À force de vous conseiller des séries-à-ne-surtout-pas-rater, j’avais oublié que les conseils des autres pouvaient également être bons à suivre.  Certains me parlaient de The Good Wife depuis des mois.  Sans penser que tout le monde me racontait des âneries, je n’étais pas particulièrement attiré par cette série classieuse, sobre, à l’esthétique de Mad Men mais tournée… en 2009.

Y avait-il des avocats meurtriers ?  Des criminels loups-garous ?  Des policiers « zombés » ?  Non, rien de tout ça.  Mais comme The Good Wife semble remporter chaque année une panoplie de récompenses lors des Emmy Awards, il me fallait comprendre, une bonne fois pour toutes, cette fascination pour la série.

C’est donc la bouche remplie de Tostitos scoops (avec une généreuse portion de salsa fromagée), que j’ai compris.  Et ce, dès le second épisode.

Après treize années passées loin des tribunaux pour élever ses enfants,  Alicia Florrick reprend sa carrière d’avocate en main, tout en faisant face à un scandale sexuel et financier qui touche son mari, un politicien véreux…

The Good Wife a une classe folle, à l’image de ses personnages, tous plus charismatiques et passionnants les uns que les autres.  Bien sûr, la prestation de Julianna Margulies tout en subtilité est à saluer.  Elle habite son rôle à la perfection.  L’évolution d’Alicia Florrick se fait tout en douceur.  Tout à tour mère aimante et dévouée, épouse digne et forte, avocate bienveillante et obstinée, elle est multiple et profondément attachante.

Elle n’est pas la seule femme qui en impose.  Mais celle qui tire sans doute le plus son épingle du jeu, c’est Kalinda !  Elle a des couilles, une bonne grosse paire de couilles, et elle a le goût du mystère, ce qui la rend encore plus fascinante.  Qui est-elle vraiment ?  Nul ne le sait, mais elle est indispensable. Enquêteuse dans le bureau d’avocats, c’est toujours elle, grâce à son flair et ses connexions, qui démêle le vrai du faux.

L’autre femme qui en impose, c’est Diane Lockhart.  L’actrice Christine Baranski a beau ne plus ressembler à grand-chose (d’humain en tous cas), cela ne l’empêche pas de faire passer beaucoup d’émotion à travers les expressions de son visage, en particulier l’espièglerie.  Elle est joueuse.  Et son rire ?  Divin !

Ceci dit, on n’est pas dans Unité 9 et les comédiens masculins offrent également de bonnes performances.

Son mari, son « Mr. Big », ne pouvait qu’être interprété par Chris Noth.  Une évidence.  Quant à Josh Charles, il m’a fait plaisir de le retrouver près de vingt ans après le film Ménage à trois qui a, je vous l’avoue, bien troublé mon adolescence.

The Good Wife réussit quelque chose de rare : allier intrigues bouclées et intrigues feuilletonnantes avec efficacité et subtilité.  Je ne pensais pas devenir à ce point enthousiaste au sujet de la série, mais force est de constater qu’elle est addictive à sa façon et qu’elle a pris une place importante dans mon coeur en l’espace de quelques jours.  Le casting atteint la perfection.

Merci à ceux qui m’ont poussé à jeter un oeil sur la série.

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