Prévisions locales à long terme.

Prévisions locales à long terme.

L’été 2010 n’est plus à nos portes, il s’est carrément permis d’entrer sans demander permission, déployant chaleur, soleil et humidité.  Le 21 juin, ça veut aussi dire qu’il y a maintenant près de trois mois que je tiens ce blog.  Trois mois qui ont été riches en découvertes, surtout musicales et à haute teneur émotive.

Voici une liste non exhaustive de ce qui risque de m’arriver dans les mois prochains, donc qui a de très bonnes chances de se retrouver raconté au travers de ces pages.

1-  Après une journée passée à regretter d’avoir insulté IMA sur le tapis rouge lors du week-end de la F1, j’irai visionner le dernier film de Xavier Dolan dans une salle obscure du cinéma Beaubien.  J’en ressortirai transformé, je marcherai en slow motion et je m’habillerai comme le garçon de l’image ci-haut.

2-  Lindsay Lohan n’illustre peut-être plus l’entête de mon blog, mais elle tient encore une place bien spéciale dans mon coeur.  Avec son prochain film dans lequel elle joue une actrice porno des années 70, elle donnera enfin du matériel pour se retrouver ailleurs que dans les blogs à gossip d’Hollywood.

3-  Après avoir remarqué que la puissance régnait également dans mon pantalon, je vais recevoir une mise en demeure de la mère du jeune chanteur Émile pour avoir dit que l’album de son fils était franchement dégueulasse.

4-  Justin Bieber n’aura probablement pas de nouvelle coupe de cheveux d’ici deux ou trois ans.  Cependant, il risque de perdre la totalité de ses admiratrices féminines prépubères s’il continue de dater des femmes de 30 ans.  La mode des femmes couguars est applicable chez les vieilles chanteuses et autres icônes gaies, pas chez un adolescent au visage d’ange qui s’imagine Roi du ghetto.

5-  Au risque de paraître insistant, je continuerai sournoisement ma propagande envers Gabriella Cilmi et son superbe album Ten.  Espérons qu’elle aura un nouvel extrait à nous proposer dans les prochains mois, question d’éviter à son disque le bide qui semble lui être destiné.

Avec des sujets comme ça, deux choix s’offrent à moi : soit je me trouve une vie, soit je pars travailler pour une revue à potins.

Donnez-moi un cactus, ou un blog, afin que je m’étale de tout mon long.

Donnez-moi un cactus, ou un blog, afin que je m’étale de tout mon long.

Il y a de cela quelques années, une envie de redonner un peu de juicy à ma vie m’a envahi de façon subite et violente.  Sans crier gare, je suis parti, sac bandoulière à l’épaule, traverser la grande Russie à dos d’âne.  Un périple digne du païen en quête de réponses que j’étais à cette époque.

Qui suis-je ?  Que veux-je ?  Que peux-je ?

Arrivé à Ijevsk, une petite ville située en plein coeur de la République d’Oudmourtie, j’ai été charmé par l’ambiance chaleureuse de son downtown reconnu pour abriter les tombolas les plus endiablées de la planète.  Dans un chapiteau enfumé qui m’avait attiré autant pour sa décoration pittoresque que par l’absence de line up à son entrée, j’ai fait la rencontre d’une mystérieuse dame au turban de couleur saumon prétendant être une gypsy de la nuit.  À travers sa boule de cristal, elle n’a pas été capable de voir mon avenir.  Elle ne s’est donc pas mérité un cachet.  Cependant, son regard trouble et éteint m’a vaguement rappelé celui d’une femme que j’avais vu sur la couverture d’un magazine people.

Quelques semaines plus tard, attablé dans une rôtisserie Scores de Krasnoïarsk à déguster quelques-unes de leurs fameuses « Very-important-patates », je feuilletais un journal local quand une photo de la dame au regard familier me révéla sa véritable identité : la gypsy de la nuit était nulle autre que Lindsay Lohan sur un solide bad trip en territoire russe.  J’ai donc vendu mon âne et suis retourné illico au Canada avec dans mes poches les réponses à toutes mes questions existentielles.

Je suis Antoine Pekoe.
Je veux écrire un blog.
Je peux gratuitement utiliser l’image de Lindsay Lohan comme en-tête et ce sans raison apparente.

Je connais peu Lindsay Lohan.  Jadis, je n’étais pas de ceux qui allaient la voir sur un écran de cinéma, combo de nachos sur les cuisses.  En vérité, j’ai appris son existence lorsqu’elle a commencé à se poudrer le nez en compagnie de « Britney-la-tête-rasée » lors de soirées bien arrosées à L.A.  Depuis, elle fait partie de ma vie.  Telle une cousine éloignée, elle me donne de ses nouvelles par l’entremise des journaux à potins lorsque j’attends dans la ligne du supermarché.  Sa dernière situation délicate ?  Une chute à talons hauts dans une haie de cactus géants.

Merci pour cette émotion ne se veut pas un blog hommage à la carrière tonitruante de Lindsay Lohan.  À défaut d’être aussi jet set que la talentueuse droguée, je prendrai quand même exemple sur elle pour la tenu de mon blog : vivre à fond et dans l’excès, partager sans pudeur et parfois même dans la disgrâce, mais toujours avec un petit goût de revenez-y bien senti.

Évidemment, la mission du blog pourra éventuellement changer sans préavis, au cas où je me développerais une passion pour les photos de couples amoureux, les QuickTime de bébés crampés ou les gifs animés de sirènes tendancieuses.

Merci pour cette émotion, un blog où le real côtoie le set me free, sans compromis.

Au plaisir, chapeau bas.