Dimanche dernier, ou l’autre d’avant, ou…

Je ne sais plus trop quand finalement parce que j’ai perdu toute notion de temporalité depuis que je suis hautement médicamenté par des analgésiques en comprimés…

Mais je suis certain que c’était un dimanche.  J’écoutais Tout le monde en parle et ça joue le dimanche.  À moins que je l’aie écouté en différé sur tou.tv…  Ou que j’aie été présent en studio lors de l’enregistrement !?!

Seigneur, je suis confus.  Je vais aller prendre un autre comprimé.

– Sérieux, on s’en fout de savoir quel était le dimanche exact.
– Je suis déçu que vous accordiez si peu d’importance aux détails.

Le dimanche soir où Louis-José Houde était invité à Tout le monde en parle, je l’ai écouté déblatérer sa promo habituelle, ses « je lance un DVD » et bla-bla-bla…  Quand soudain, il s’est mis à dire quelque chose d’intéressant.  (Comprenez-moi bien, j’aime Louis-José.  Mais l’entendre ploguer ses gags préfabriqués lors d’une entrevue hautement complaisante me rend nostalgique de l’époque où Denise Bombardier animait l’émission Raison passion.)

Facque c’est ça.

– C’est ça quoi ?
– C’est ça qui est ça.
– Slaque sur les cachets, t’as les yeux cross-side.
– J’ai toujours eu le coq-l’oeil facile.
– À date, c’est ta pire intro de texte ever, just sayin’.

Le dimanche soir où Louis-José Houde a dit quelque chose d’intéressant à Tout le monde en parle, j’ai eu une révélation.

À 36 ans, le jeune adulte au look et à la désinvolture post-adolescente commencerait tranquillement à se transformer en « petit monsieur ».

Tranquillement…

Jamais je n’ai senti une aussi grande connexion avec l’humoriste.  En voulant faire une joke sur le moment, il a mis le doigt sur mon trouble des derniers mois, la source de tous mes questionnements identitaires…

Je suis en train de devenir un monsieur…  Mais pas un gros là, un petit…

Depuis quelque mois, je ne me reconnais pas.  Outres les quelques escapades funky complexes de l’été dernier, je suis devenu un être casanier qui apprécie les soupers maison entre amis plutôt que d’aller me faire exploser la face dans un bar du centre-ville.

Entre une croisière Coors Light et un week-end dans le bois, je choisis l’appel de la nature, des sapins et, si possible, du lichen.  Car plus je suis dans le nord, plus mes chances sont grandes de pouvoir faire des feux de foyer.  Y penser, ça me donne un boner, grave.  Et cela faisait longtemps qu’une revue pour adulte telle que le catalogue IKEA ne m’avait pas autant excité, non sexuellement parlant.

J’ai des envies de stabilité, de calme, de week-end à deux, de famille…  Bref, je deviens ce que j’aurais trouvé ennuyant il y a quelques années, et j’ai l’impression que c’est une des plus belles choses qui puissent m’arriver.

Tranquillement, je deviens moi aussi un petit monsieur…  C’est quelque chose !

Sur ce, je vais aller prendre un autre cachet.  (Ce qui, en passant, n’a absolument rien à voir avec le sujet de mon texte.  Parler de médicaments, c’est pas « petit monsieur » pantoute, ça fait plutôt « âge d’or ».)

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