Ce que je connaissais de Toronto ?  Pas grand-chose.  Il y a une chanson de Jean Leloup qui raconte une balade vers cette métropole du Canada.  Elle n’est pas mauvaise.  Mais à part ça, c’est tout.

Dans les derniers mois, les spotlights ont été tournés sur cette ville pour une raison évidente.  Non pas à cause de leur maire actuel qui semble partager une même passion avec feu Whitney « crack is wack » Houston, mais bien pour l’exposition David Bowie Is présentée à l’Art Gallery of Ontario.

Un voyage en train s’imposait donc pour faire d’une pierre deux coups : enrichir mes connaissances sur le caméléon du rock, et en connaître davantage sur la consommation de drogues dures en milieu urbain.

Lorsqu’on passe le seuil de l’exposition David Bowie Is, aux 4e et 5e étages du AGO, on est surpris par la taille des installations.  Les panneaux explicatifs, les vidéos, les costumes…  Les yeux sont invités à regarder en l’air, et à admirer les couleurs d’un David Bowie aux multiples facettes qui marqua plusieurs générations.

Près de 50 ans de carrière sont ici visibles, à travers accessoires, vidéos, musiques et autres objets de l’artiste.  Le premier étage jette quelques bases biographiques alors que le second se concentre davantage sur les différents personnages qu’incarna l’artiste.

Dans son travail, il se sera servi à chaque instant de tous les arts possibles : le théâtre, le mime, la danse, le dessin, la peinture même.  Son processus de création est marqué par diverses influences, toutes présentes ici, d’Andy Warhol, à Little Richards, en passant par Stanley Kubrick.

Ainsi nous retrouvons Ziggy Stardust, Major Tom, ou encore David Bowie en clown blanc (mon préféré), plongés au coeur de la construction de ces multiples identités.  Les costumes, dont beaucoup ont été conçus par de grands stylistes, fascinent par leur géométrie et leur avant-gardisme.

Le « David Bowie acteur » est aussi rapidement présenté avec la diffusion de quelques extraits des films et la présence d’accessoires de tournage.  Oui, la sphère magique de Labyrinth s’y trouve !

Cependant, l’exposition manque parfois de recul… et ce, à deux niveaux.  On tourne parfois dans le fétichisme aveugle, comme avec les clés de l’appartement que David Bowie partagea avec Iggy Pop à Berlin, encadrées et trônant sur le mur.

Un manque de recul également provoqué par les visiteurs de l’exposition, en trop grand nombre, qui semblent n’avoir jamais mis les pieds dans un musée et qui observent les oeuvres à 15 cm de distance, forçant les autres à attendre en file indienne…  Contraignant.

Les puristes diront qu’il manque de grandes périodes importantes dans la carrière de l’artiste…  Faut croire que l’album Never Let Me Down ne méritait pas d’être au musée…

Finalement, pas besoin d’être un grand connaisseur pour aller voir cette exposition.  Elle raconte avant tout comment un artiste complet a oeuvré pour que, comme il le résume bien, « la musique ressemble à ce qu’elle sonne ».

– Pis, comment c’était Toronto ?
– *avec une voix de grannie*  C’était humide !

À voir jusqu’au… 29 novembre.  Donc on se dépêche !

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