L’été est fini.

(En écrivant cela, je suis en sueur pour cause de chandail de laine porté beaucoup trop hâtivement considérant l’heure et la date à laquelle nous nous trouvons.)

Mais ce dur et terrible constat doit être connu de tous.  Ne vivons pas dans le déni : l’été est fini.

– Tu radotes.
– Pardon ?
– Il y a trois semaines, tu parlais de la même affaire.  Que l’été s’achevait.  Tu radotes.

Vrai.  Je radote.  Grave !

Lorsque quelqu’un parle de la température, du temps qu’il fait, des saisons qui passent et bla-bla-bla, c’est qu’il s’ennuie, n’a rien à dire ou est tout simplement inintéressant.

Je devrais méditer sur les bienfaits d’être une loque humaine.

– Comme d’habitude, t’exagères.
– Je suis une loque humaine…
– Non, mais tu commences à être lourd.

La lourdeur est un état d’esprit qui s’accompagne souvent d’un #Selfie bien senti.  Un shooting photo de moi-même devant mon miroir de salle de bain s’impose.  Je.  Me.  Moi.  Ici.  Maintenant.  NOW !

– Lâche ton nombril.
– Je n’ai pas cette audace.
– Pourquoi ne pas reprendre un projet que tu as laissé tomber, mais qui te tenait à coeur ?

L’été bel et bien fini, pis ça, c’est TRISSE.  Mais mon interlocuteur secret a raison.  Le fait de devoir sortir de chez soi avec une lampe frontale dès 18h30 n’est pas une raison valable pour pleurer en position foetale tout en écoutant du Marie Carmen.  D’autant que dans quelques semaines, je n’aurais plus de temps pour rien, trop occupé à être dans le jus.  (Mais pas dans un jus de d’sous d’bras pour cause de chandail de laine porté beaucoup hâtivement considérant l’heure et la date à laquelle nous nous trouverons.)

– Voilà qui est bien dit !
– Merci.  …  Mais qui es-tu au juste, interlocuteur secret ?
– Je suis… ton nombril.

COUP DE THÉÂTRE !!!

Malgré l’absurdité de la situation, mon nombril a raison.  Le décompte est commencé et il y a bien trois choses que je me promets de réaliser depuis des années.  Cette fois, il n’y aura aucune échappatoire possible.

Les highlights !

1.  Sauter en bungee.

En achetant un laissez-passer d’une journée à la Ronde, je me suis retrouvé avec une passe de saison pour l’année.  (Le sens de cette promotion est toujours un mystère…)  Malheureusement, je n’y suis jamais retourné, bien que l’un de mes buts de l’été était de m’envoyer en l’air avec des risques élevés de crampes au cervelet.

2.  Décaper ma fenêtre de salle de bain.

Ce projet, débuté de façon chaotique en 2003, a été laissé en jachère depuis…  L’idée que la peinture pourrait éventuellement se décoller par elle-même me plaisait grandement.  Il n’en fut rien.

3.  Écrire un numéro d’humour d’observation.

– Avez-vous déjà remarqué que.

Dans ce numéro d’une durée de 48 minutes, cette phrase sera répétée ad vitam pendant que des trapézistes traverseront la salle en évanescence, les cuissards en flammes.

J’ai toujours aimé l’humour d’observation.  Et le fait que j’en saisis toutes les subtilités me garantissant un succès assuré.

– Tsé, ton projet de shooting photo devant ton miroir n’était pas si mauvais finalement.

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