J’utilise très rarement les options de déconnexion sur les sites Web.  Premièrement, je n’arrive jamais à me rappeler de mes mots de passe grâce à ma mémoire à long terme défaillante depuis que j’ai accidentellement sniffé du Tide à l’âge de 15 ans.  Deuxièmement, ça ne sert à rien si on a l’intention de se reconnecter à nouveau dans un avenir rapproché.  Troisièmement…  Euh, de quoi je vous parlais déjà ?

Maudite mémoire de marde !!

Oui, les déconnexions.  …  Ben c’est ça, j’ai fait le tour du sujet.

À la campagne pour quelques jours, j’ai vraiment le souhait (et je suis sincère) de me déconnecter du rythme de vie urbaine que je m’impose depuis beaucoup trop longtemps.  Mes cernes se confondent dangereusement à mes commissures de lèvres, ce qui me donne une apparence générale négligée, ou un léger teint de latino bronzé pas clair…  Mais non, tout cela est UN LEURRE !

Premièrement, je suis en train d’écrire sur mon blogue; méga constat d’échec.  Deuxièmement, j’ai également avec moi mon téléphone cellulaire, dans le but d’instagramiser quelques rhododendrons et de les sublimer avec l’ajout d’un filtre approprié.  Troisièmement…  Fuck, je ne sais plus comment je m’appelle !  Et les toujours se ramassent à la pelle !

I need a break / I want to break free.

Vivre déconnecté, bien que pour quelques jours, semble donc être un projet impossible.  Pourtant, certains réussissent à merveille cette tâche, et ce, même s’ils sont en plein coeur de leurs fonctions.  Vivre complètement déconnecté de tout jugement, de morale et de bonnes valeurs judéo-chrétiennes.  Voilà qui semble être devenue la norme pour les politiciens carriéristes et autres dignitaires de pacotilles.

Je pense ici à l’ancien maire de Laval, Alexandre Duplessis, qui a probablement perdu la raison quelque part sur le boulevard Chomedey.  Au nombre de politiciens qui fréquentent putes, clubs de danseuses et autre peep-show aux activités hautement kinky, il a fallu qu’il se fasse pogner, moins d’un mois après son « élection » à la tête de la troisième ville du Québec.  AMATEUR.

Comme la température du Québec ressemble ces jours-ci à l’entrejambe de Monsieur Duplessis (humide, souillé et hautement désagréable), mon séjour à la campagne s’accompagne forcément de quelques heures devant la télévision.

Le Canada est jubilaire, mais le coeur n’est pas à la fête.  Les Montréalais se font violer sans cesse par leurs politiciens, les Torontois sont stones suite aux effluves de crack respiré par leur maire, les Calgarois, eux, attendent impatiemment les conseils de Céline pour enfin se sortir de leur piscine à vagues boueuse.

La fête du Canada, à l’heure du lunch, sur la colline parlementaire.  À la première rangée, un premier ministre coiffé à l’équerre qui tente d’apprécier la chorégraphie C.O.B.R.A. effectuée par une Marie-Mai en mal de Jeffrey Piton.  C’est la fête.

Dé-con-necté.

Pour vraiment réussir à me déconnecter de tout, je devrai tôt ou tard me lancer en politique, former une coalition, et tenter de diriger le quartier Villeray à grands coups de bassin au parc Jarry.  Pics Instagram en sus.

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