Il n’y a pas si longtemps se tenaient les Rendez-vous du cinéma québécois.  Ce week-end avait lieu le Gala des Jutra et deux semaines plus tôt, celui des prix Écrans qui soulignait le meilleur des films canadiens de l’année, dont certains québécois, il va sans dire.

Le cinéma d’ici se célèbre Big Time !  Mais moi, je ne vais pas au party…  En fait, c’est un peu comme si on vous invitait à une soirée d’anniversaire, mais que vous n’aviez pas adressé la parole au jubilaire pendant l’année entière, même pas un petit « coucou/bonne fête/kiss kiss » sur le wall Facebook dudit béni…  Dans un cas comme ça, je pense que l’étiquette impose de rester chez soi à manger son Chef Boyardee avec remords et envie.

L’été dernier, j’avais pris une pseudo résolution, celle d’aller voir davantage de films québécois.  Mais après le supplice que m’a procuré Les 4 soldats, j’ai brûlé ma résolution à coups de gazoline

Je n’aimerais pas avoir une discussion avec M. Guzzo concernant la production de films au Québec.  J’aurais peur d’être à court d’arguments.  Dans la dernière année, avant d’aller voir un film québécois, je me suis toujours demandé si mon moral était assez fort pour supporter une telle oeuvre.  Les films proposés ne sont jamais très hop la vie.

Mais attention !  « Hop la vie » ne signifie pas nécessairement « insignifiant ».  Tout comme « comédie » ne doit pas toujours être associé à « débilité ».

Cette semaine, j’aurais pu aller voir Miraculum.  Tout est là pour que ce film soit excellent.  Les comédiens, le réalisateur, le scénario, la direction photo…  Tout, sauf les bons commentaires.  Des amis cinéphiles m’ont même sorti l’assassine réplique :

Attends qu’il soit disponible en DVD…

Ça veut tout dire.  Surtout que… qui loue ou achète encore des DVD de nous jours ?

Miraculum no more…  C’est avec un petit sac de jujubes surets à la main que je me suis laissé séduire par l’histoire de Célibataires… ou presque.

Tu m’en voudrais vraiment si je te « unfriendais » ?

Comédie sentimentale hollywoodienne, Célibataires… ou presque se veut une incursion dans la vie de trois jeunes hommes pour qui tout réussi… ou presque.

Un artiste vit de ses dessins chez un grand éditeur de livre, un médecin pratique à des heures régulières et sans stress apparent, un autre gars semble riche sans avoir à travailler… ou presque.

Les trois garçons dans la fleur de l’âge aiment leurs soirées à boire du scotch, à jouer au PlayStation, et à draguer des filles.  Mais dans le fond de leur âme, ils sont des lovers… ou presque.

Ouais, parce que les deux taouins ont décidé de faire un pacte de marde qui les empêche de tomber en amour, ce qui nuirait à leur amitié si chère à leurs yeux… ou presque.

Bonjour Les Invincibles… ou presque.

J’ai compris « Zac Efron »… ou presque.

J’ai passé une super soirée.  Le film m’a fait rire, pleurer, sourire.  J’ai dépensé de l’argent au comptoir de confiseries, M. Guzzo est content.

Qu’on leur donne un Jutra… ou presque.

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