J’aurais pu me mettre en mode « Halloween ».  L’idée des partys costumés, ça me titille à longueur d’année.  Mais quand arrive le seul moment où, en plus d’être socialement permis, tu peux trouver toutes sortes de perruques et d’accessoires par chers dans la plus louche des supérettes de quartier, c’est comme si tout le poids du monde s’abattait sur mes épaules et je suis pris d’une lassitude extrême.

– As-tu le goût de venir à mon party d’Halloween ?
– Moyen.
– Déguise-toi en Miley Cyrus.  Moi, je vais faire Robin Thicke.  On va pouvoir se coller cochon…

Je suis tellement revenu d’août 2013 que je préfère rester chez moi à manger de la soupe Chunky plutôt que de me frotter sur quelqu’un qui, sans déguisement, a trop peur de laisser transparaître ses sentiments.

J’aurais pu me mettre en mode « élections » et aller dans la rue faire de la propagande en vue du scrutin de dimanche dernier…  Mais quand arrive le temps d’être engagé, si ça ne concerne pas des projections HD de Thelma et Louise 24 / 7 sous l’échangeur Turcot, je préfère rester chez moi et parler à mes plantes.

J’aurais également pu me mettre en mode « suicide » et aller faire du bungee en bas du pont Jacques-Cartier, mais comme Michel Barrette est parti faire un road trip avec France Castel « pour le plaisir », j’ai préféré rester chez moi à attendre que ma grippe se transforme en scorbut et m’emmène délicatement vers une mort lente, mais certaine.

J’ai finalement décidé d’allumer ma télé et de me mettre en mode « Salvail ».  Et là, je ne parle pas de porter des costumes cintrés en souriant jusqu’à me donner une crampe aux maxillaires…  Je parle du nouveau talk-show de fin de soirée à V, animé par Éric Salvail.

J’haïs pas le gars.  Je suis plutôt neutre.  Je n’ai jamais suivi ses anciennes émissions…  Trop beige, clean, Télé-Métropole…

Mais s’il y a une chose que j’aime, c’est les talk-shows.  Et on est en manque au Québec.  L’an dernier, on avait le show du gros cave, mais il portait tellement bien son nom que je préférais encore écouter les nouvelles de la station beige lues par un androïde dépourvu de toute émotion.

En mode Salvail contient tout de ce qui fait le succès des talk-shows américains (pas qu’ils soient nécessairement un modèle, mais bon…) et mise d’abord sur le charisme de son animateur.  Comme concept, c’est casse-gueule, mais après avoir visionné les premières émissions qui ont débuté lundi dernier, force est de constater qu’Éric Salvail s’en tire à merveille.

En direct, sur une scène entourée de son public qui a accès à des boissons alcoolisées (Woohoo !), le ton d’Éric se veut un peu crunchy, baveux, mais pas malaisant comme l’est Joël Legendre lorsqu’il a oublié de boire sa boisson au soya Silk.

Est-ce que mon « mode Salvail » durera plus d’une semaine ?  Je l’ignore.  Une fois rétabli de ma grippe, je ferai probablement des activités plus intéressantes que regarder la TV.  Les épisodes sont disponibles en ligne, si un besoin de rattrapage s’impose.

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