Je vis présentement deux immenses drames personnels.  Si immenses, et si personnels, que je vais vous les raconter ici, sans aucune pudeur, pendant que vous sirotez tranquillement un cappuccino glacé de chez Tim, évaché dans votre cour arrière, laptop sur les cuisses.

Premier drame : je ne vois rien !  Mes lunettes ne sont plus du tout ajustées selon mes besoins.  Voilà ce qui arrive lorsqu’on passe son examen de la vue en accéléré en se disant que l’optométriste a un grain à toujours nous poser la même question : « Est-ce que c’est mieux comme ceci, ou comme cela ? »  Aucun des deux, je vois flou tight.

Et quand elle vous annonce avec la plus grande légèreté que vous avez un début de strabisme (lire : bonjour les coq-l’oeil), vous remisez sa crédibilité au placard avec fracas.

Deuxième drame : mon téléphone intelligent est un taré de première !  Tel un enfant de 3e année vous annonçant qu’il ne veut plus rien apprendre, mon téléphone a, malgré son parcours de vie assez court, atteint sa limite de connaissance.  Aucune possibilité de visionner mes notifications Facebook, de poster une photo sur Instgram, de tweeter mon outrage du moment…

Et comme maintenant nous nous positionnons socialement grâce à nos actions sur les réseaux sociaux, me voilà handicapé pour la vie sans aucun espoir de salut.

Le résultat de ces deux tragédies ?  Je suis en larmes, couché en position foetale dans ma salle de bain (que j’ai récemment récurée au peigne fin avec du Comet odeur d’agrumes, produit en poudre que j’ai malencontreusement sniffé en m’enfargeant dans ma carpette en forme de fleur vivace).

Me semble que ça ne te prend pas grand-chose pour brailler en position foetale…

Je n’accepterai AUCUN jugement supplémentaire.

En lisant les colonnes technos du journal (toujours dans ma salle de bain, car je n’en sors plus), j’ai pris connaissance d’une découverte qui saura peut-être me redonner un semblant de confiance en la vie.  Les Google Glass (ou « barniques du moteur de recherche »).

Il y a déjà quelques années que l’on connait ce projet révolutionnaire du géant Google, mais j’ignorais que certaines montures étaient déjà à l’essai.

Les Google Glass sont des lunettes à réalité augmentée, commandées à la voix (et au doigt), avec un petit écran transparent situé au coin de l’oeil droit.  C’est comme avoir un écran d’ordi dans la figure, en tout temps.

Des lunettes qui intègrent un processeur, une branche tactile, deux microphones, une batterie, un appareil photo, une caméra, un haut-parleur, une antenne Wi-Fi, une connexion aux téléphones intelligents (mais pas le mien, qui est un débile profond)…  Cet outil donne la possibilité de combiner totalement notre vie réelle et notre vie virtuelle.

En regardant cette vidéo qui illustre les nombreux usages de ces lunettes, j’y vois surtout une solution pratique aux deux drames de ma vie : comment voir et paraître « réseau socialement » avec le même gadget à 3000 piasses.

En gros : j’en veux.

Sur ce, je quitte ma salle de bain.  Le Comet sniffé n’ayant plus d’effet.

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