentes sortes de poutines disponibles à la Banquise.

Loin de moi l’idée de vous faire un témoignage féministe de type « allons brûler des soutiens-gorges au Square Phillips en chantant du Melissa Etheridge ».  Je veux simplement vous parler de la série télé Girls diffusée sur HBO, que j’ai écoutée en rafale et que j’ai bien aimée.  Seulement, lorsque j’ai osé déclarer à certaines filles que j’avais quelques réserves sur la psychologie des quatre personnages principaux, je me suis faire répondre que je ne pouvais pas comprendre puisque je n’étais qu’un gars.

Girls, c’est l’entrée dans la vie active de quatre jeunes filles d’une vingtaine d’années, de leurs humiliations à leurs rares triomphes.  Hannah, l’éternelle stagiaire, rêve de devenir écrivain.  Marnie, sexy et un peu garce sur les bords, ne manque pas d’ambition.  Jessa, hippie dans l’âme, aimerait gagner sa vie de son art…  La série a été créée, réalisée et produite par Lena Dunham, l’interprète de Hannah.

Les +

Cela faisait très longtemps qu’on attendait une série racontant la vie des jeunes de 20 à 30 ans, coincés entre deux âges, qui ne sont plus vraiment des ados, mais qui auraient aimé le rester un peu plus longtemps tant la « vraie vie » fait peur.  Les études qui ne débouchent sur rien.  Les parents qui pèsent lourd et qui souffrent eux-mêmes de leurs propres névroses.  Les amours qui vont, qui viennent, qui durent, ou pas.  Le sexe, cette chose si simple, si naturelle et pourtant si dure à apprivoiser.  Ces amis sur qui l’on peut compter, mais avec qui il n’est pas toujours aisé de cohabiter.  Et puis tous ces rêves étouffés…

La série est bien écrite, bien réalisée, et les acteurs offrent parfois de bonnes performances.  Et lorsqu’elles ne sont pas surjouées, certaines scènes comiques peuvent nous esclaffer.

Les –

Il est impossible de ne pas comparer Girls à Sex And The City.  Quatre filles habitant la grosse pomme, aimant la mode (des friperies) et rêvant à l’amour (kind of)…  Seulement, les filles de Girls ne sont pas aussi attachantes que la gang de Carrie Bradshaw.  Même qu’à certains moments, elles exaspèrent.

Détachées de presque tout, sauf de l’inatteignable, elles semblent être d’éternelles insatisfaites que rien ni personne ne pourra sauver de leur chaos imminent.

La volonté de centrer l’histoire autour de personnages exclusivement féminins n’aide en rien la balance des points de vue.  Bien sûr, nous avons parfois droit à l’opinion des gars, mais elle reste la plupart du temps anecdotique, superficielle et insignifiante.

Bref, je suis bien heureux de ne pas avoir des « girls » dans mon cercle d’amies.

Mais je ne suis qu’un gars.

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2 réflexions sur “Quatre filles et une robe taille empire.

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