Lundi de blues.

Lundi de blues.

Je suis capricorne.  C’était ma fête la semaine dernière.  Ce samedi, j’ai donc célébré tel l’épicurien que je suis devenu.  Discussions, fine cuisine, bon vin, cocktails.  J’ai eu une soirée 100% kampaï, viscères comblés.

Je suis workaholic.  Comme le retour au travail est progressif depuis la fin des vacances de Noël, j’ai décidé d’accélérer la roue et de me plonger tête première dans de nouveaux projets créatifs hautement stimulants.

Je ne suis pas bipolaire, mais en ce lundi matin, je me sens comme une sous-merde, je me fais chier et j’ai la tête dans le cul.

– Normal, c’est le Blue Monday.
– Le quoi ?
– Le Blue Monday.  Lundi de Blues.
– Ah.  …  Suis-je supposé me sentir mieux ?
– Non.  Mais tu pourrais faire comme Marjo et « blueser » ta vie.

C’est scientifiquement prouvé que le troisième lundi de janvier est le jour le plus déprimant de l’année.  Un psychologue a finalisé, il y a quelques années, une sorte d’équation de la dépression :

[W + (D-d)] x TQ
M x Na

W = météo, D = dette, T = le temps qui s’est écoulé depuis Noël, Q = temps écoulé depuis nos bonnes résolutions, M = le manque de motivation et N= le besoin d’agir.

Gardez-là en tête, ça impressionne toujours dans les conversations.

Est-ce afin de contrer la déprime de janvier qu’a lieu en ce moment même la fashion week de Milan ?  Probablement pas.  Mais le hasard fait parfois bien les choses…

Je suis l’évènement à distance.  Jusqu’à présent, bien des looks m’enchantent.

HIGHLIGHTS BABY !

J’ai vu le loup, le renard…

Mi-chasseurs, mi-citadins, le look 2012 de Burberry se veut gentleman farmer.

Après la mode des chandails de loup, j’aime bien que le renard sournois tente de se frayer un chemin jusque sur notre poitrail.

De plus, lorsqu’il se fait bleuté et brillant, c’est encore plus chouette.

Un pantalon gris cintré, une démarche assurée…  Y’a peut-être seulement les gants rouge que je trouve superflus…

Pour le reste, on est dans la plus pure tradition anglaise.  Moue boudeuse incluse.

Donnez-moi un scone au citron pis je vous chanterai du Adèle OUT LOUD !

Je verse des larmes de métal

Il fait froid, très froid chez Vivienne Westwood, qui en profite pour dénoncer l’inaction des humains face aux changements climatiques.

Lèvres gercées, cheveux pris par la glace, l’Homme souffre… en beauté !

Gros manteau à la rescousse, les formes sont amples et confortables.

La couleur métallique du jacket rappelle doucement l’époque eighties.

Le look inspire un collégien gymnaste récemment recruté dans la troupe d’Edouard Lock.  Les chorégraphies résultant de ce croisement ne peuvent qu’être extraordinaires.

Finalement, assez complexe pour me plaire !

Le rockeur à temps partiel

Le look parfait pour les rockeurs à double vie de type « je m’en vais jammer après avoir bouclé mon bilan financier ».

Les vestes, courtes et près du corps, donnent une silhouette dynamique.

Les tons sont sobres, mais intenses.

Emmenez-en du bourgogne et autres nuances rouges décadentes.

La jambe étroite qui donne sur un bottillon écarlate…

Celui-là, il me parle particulièrement…

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Une planète en forme de cône.

Une planète en forme de cône.

Confidence pour confidence, je n’aime pas vraiment magasiner.

Ouf, c’est dit !  Je me sens mieux…

En théorie, oui.  J’aime m’imaginer tel une J.Lo dévalant les trottoirs de la MAIN les bras remplis de sacs boutiques, avec I’m Real en background sonore.  Mais en pratique, je galère grave.  Je ne trouve jamais ce que je cherche.  Les mannequins m’inspirent rarement un accoutrement qui sied à ma corpulence (2 mètres de jambes pour 30 centimètres de tronc).

De plus, à chaque fois où mon horloge vestimentaire sonne, c’est toujours l’heure des soldes.  Ce qui veut dire que tout ce qui est disponible en magasin est en rabais et de taille extra extra large.

J’ai récemment vécu un épisode de type « J.Lo en colère dans l’allée des jeans » avec, en fond sonore, Ain’t It Funny.

C’était pas drôle.

Question de m’inspirer, j’ai décidé d’aller voir l’exposition du couturier Jean-Paul Gaultier au Musée des beaux-arts de Montréal.

La Planète mode de Jean Paul Gaultier est la première rétrospective de l’enfant terrible de la mode.

À l’entrée, des vierges, des marins et des sirènes nous accueillent, nous observent et parlent aux visiteurs.  Mais c’est Jean Paul Gaultier lui-même qui présente son exposition accompagné de toute cette populace hétéroclite.  En effet, sur la tête moulée du couturier est projetée sa propre image vidéo, une technologie déjà utilisée dans un bon nombre de spectacles mise en scène par Denis Marleau.

La Planète mode est une exposition et pas une rétrospective où les modèles sont présentés chronologiquement.  Il n’empêche que toute la carrière du créateur défile sous nos yeux.

Les créations sont regroupées par thème : le boudoir, les « seconde peau », les collaborations avec le monde du cinéma et du spectacle…  On est tour à tour amusé, ému, impressionné par certaines pièces de haute couture qui ont demandé plusieurs centaines d’heures de travail.  Jean Paul Gaultier livre un message militant, humaniste, selon lequel la mode est faite pour tout le monde, quel que soit son âge, son ethnie ou sa sexualité.  Il dessine une société utopique dans laquelle on aimerait vivre.

Au fil des tableaux on en apprend sur certains costumes créés pour les plus grandes icônes du spectacle.  Au départ, les célèbres seins coniques de Madonna n’ont pas été créé pour elle, mais pour son nounours Nana.  À l’âge de 5 ans, le couturier était fasciné par les tenues atypiques portées par sa grand-mère.  Cette histoire et bien d’autres anecdotes, réflexions, trouvailles sont à découvrir aux côtés des 140 pièces de haute couture.

J’ai adoré l’exposition, d’autant plus que j’y suis allé sur un coup de tête effroyable, comme J.Lo lorsqu’elle s’est inspirée de la lambada pour son récent hit On The Floor.  Ça ne m’a toutefois pas donné énormément d’idées pour des outfits estivaux…  Certaines pièces restent très loin du prêt-à-porter.  Par contre, j’ai depuis une légère obsession à vouloir me poser des cônes un peu partout sur le corps.  Ça me donne l’air d’être un fan fini de Lady Gaga…

P.S. : Désolé pour la fixation sur Jennifer Lopez.

100% hipster.

100% hipster.

Lieu : ville de Québec.  Âge : 15 ans.  Je vivais à fond mon adolescence avec tout ce qui vient avec : pas grand-chose de positif.  La quête de soi, des autres, vouloir s’affirmer dans la micro-société qu’est l’école secondaire.  Pour des raisons obscures, j’ai souvent fait des choix assez marginaux lors de cette période, comme si ma volonté d’être unique était supérieure à celle d’être dans la gang, accepté, faisant partie de la masse.

En secondaire 3, je m’habillais de noir avec des relents post-punk / pré-emo, tout en cherchant à étancher ma soif de foi et de mysticisme en humant de l’encens.  Avec le recul, c’est weird, mais je me souviens qu’à l’époque j’avais l’intime sentiment d’être dans le real !  Chose certaine, j’aurais été un excellent personnage pour Chambres en ville 8.

C’est ça l’adolescence.  Essayer des trucs, faire des erreurs, tout en accordant une extrême importance à son apparence et à l’image qu’on projette.  Heureusement, avec l’âge, ces préoccupations diminues d’intensités.  Est-ce parce qu’on finit tous par se trouver ?  Peut-être.  Mais reste que depuis mon secondaire, je n’ai jamais senti de regards méprisants ou entendu de paroles désobligeantes en lien avec mon apparence.

À part peut-être cet imbroglio douteux survenu l’été dernier…  Souvenez-vous, l’épisode du douchebag

Et bien non, cette époque ne semble pas tout à fait terminée.  Est-ce parce que j’ai l’air plus jeune que mon âge, donc facilement attaquable sur mon apparence vestimentaire ?  Toujours est-il que j’ai une fois de plus été victime d' »apparence vestimentaire bashing » ce week-end.  Non, on ne m’a pas traité de douchebag (je porte dorénavant mes t-shirts Ed Hardy que pour aller au lit…), mais bien de son contraire idéologique : un hipster.

*fou rire dans la demeure*

Hipster, ce mot à la mode et galvaudé un peu partout dans les médias papier de l’heure semble être devenu la pire insulte qu’un trentenaire puisse dire à un de ses semblables.  Mais qu’est-ce réellement qu’un hipster ?  Grâce à mon ami Google, j’ai découvrir la chose dans le confort de mon appartement de Villeray (quartier hipster en puissance selon certaines sources…  Oops !) :

Les jeunes adultes hipsters s’intéressent à la culture et la mode non-mainstream, souvent en provenance des milieux indépendants anglo-saxons.  Cela comprend plus spécifiquement le rock indie, la musique alternative, les films d’auteurs, les tendances culturelles émergentes en technologie, de sites Internet et une bonne connaissance revendiquée de la langue de Shakespeare.  La particularité des hipsters est d’être considérés comme inclassables, malgré le fait qu’ils reprennent les codes de générations précédentes avec une touche rétro revendiquée.

Cette définition recueillie sur Wikipédia (pas très hipster comme site), m’a éclairé, mais en partie.  Le « hipsterisme » semble être beaucoup plus qu’un code vestimentaire, mais également des goûts culturels très précis.

Oui, j’ai peut-être un look quelque peu rétro et j’adore plugger des mots anglais lorsque je dialogue, mais j’ai aussi beaucoup aimé le film Funkytown et Katy Perry joue en boucle dans mon iPod.  C’est pas très hispter comme goûts culturels…

En résumé : get a life and leave Britney alone for God’s sake.

Airoldi, sors de ce corps !

Airoldi, sors de ce corps !

Il y a présentement une vague de froid intense sur le Québec.  On le sait, on le ressent, on le subit.  Je n’ai qu’une seule envie : m’enfermer chez moi, me mettre des vêtements mous et surfer sur le Web en buvant du chocolat chaud / brûlant.

Ben fais-lé !

Premier constat : mes amis imaginaires sont très agressifs.  Deuxièmement, les Internets ne font que reléguer mes désirs de vêtements mous aux oubliettes.  Et pour cause, la semaine dernière, tous les yeux de la planète mode étaient rivés sur Milan où ont défilé les premières collections masculines automne-hiver 2011-2012.  En tout, 39 défilés/36 marques ont été présentées.  Globalement, ça s’annonce assez sage, mais de nombreuses nouvelles pistes ont néanmoins été explorées.  Les archétypes masculins sont toujours présents, avec une forte dominance pour le bûcheron, le rockeur et l’homme d’affaire New-Yorkais.

Le 100 % british

Des silhouettes au chic impeccable, tout droit sorties d’un roman d’Oscar Wilde ou d’une garnison napoléonienne, j’aime !

Il suffit de regarder ces sublimes manteaux, vestes sans manche et chemise au col relevé très haut sur la nuque…

Quant aux jeans taille basse, ils s’arrêtent légèrement au-dessus de la cheville, laissant voir des souliers aux détails rock.

Et la ceinture cloutée ?

Toujours la bienvenue.

De bien belles pièces de vêtements qui, si je les avais sous la main, ne m’empêchaient aucunement d’aller me pavaner downtown, à 30 degrés sous zéro.

Mais ce n’est pas le cas.

Le nouveau dandy

Après la déferlante de la série télévisée Mad Men, il était évident que le look dandy ’50 allait encore une fois être mis de l’avant.

La veste de costume est hyper cintrée, alors que le pantalon s’évase.

Un brin rétro.

Pour le soir, veston en velours noir et chaussures vernies semblent être la panoplie rêvée d’un nouveau dandy au coeur de rockeur.

Beaucoup de noir ainsi que des chaussures au bout pointu.

Mais en même temps, il faut se calmer.

Avant tout ça, il faut laisser passer l’été et ses tendances « english breakfast / j’adore les marinières » et garder le noir pour l’hiver prochain.

D’amour excentrique

Imaginez un homme d’affaires le jour qui, le soir venu, troquerait son costume trois-pièces pour un legging rouge et un blazer bleu marine.

Choc des cultures ?

Les références pop sont nombreuses, des couleurs aux imprimés Mickey ou Coca-Cola.

On nage en pleine chroma thérapie !

Sans oublier les pantalons qui prendraient presque des allures de sarouel.

J’adore, mais pour vivre incognito bien dans sa peau, on oublie ça !

Pour tout de suite : vite, mes joggings mous trois épaisseurs et mon chocolat chaud marshmallow.

Le bûcheron funkytown

Le mythe du pionnier est revu de façon un peu grunge, vêtu de cols roulés sous des blousons à empiècements cuir, des canadiennes.

Assurément le look que je préfère ; au diable la « frilosité » !

Le soir, on laisse tout de même tomber sa peau de vache pour enfiler de petites vestes scintillantes couleur champagne ou orangées.

Chaudes, les couleurs !

Idéalement, on se laissera pousser une barbe, touche finale de ce look vache-friendly.

Total no go.

Total no go.

Le phénomène prenait lentement de l’ampleur.  Avec la sortie du film The Social Network et la montée en héros des geeks informatiques, toute personne branchée respectable se doit maintenant de porter des lunettes à grosse monture noire, tout comme Justin Timberlake lors de la première du film.

Le look a été adopté par plus d’une vedette depuis.  Mais lorsque la tendance se rend jusqu’à Justin Bieber, ça devient alors un problème gênant.

Le jeune chanteur au visage de bean a décidé de porter lesdites lunettes le 31 octobre dernier en guise de déguisement d’Halloween.  Mais depuis, il n’a plus jamais quitté son costume, arborant fièrement ses montures à titre de nouveau look officiel.

Au nom de tous ceux qui portent des lunettes semblables, je dis : câlisse !

100% douchebag.

100% douchebag.

Cette fin de semaine, j’ai été victime de douchebag bashing.  Je sirotais calmement un thé au goût de cassis tout en écoutant le dernier succès du groupe Sens dans mon iPod, couché sur l’herbe du chic Square Berri, quand un garçon aux pantalons turquoise cigarette et à la moustache de policier cochon m’a interpellé en me traitant et je cite : « d’ostie de douchebag ortho ! »

Pour le côté ortho, j’avoue qu’il faisait un peu chaud pour boire un thé.  1–0 pour le fan de rock indie wannabe Michael Cerra.  Par contre, pour le douchebag, je n’avais jamais entendu cette expression.  Perplexe j’étais.

Mais qu’est-ce qu’un douchebag ?  En gros, c’est une insulte anglo-saxonne qui peut se traduire par idiot.  Dans le langage urbain, un douchebag n’est rien de moins que :

Someone who has surpassed the levels of jerk and asshole, however not yet reached fucker or motherfucker.

Oui, je sais, c’est assez violent.

Sur l’île de Montréal, les douchebags sont plutôt tous ceux qui habitent une région non loin éloignée telle que Laval, Brossard, ou Pointe-Calumet et qui viennent se dégourdir les muscles et autres membres dans un bar hip de la rue Crescent.  Parfum Ferrari, bronzage orange et gaminets Ed Hardy sont à l’honneur sur ces hommes over proportionnés des biceps.  Souvent, la gent féminine accompagnant ces magnats du style portent les cheveux noirs accompagnés de grosses mèches blondes chunky, ainsi qu’une camisole blanche, au cas où un concours de wet t-shirt se déclarerait ; il faut être prête à tout moment !

Dans mon cas, mon vieux Ed Hardy acheté en 2006 aura eu raison de ma réputation.  Ça m’apprendra à garder mon vieux linge !

Le vidéo qui suit montre bien ce que c’est qu’un 100% douchebag.  Si la chanson vous énerve trop, baissez le volume.  L’important, ce sont les images.

Lady Gaga se fait ramener sur Terre.

Lady Gaga se fait ramener sur Terre.

Grâce à la chanteuse et à ses énigmatiques outfits, je peux aujourd’hui offrir un nouvel en-tête à mon blog.

Fraîchement arrivée à l’aéroport de Londres, la Gaga avait jugé bon d’enfiler des chaps de cowboy accompagnés d’une longue traîne de cuir ainsi que des plateformes shoes la portant à environ 35 cm du niveau du sol.  Mais lorsque ses bottes se sont entortillées dans ce qui lui servait de robe à ce moment-là, c’est tête première que Lady a chuté, propulsant alors ses joues au niveau du gyproc.

« Elle ne savait plus où se mettre », a confié un badaud.