J’ai passé tous mes étés d’enfance à la campagne.  Le lac, la forêt et les champs d’herbe étaient mes terrains de jeux.  J’en garde de très beaux souvenirs.

À l’adolescence, c’était un peu différent.  Dans ma phase pseudo-gothique, j’aurais préféré rester en ville, à l’ombre des immeubles et dans les cimetières à faire… pas grand-chose.  Vivre ma vie en ayant l’air bête, dans le smog et le gris du béton.  Bref, être un ado de base.  Malheureusement pour moi, j’ai dû continuer à vivre le rythme champêtre des étés sous le soleil.

L’arrivée de l’ordinateur a cependant été un baume sur mes peines de boutonneux.  Je pouvais enfin rester à l’intérieur, au frais, les yeux rivés sur l’écran cathodique à jouer à toutes sortes de jeux.  Mon préféré : SimCity.

Découragée, ma mère aurait tout fait pour me sortir à l’extérieur, mais rien n’aurait pu me faire abandonner mon jeu.  Je prenais à coeur mon rôle de maire d’une ville où il faisait bon vivre, où les arbres étaient verts, la pollution basse et la criminalité absente.

Si la plage me rappelle mon enfance, SimCity est un bon souvenir de mon adolescence.

Le 5 mars dernier sortait la toute nouvelle mouture de la bannière SimCity, le cinquième du nom, premier en près de 10 ans.  Fou comme un balai, je me suis garroché sur le précieux, faisant fi de mon horaire de travail m’empêchant, pour l’instant, d’avoir tout ce qui peut s’apparenter à une pause café.

Si ma mère avait été à côté de moi, elle aurait probablement, comme dans le temps, douté de mon sens des priorités.

Malheureusement pour moi (et heureusement pour mes employeurs), je n’ai pas eu droit à de longues minutes dans la peau d’un simili Régis Labaume.  SimCity 2013 est, pour le moment, un citron de première, accumulant les bogues et rendant le divertissement au niveau « néant ».

Je ne suis pas le seul à avoir vécu ces mésaventures.  Les fans de SimCity du monde entier sont furieux.

Depuis le lancement du jeu de simulation, la majorité des joueurs n’ont pas eu le loisir de le tester.  Pour la première fois, SimCity nécessite une connexion Internet pour pouvoir fonctionner.  Les serveurs informatiques destinés à faire fonctionner le jeu n’ont pas tenu le choc face à l’afflux de joueurs.  Un scénario catastrophe pour l’éditeur Electronic Arts qui réalise la saga SimCity depuis 24 ans.

Depuis la semaine dernière, les équipes de Maxis tentent de résoudre le problème.  Electronic Arts a augmenté de 120% la capacité des serveurs informatiques dédiés au jeu et des fonctionnalités initialement incluses dans SimCity ont été retirées pour alléger la charge sur ces mêmes serveurs.

Malheureusement, le mal est fait.  Et il n’y a rien de plus dévastateur qu’une armée de geeks en colère pour ruiner la réputation d’un jeu vidéo.  Bien que les avancées graphiques et les fonctionnalités du jeu soient impressionnantes, SimCity 2013 restera pour longtemps un flop associé au pire lancement de jeu vidéo de l’histoire.

L’ado en moi est fru.  L’adulte, lui, ira jouer dehors.

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