Vous avez un nouveau message.

Vous avez un nouveau message.

Mon téléphone sonne.  Oui, ça arrive encore.  C’est rare, mais pas impossible.  Même si je communique presque uniquement par courriels et textos, il arrive que certaines personnes, visiblement nostalgiques de leur période Vuarnet, osent m’appeler « E.T. téléphone maison » style.

Je ne vous cache pas ma stupeur lorsque mon appareil intelligent émet une sonnerie plus longue que 2 secondes et, qui plus est, se répète pendant près d’une minute !!  Entre ça et le purgatoire de Marie-Antoinette d’Autriche, c’est mince.

Lorsque j’ai signé mon contrat avec la compagnie de téléphone mobile…  Ou devrais-je plutôt dire : lorsque j’ai signé un pacte louche m’obligeant à leur remettre, à défaut d’un baril de sang mensuel, un montant d’argent irrationnellement élevé, je me souviens avoir demandé un service en particulier : l’afficheur.  Ce petit ajout à un forfait déjà ridiculement cher me permet de connaître le nom, ou du moins le numéro, de la personne qui tente de me rejoindre vocalement.

Tu décides de m’appeler et de me faire revivre, contre mon gré, les années 90 ?  Tu mérites que je te voie la face avant de répondre.

Malgré tout, il y a en a certains qui réussissent (probablement après s’être eux-mêmes vidés de leur sang) à masquer leur numéro…

Ce matin, quelqu’un en mal de roulette russe décida de tenter sa chance et m’appela.  On pouvait lire « numéro inconnu » sur mon téléphone.  Il était environ vers 8h30.  (Ce qui est TRÈS tôt, soit dit en passant.)

Ai-je répondu ?  La question ne se pose même pas.  Mon appareil se chargea de rediriger le malfrat vers ma boîte vocale.

Salut Antoine !  Ici une salopette.  Je voulais juste m’assurer que tu étais au courant de mon grand retour ce printemps et que, si tu n’en avais pas encore eu l’idée, tu n’hésiterais pas à me mettre sans cesse lors de la prochaine saison.  À bientôt, j’espère…

So sweet.  La dernière fois qu’un article mode m’a téléphoné, c’était une paire de gougounes en 2002.  Cette fois là encore, j’avais raté l’appel.  Ça fait donc presque 12 ans que je voue une haine incommensurable pour ces sandales bas de gamme qui, en plus de me questionner sur l’hygiène de ceux qui les portent, donnent assurément une démarche de pingouin peu attrayante à leur propriétaire.

Alors, la salopette est de retour.  Vraiment !?

Si les boutiques du centre-ville n’ont pas encore bien mis en évidence ladite chose dans leurs vitrines, elle est effectivement de plus en plus présente sur les blogues mode à tendance hip qui puisent leur inspiration au plus profond du Mile End.

Ça, c’est toute une référence !

Merci pour cette émotion n’est pas un blogue mode.  Ce n’est pas un blogue hip non plus.  Parfois, j’en viens presque à me demander s’il est réellement un blogue, et non pas une façon de communiquer avec ma psychologue que j’ai arrêté de voir le jour où elle a augmenté ses honoraires de façon barbare et exorbitante.

Voici toutefois l’avis de l’éditeur concernant le retour des salopettes :

Amen, bye.

Ceci dit, je vais m’en acheter de ce pas !

Bons baisers de Milan.

Bons baisers de Milan.

La semaine de la mode masculine bat son plein à Milan.

Je ne sais pas si les Milanais ont le caquet aussi bas que moi en ce début d’année.  Avec la fin des festivités de la nativité, le retour au travail, le début des résolutions sportives irréalisables et la température de crotte de type « apocalypse qui donne aux rues un look post-tsunami les jours de collecte de recyclage »…  Bref, en regardant les photos de cette fashion week, j’arbore le visage d’un cynique ambiant qui me fait dire « WTF » à la vue de chaque nouvelle collection de designers réputés.

Pour l’automne-hiver prochain, je ne m’habillerai que d’un large drap contour en signe de protestation.

…  Jusqu’à ce que je change d’avis et me garroche dans les boutiques, flamber mes derniers pennies récoltés à la sueur de mon front et de mes derrières de genoux.

Un western pizza-ghetti

Je n’ai jamais tripé sur Versace, sauf peut-être lorsqu’il est question de Donnatella elle-même, en photo de préférence, avec son visage interloqué, source de trash puissance dix.

Ceci dit, sa nouvelle collection semble toutefois intéressante.

Mi-bikers, mi-shérifs…  L’inspiration se trouve dans le Western moderne où des cowboys branchés, vêtus de chemises noires et de long trench-coat ont, à leur cou, des chaînes en or et autres étoile de shérif qui brillent afin de mieux parcourir la prairie.

En rouge et noir, la plupart des propositions viennent sans rien sous les chaps, sauf peut-être un protège-sexe en cuir qui s’orne de clous dorés.

Inutile de préciser que le protège-sexe n’est pas obligatoire.  Une bobette de coton pourra elle aussi faire l’affaire sans altérer le look général.

College boy gone wild, mais ça paraît pas tant que ça

Ma découverte de la semaine, la marque Les Hommes des designers Tom Notte et Bart Vandebosh.

J’avais jamais entendu parler…

Dans leur nouvelle collection automne-hiver 2014, ils ont intégré des touches de modernité subtiles dans des constructions traditionnelles.

En clair : c’est ce qui différencie un beau complet avec un truc loué chez Moores.

Souvent habillés de noir de la tête aux pieds, les hommes maigres retrouvent la joie des imprimés dans des ensembles classiques et de bon goût.

Chandails col rond, pantalons coupes skinny, trench-coat couleur unie…  Le mot d’ordre est le luxe !

Prêt pour le grandeur nature

Dolce & Gabbana, voilà un autre designer que j’associe à une clientèle préretraitée qui aime fréquenter le Black And Blue, abondamment stimulée par la digestion de nombreux poppers.

Le mépris mis de côté, je dois avouer que la prochaine collection du duo fait quelque peu envie.

Inspirée du Moyen-Age, Dolce rend hommage à l’époque des châteaux forts.  Mais cette fois-ci, y évoluent surtout des hommes doux, tendance guerre sainte.

On retiendra la forme bien particulière de la cagoule de chevalier, déclinée ici en crochet.  Mais aussi l’immense chandail, sac de couchage potentiel, inspiré de la structure de l’armure : entre protection et fragilité, cottes de mailles et ferraille lustrée, velours et tricot…  Mon coeur balance.

Et ce rouge…

Courir is the new black.

Courir is the new black.

La mode est au sport.  Principalement la course.  Il n’y a pas un week-end sans qu’un marathon s’organise dans les rues de Montréal ou de ses environs.

Les temps changent…  Ou plutôt, nous changeons.  Plus jeune, pour être cool et totalement dans le vent, les escapades nocturnes étaient de mises, avec consommation excessive d’alcool et, pour les plus téméraires, quelques sidekicks en extra de type « j’ai des petites pilules dans mon sac, pis c’est pas des SweetTarts ».

Pour faire partie de la masse, il fallait autrefois se scraper la face, solide.  Aujourd’hui, il est impératif d’être en santé, d’avoir un cardio de la mort et de dépenser 140$ pour un repas dans un restaurant végétarien.

Tel un concurrent de jeu-questionnaire animé par Guillaume Lemay-Thivierge, j’ai fait le bon choix.  C’est donc à la mode et 100% dans le coup que j’ai participé, ce dimanche, à mon deuxième marathon de l’année.

Mais tu as beau avoir toutes les motivations du monde, personne n’est jamais assez bien préparé pour courir un 5, un 10 ou un 21 km.  Faire du sport, être en forme, donc à la mode, ça coûte cher !

Afin de me préparer adéquatement à ma première course l’été dernier, une visite dans une boutique spécialisée en vêtements d’exercices s’imposait.  Il était hors de question que j’enfile mes shorts de jeans ainsi que ma chemise estivale à imprimé hot-dogs et ce, même si ce sont les deux morceaux de ma garde-robe qui « respirent » le mieux.

J’aurais dû m’en douter…  Une boutique qui n’affiche pas ses prix sur son site Web, c’est comme un restaurant dont la carte des vins ne précise que leur provenance, et non le montant de penny que tu devras débourser pour y effectuer un dépôt de lèvres…

  • 95$ les shorts, légères et frivoles, qui n’hésiteront pas à dévoiler mon organe au moindre coup de vent.
  • 85$ le gaminet.  5 piasses pour le tissu, 80 pour le logo brodé sur le flanc.
  • 285$ les espadrilles.  Parce qu’en plus d’être aérodynamiques, elles ont un wannabe écran LED sur le côté qui reflète la lumière autant qu’il peut projeter la dernière création de Moment Factory.

Si le vendeur ne m’avait pas autant dévisagé lorsque je lui ai demandé la différence entre les tissus ClimaLite, ClimaCool et ClimaWarm, j’aurais peut-être été tenté par son offre promotionnelle de petits gants aux doigts coupés rappelant les années Mississippi Rolling Stone de Nanette Workman.

La température du week-end dernier ayant été légèrement bipolaire, j’aurais pu investir encore plus d’argent dans des leggins en lycra et une petite veste à manches longues Double-Dry-Fit-Cool-Max…  Mais tout cela commence à être un peu chérant pour garder en forme.

Payer pour être à la mode, je peux comprendre.  Mais s’endetter pour allonger son espérance de vie ?  Un peu ridicule.

Au lendemain de mon 10 km, mes capacités motrices sont équivalentes à celles d’une limace ayant un peu trop trempé dans l’eau du canal Rideau.  Mais quand j’y pense, je suis heureux d’être complètement ravagé par mes muscles endoloris plutôt que par la drogue « crocodile »…

Vieillir, c’est bien finalement.

Rentrée (featuring DU CUIR).

Rentrée (featuring DU CUIR).

Les publicités annonçant la rentrée scolaire ont commencé à être diffusées à la télé.  J’imagine qu’il en est de même à la radio et dans les journaux.  Mais comme ma vue ressemble dangereusement à celle de Monsieur Magoo, il n’y a que le Journal de Montréal dont je peux espérer m’abreuver.  C’est écrit gros pis y’a ben des photos d’accidents pis de monde laittes.

Donc, c’est la rentrée, et j’ai la nostalgie des bancs d’école.  C’est décidé, 2013 sera l’année de mon comeback sur le campus.  Mais en quel domaine ?

Le travail social m’interpelle.  En vérité, j’ai longtemps voulu être médecin pour que ma vie ressemble à celle des personnages de Grey’s Anatomy.  Toujours sur le qui-vive, dans le vent et incroyablement sexy, ils discutent d’histoires de coeur tout en faisant passer des MRI ou en recousant des coeurs avec de la soie dentaire dans un ascenseur.  Le hic, j’ai peur du sang.  Du moins, j’haïs assez ça pour être capable de faire une crise nerf en pleine salle d’opération advenant qu’une goutte vienne s’échouer sur ma blouse bleu poudre.

La botanique m’attire…  Arroser des plantes, leur parler, les caresser…  C’est, selon moi, le chemin parfait afin de réaliser mon rêve de retraite : être le vieux freak du village qui vit avec ses 48 chats, ne se lave plus les cheveux et dont tous les enfants ont peur.

Le monde du cirque me fascine.  Mais à mon âge, il est définitivement trop tard.  J’arrive à peine à me pencher pour attacher mes souliers de façon désinvolte.  Un petit tabouret s’impose toujours, suivi d’un long soupire de type « Michel Barrette a découvert les vertus de France Castel ».

Finalement, je retournerai bel et bien sur les bancs d’école, mais pour suivre des cours 100% ancrés dans le concret et qui me serviront réellement (pour une fois).

Je vais apprendre à conduire.

Depuis quelques années, les cours théoriques et pratiques sont tous les deux obligatoires et s’échelonnent sur une période d’un an.  Olé.  Je serai donc confiné dans une salle de classe, entouré de jeunes de 16 ans boutonneux et dont l’ultime rêve est de ressembler à Vin Diesel.

J’ai vraiment hâte.

Ceci dit, la rentrée, je vais définitivement la vivre à fond.  Et avant d’aller porter des Granny Smith sur le bureau de mon professeur, je devrai à tout coup me faire accepter par la gang.  Pour ça, mon look devra être IM-PEC-CABLE.

Pour réellement créer l’événement vestimentaire, il vaut devancer les saisons.  Actuellement, dans les boutiques, les collections de l’automne font leur entrée fracassante et un simple coup d’oeil aux nouveautés laisse entrevoir des styles endeuillés parfaits pour une participation à On prend toujours un train pour la vie.

C’est noir, noir, et noir.  …  Pis les pantalons de cuir ont également la cote, ce qui me fait malheureusement rire.  Ouais.  Parce que lorsque je trouve un morceau de vêtement comique, les chances que je me l’achète sont environ de 100 %.

Le nouveau rockeur du Québec, c’est moé !  Pis j’ai de la brume dans ma bouche.

Le miracle de l’algèbre.

Le miracle de l’algèbre.

Discussion au sommet ce week-end à propos de souliers.

C’était lors d’une soirée improvisée où tout est permis : manger du brie fondant high fat saupoudré de cassonade, faire de l’action painting au son de chansons « made in Brooklyn », improviser une chandelle dans un spa…

Ce genre-là.

Toujours dans le but de me remettre en forme et sortir de mes habitudes d’employé de bureau fraîchement défroqué, je me suis inscrit (une nouvelle fois) au gym.  Pour l’instant, ça se résume surtout à des cours de step où je tente de garder l’équilibre, et ma dignité, avec une gang de cinquantenaires qui ont visiblement le total contrôle de leur coordination.

Une amie m’a proposé d’essayer le tennis…

La perspective de pratiquer ce sport m’enchante, surtout à l’idée de pouvoir frapper des balles en poussant de longs cris rauque ou gras, selon le feeling du moment.  Mais pour l’instant, ce projet reste à l’état de petit foetus qui veut vivre…

Donc, discussion au sommet ce week-end à propos de souliers.

Selon certaines hautes placées de la gent féminine, les souliers seraient la première chose qu’elles remarquent chez un homme.  S’ils sont beaux, ont de la classe et qu’ils proviennent de la griffe d’un designer célèbre, ces mesdames risquent probablement d’être en présence d’un géniteur ANGUS.

Chez les gars, cette règle ne semble pas trop s’appliquer.  (Surtout pour le boutte « ANGUS » !)

Perso, je n’en ai aucune idée.  Mais comme je manque de focus et que ma concentration fait défaut en moment de stress, je remarque uniquement les souliers des cinquantenaires sur qui je tombe lorsque je rate l’obscur mouvement de step intitulé « baby mambo chacha voyage autour du monde ».

Ce soir-là, je portais des Adidas.  La perception s’évaporant de moi laisserait croire que je suis un athlète de haut niveau qui, après avoir longtemps hésité à participer au tour de France, a plutôt décidé de rester au Québec et parfaire ses skills d’attaquant pour la prochaine coupe du monde de Soccer où je représenterai, contre toutes attentes, le Venezuela.

Discussion hautement alcoolisée ce week-end à propos de souliers.

En rentrant chez moi à dos de Bixi, ma célèbre concentration dissipée m’a amené à me concentrer davantage à des équations d’algèbre que sur la ligne de piste cyclable.  À ce moment précis, tout s’éclaira :

Tennis + Adidas = Stand Smith

Pour débuter ma nouvelle vie de joueur de tennis pousseur de cris, ça me prend une nouvelle paire d’Adidas.  Et comme le destin fait bien les choses, les célèbres Stand Smith (qui avaient volontairement été mis back order par la compagnie) s’offriront sous peu un comeback des plus éclatant !

La marque aux trois bandes annonce le retour de sa mythique chaussure de tennis, la Stan Smith.  Elle sera disponible en séries limitées dans les magasins Adidas dès l’automne 2013.

Une discussion au sommet à propos des souliers qui m’aura finalement donné une raison valable d’utiliser l’algèbre dans mon quotidien.

Un compte rendu détaillé de ma future carrière de tennisman vous sera offert sur ce blogue d’ici quelques mois.

Mon lookbook rempli de promesses.

Mon lookbook rempli de promesses.

On ne me demande jamais : « Qu’est-ce que tu manges pour être beau de même ? »

JAMAIS !

Ça ne me dérange pas vraiment.  Car dans le fond, je ne saurais pas quoi répondre à cette question existentielle…  Quoique je soupçonne mes éternelles bajoues d’adolescent d’être abondamment nourries par de la soupe Chunky « Chicken Corn Chowder » à raison d’une fois par semaine en saison froide.

Mais voilà, c’est le printemps, le temps chaud est à nos pas, et il est maintenant temps de laisser tomber nos potages pour aller se refaire une garde-robe.  Ainsi, les gens nous arrêteront sur les trottoirs en nous demandant : « Où est-ce que tu magasines pour être beau de même ? »

Aujourd’hui, je ferai donc un Jean Airoldi de moi-même (le côté désagréable en moins) et vous ferai part des mes endroits fétiches où dépenser mon petit change précieusement économisé dans un CELI.

John Fluevog

C’est sûr et certain que les souliers de John Fluevog ne sont pas donnés.  Mais une paire par année, ce n’est pas non plus du luxe.  D’autant plus que j’ai rarement vu des souliers de cette qualité, qui traversent le temps aussi bien que les modes.

Dans mon radar, le modèle CBC, digne des plus grands reporters de la planète. Je soupçonne d’ailleurs Tintin d’avoir déjà porté ce modèle en brun.  Charles Tisseyre, lui, capote sur les bleus.

Adidas

Avec le temps doux vient l’espoir d’une shape de plage.  En avril, il est donc tout à fait à propos de s’inscrire dans un gym.  Par le fait même, une visite chez Adidas s’impose.

Mais ce n’est pas parce que c’est du Adidas que tu peux l’utiliser comme vêtement d’entraînement.

Vrai, mais avec ce chandail de type « chainette dorée » de Jeremy Scott, vous pourrez transpirer aisément tout en ayant l’air de Britney Spears dans son dernier vidéo-clip.

ZARA

J’adore les vêtements de chez ZARA.  C’est chic, de bon goût et pas trop cher (merci aux petits enfants défavorisés qui les produisent pour un salaire ridiculement bas).  Ceci dit, c’est dans le déni de cette terrible réalité que j’attends avec impatience leurs collections à chaque nouvelle saison.

Depuis le 6 mars, la compagnie ZARA s’est enfin décidée à offrir une boutique d’achats en ligne sur son site Internet.  Une raison de plus de festoyer à l’arrivée du printemps car, en plus de pouvoir se procurer tous leurs beaux vêtements, nous aurons enfin la chance d’éviter les airs bêtes et autres attitudes DE MARDE de leurs employés qui ont, la plupart du temps, de grandes lacunes niveau service à la clientèle.

Mais revenons aux vêtements…  Pour l’instant, j’ignore quelle tangente prendra leur collection 2013.  Un teaser publicitaire à été lancé, mais on y aperçoit étrangement très peu les vêtements qu’il est sensé promouvoir.

Il est cependant clair que pour être dans le coup cet été, il faudra se tenir près des marinas, faire du bateau, lire des livres en complet cravate tout en ayant l’air confus/contrarié (bref, comme leurs vendeurs en magasin).

Noir.

Noir.

La semaine dernière, je voulais à tout prix me trouver un joli maillot de bain afin d’aller faire trempette dans un étang des Basses-Laurentides.  Aujourd’hui, je ne pense qu’à me procurer des cols roulés par dizaines.

La semaine dernière, j’aurais payé cher pour me retrouver sur une des fameuses croisières Coors Light où la décence et le bon goût oublient toujours de se présenter à l’heure d’embarcation.  Aujourd’hui, un café latte fera l’affaire, assis sur un banc à regarder parader une canne suivie de ses sept rejetons.

La semaine dernière, je braillais ma vie sur ce même site en affirmant détester magasiner.  Aujourd’hui, j’ai une folle envie d’aller essayer la toute nouvelle collection d’automne de Zara.

– As-tu déjà pensé consulter pour bipolarité ?
– Oui.
– …
– C’est tout, t’as pas une autre question ?
– Je ne m’attendais pas à autant de franchise…  Je suis bouché.

Sincèrement, je doute avoir quelconque trouble bipolaire ou autre psychose maniaco-dépressive.  Je suis tout simplement intensément émotif, à fleur de peau, l’épiderme à vif face aux intempéries de la vie urbaine en ces temps de grandes incertitudes politiques, relationnelles et spirituelles.

– Amen.

Tout ça pour dire que ouais, mes vacances sont terminées, et que bien qu’il fasse encore une chaleur estivale (ce qui est tout à fait normal puisque nous sommes EN PLEIN ÉTÉ), je ressens un besoin intense de faire mon magasinage de la rentrée.

Un coffre à crayon, une calculatrice et quatre Cahiers Canada plus tard, je suis retourné voir le sympathique vendeur qui m’avait si bien imité la diva en manque de disques d’or afin qu’il me conseille sur les tendances mode des prochains mois.

– OK.  First of all, tu dois absolument brûler ce que tu portes en ce moment.
– Mes jeans blancs ?
– Oh my gosh, so 2010 !
– Et je les remplace par ?
– Du noir.  2013, c’est back in black mon chéri.

Du noir.

Trouver des vêtements noirs chez Zara est d’une facilité désarmante.  En comparaison, trouver du sucre dans une confiserie est une tâche ardue au possible.

Mon désir exacerbé de col roulé enfin devenu réalité.  Cependant, notez que pour réussir ce look, je devrai inévitablement parfaire la wave de mes cheveux tout en apprenant à conduire un véhicule moteur.

Il a toujours été de bon goût de faire la moue dans un lieu public tout en portant un jacket comme celui de David Bowie dans le cultissime vidéo Heroes.  Seulement cette année, c’est officiellement gagnant.

Puisque j’ai l’esprit de contradiction facile, je n’ai pas pu résister à l’envie d’acheter un chandail blanc.  Mais comme il est parfois difficile d’être différent dans une société où l’on est sans cesse victime de VIOLENCE et d’INTIMIDATION, j’aurai moi aussi le caquet bas dans les bistrots mal famés de Griffintown.

Pour de plus amples suggestions sur les looks de la rentrée pour hommes, visionnez illico cette vidéo promo de Zara.  Beaucoup plus efficace qu’un de leurs vendeurs de pacotille (et probablement plus explicite que mes descriptions à deux cennes).

N.B. : Avoir l’air bête semble crissement tendance.

Lundi de blues.

Lundi de blues.

Je suis capricorne.  C’était ma fête la semaine dernière.  Ce samedi, j’ai donc célébré tel l’épicurien que je suis devenu.  Discussions, fine cuisine, bon vin, cocktails.  J’ai eu une soirée 100% kampaï, viscères comblés.

Je suis workaholic.  Comme le retour au travail est progressif depuis la fin des vacances de Noël, j’ai décidé d’accélérer la roue et de me plonger tête première dans de nouveaux projets créatifs hautement stimulants.

Je ne suis pas bipolaire, mais en ce lundi matin, je me sens comme une sous-merde, je me fais chier et j’ai la tête dans le cul.

– Normal, c’est le Blue Monday.
– Le quoi ?
– Le Blue Monday.  Lundi de Blues.
– Ah.  …  Suis-je supposé me sentir mieux ?
– Non.  Mais tu pourrais faire comme Marjo et « blueser » ta vie.

C’est scientifiquement prouvé que le troisième lundi de janvier est le jour le plus déprimant de l’année.  Un psychologue a finalisé, il y a quelques années, une sorte d’équation de la dépression :

[W + (D-d)] x TQ
M x Na

W = météo, D = dette, T = le temps qui s’est écoulé depuis Noël, Q = temps écoulé depuis nos bonnes résolutions, M = le manque de motivation et N= le besoin d’agir.

Gardez-là en tête, ça impressionne toujours dans les conversations.

Est-ce afin de contrer la déprime de janvier qu’a lieu en ce moment même la fashion week de Milan ?  Probablement pas.  Mais le hasard fait parfois bien les choses…

Je suis l’évènement à distance.  Jusqu’à présent, bien des looks m’enchantent.

HIGHLIGHTS BABY !

J’ai vu le loup, le renard…

Mi-chasseurs, mi-citadins, le look 2012 de Burberry se veut gentleman farmer.

Après la mode des chandails de loup, j’aime bien que le renard sournois tente de se frayer un chemin jusque sur notre poitrail.

De plus, lorsqu’il se fait bleuté et brillant, c’est encore plus chouette.

Un pantalon gris cintré, une démarche assurée…  Y’a peut-être seulement les gants rouge que je trouve superflus…

Pour le reste, on est dans la plus pure tradition anglaise.  Moue boudeuse incluse.

Donnez-moi un scone au citron pis je vous chanterai du Adèle OUT LOUD !

Je verse des larmes de métal

Il fait froid, très froid chez Vivienne Westwood, qui en profite pour dénoncer l’inaction des humains face aux changements climatiques.

Lèvres gercées, cheveux pris par la glace, l’Homme souffre… en beauté !

Gros manteau à la rescousse, les formes sont amples et confortables.

La couleur métallique du jacket rappelle doucement l’époque eighties.

Le look inspire un collégien gymnaste récemment recruté dans la troupe d’Edouard Lock.  Les chorégraphies résultant de ce croisement ne peuvent qu’être extraordinaires.

Finalement, assez complexe pour me plaire !

Le rockeur à temps partiel

Le look parfait pour les rockeurs à double vie de type « je m’en vais jammer après avoir bouclé mon bilan financier ».

Les vestes, courtes et près du corps, donnent une silhouette dynamique.

Les tons sont sobres, mais intenses.

Emmenez-en du bourgogne et autres nuances rouges décadentes.

La jambe étroite qui donne sur un bottillon écarlate…

Celui-là, il me parle particulièrement…

Une planète en forme de cône.

Une planète en forme de cône.

Confidence pour confidence, je n’aime pas vraiment magasiner.

Ouf, c’est dit !  Je me sens mieux…

En théorie, oui.  J’aime m’imaginer tel une J.Lo dévalant les trottoirs de la MAIN les bras remplis de sacs boutiques, avec I’m Real en background sonore.  Mais en pratique, je galère grave.  Je ne trouve jamais ce que je cherche.  Les mannequins m’inspirent rarement un accoutrement qui sied à ma corpulence (2 mètres de jambes pour 30 centimètres de tronc).

De plus, à chaque fois où mon horloge vestimentaire sonne, c’est toujours l’heure des soldes.  Ce qui veut dire que tout ce qui est disponible en magasin est en rabais et de taille extra extra large.

J’ai récemment vécu un épisode de type « J.Lo en colère dans l’allée des jeans » avec, en fond sonore, Ain’t It Funny.

C’était pas drôle.

Question de m’inspirer, j’ai décidé d’aller voir l’exposition du couturier Jean-Paul Gaultier au Musée des beaux-arts de Montréal.

La Planète mode de Jean Paul Gaultier est la première rétrospective de l’enfant terrible de la mode.

À l’entrée, des vierges, des marins et des sirènes nous accueillent, nous observent et parlent aux visiteurs.  Mais c’est Jean Paul Gaultier lui-même qui présente son exposition accompagné de toute cette populace hétéroclite.  En effet, sur la tête moulée du couturier est projetée sa propre image vidéo, une technologie déjà utilisée dans un bon nombre de spectacles mise en scène par Denis Marleau.

La Planète mode est une exposition et pas une rétrospective où les modèles sont présentés chronologiquement.  Il n’empêche que toute la carrière du créateur défile sous nos yeux.

Les créations sont regroupées par thème : le boudoir, les « seconde peau », les collaborations avec le monde du cinéma et du spectacle…  On est tour à tour amusé, ému, impressionné par certaines pièces de haute couture qui ont demandé plusieurs centaines d’heures de travail.  Jean Paul Gaultier livre un message militant, humaniste, selon lequel la mode est faite pour tout le monde, quel que soit son âge, son ethnie ou sa sexualité.  Il dessine une société utopique dans laquelle on aimerait vivre.

Au fil des tableaux on en apprend sur certains costumes créés pour les plus grandes icônes du spectacle.  Au départ, les célèbres seins coniques de Madonna n’ont pas été créé pour elle, mais pour son nounours Nana.  À l’âge de 5 ans, le couturier était fasciné par les tenues atypiques portées par sa grand-mère.  Cette histoire et bien d’autres anecdotes, réflexions, trouvailles sont à découvrir aux côtés des 140 pièces de haute couture.

J’ai adoré l’exposition, d’autant plus que j’y suis allé sur un coup de tête effroyable, comme J.Lo lorsqu’elle s’est inspirée de la lambada pour son récent hit On The Floor.  Ça ne m’a toutefois pas donné énormément d’idées pour des outfits estivaux…  Certaines pièces restent très loin du prêt-à-porter.  Par contre, j’ai depuis une légère obsession à vouloir me poser des cônes un peu partout sur le corps.  Ça me donne l’air d’être un fan fini de Lady Gaga…

P.S. : Désolé pour la fixation sur Jennifer Lopez.