Deuil 2.0

Deuil 2.0

Samedi dernier, je me suis volontairement enfermé à double tour dans une salle de montage.  J’avais besoin de travailler, d’avancer mes projets sans être dérangé par le monde extérieur.  C’est qu’il est maintenant difficile de rester concentré avec toutes les stimulations qui nous entourent sans cesse.

Vers 20h, j’ai pogné un petit down.  Mes ralentis ne donnaient pas vraiment l’effet escompté…  Un peu las, j’ai été tenté de remonter à la surface, de retrouver la civilisation urbaine, seulement quelques secondes…  Mon téléphone était sur là, sur la table, essayant de me séduire avec ses nombreuses apps et sa connexion Wi-Fi.

Je l’entendais m’appeler de sa voix douce, un peu rauque…  (Oui, mon téléphone a une voix de France Castel.)

Hellôôô…  Viens toucher mon écran, tu vas aimer ça…  J’ai INSTAGRAM !!!

L’idée de prendre en photo le clavier d’ordinateur et d’y mettre un filtre vintage donnant l’impression qu’elle a été prise en 1954 m’a séduit.  J’ai donc succombé et j’ai ouvert mon téléphone.

Poussé par un instinct, une force mystique, ou tout simplement parce que ma mémoire à court terme défaillante m’a fait oublier pourquoi j’avais mon téléphone dans les mains, je me suis garroché sur Twitter.

Tsé, quand tu t’attends à rien.  Là, partout, le même et unique tweet :

Whitney Houston found dead at age 48. #RIPWhitneyHouston

Ça sentait le canular à plein nez.  Pour valider ces sources, je me suis illico dirigé sur mon Facebook.  Là, je n’avais aucune notification particulière.  Par contre, dans mon news feed, un sujet : Whitney Houston était bel et bien morte.

Quelques contacts avaient déjà placé le visage de la dite chanteuse en guise de photo de profil.  Les statuts allaient d’un hommage à l’autre.  Du très senti, au limite pathos, mais toujours 100% divertissant.  En voici un best of.

Whitney, ça fait quelques heures que tu nous as quittés et tu me manques déjà trop.  Je suis incapable d’arrêter de pleurer.

C’est quand même étrange la mort…  Pourquoi les vedettes meurent-elles ?

Personne n’a le droit de pleurer Whitney.  Personne n’était là pour elle depuis 10 ans, sauf peut-être les gays.

Je préparerais une vidéo hommage.  Mais j’n’ai pas le temps, faut que je fasse le souper.

Go habs go !!  On a peut-être perdu Whitney, mais pas question de perdre la game.

Bouleversé par cette effroyable nouvelle (pas tant), j’ai quitté la salle de montage, je suis retourné chez moi et je me suis commandé du St-Hubert.  La bouche remplie de poulet et de sauce brune, j’ai passé la soirée à regarder des vidéos de feu Whitney sur YouTube, tout en alternant avec la lecture d’articles trash trouvés sur TMZ ou sa décente aux enfers était analysée AVEC DES PHOTOS.

Jamais je n’ai pensé ouvrir la télévision pour avoir de l’information supplémentaire.  Maintenant, c’est sur les réseaux sociaux que je m’informe.  Et je ne crois pas être le seul.  Cette constatation est plutôt intéressante.

Et même si Denis Lévesque analyse comment la diva s’est pété la face dans son bain, moi je reste sur mon news feed.

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En manchette.

En manchette.

C’est Noël.  Je suis en vacances chez mes parents.  Bref, c’est le total pied !!!

Je mange beaucoup, fais la grasse matinée, regarde la télévision d’une façon passive (je ne contrôle pas la télécommande).  Aucune télé-réalité américaine traduite, ni musicographie québécoise…  Ici, RDI est roi (mage) et maître des stations télé.  On s’informe sans répit, ad nauseam, 24 heures sur 24.

Ces jours-ci, les speakerines n’offrent pas des nouvelles très festives…  À part le spécial bloopers animé par Joël Legendre, le reste du contenu est plutôt du domaine « ce soir j’ai de la peine, il s’est pendu dans un jardin de Vienne ».

Une vague d’attentats au Nigeria le jour de Noël a fait 35 morts, dont un kamikaze.  Ces attaques revendiquées par une secte islamiste ont visé des églises catholiques remplies.

Un attentat-suicide fait près de 20 morts dans le nord-est de l’Afghanistan.  Un kamikaze a visé une cérémonie de funérailles, visant principalement des civils.

La Corée du Nord se prépare à de grandioses funérailles pour son dirigeant défunt Kim Jong « Deux », tandis que six millions de nord-coréens meurent de faim dans les campagnes.

Une méduse immortelle sème la panique dans le monde scientifique.

La chanteuse Ima caresse d’importants projets pour 2012.  La pétillante interprète lorgne de plus en plus du côté du septième art et rêve de jouer au grand écran.

Bref, que des nouvelles déprimantes qui me font perdre confiance en l’espèce humaine.

UNE MÉDUSE IMMORTELLE !?!

Yep.

Son nom : méduse Turritopsis nutricula.  Découverte pour la première fois dans la mer des Caraïbes, elle se répandrait à présent dans toutes les mers du globe.  D’après des recherches scientifiques, elle serait le seul être vivant immortel.  Ainsi, cette méduse serait capable de remonter le temps, passant d’une phase de vie avancée à une phase de vie plus jeune, en reconfigurant ses cellules défaillantes en cellules neuves et parfaites.

Inconnues durant fort longtemps, ces méduses hautement singulières évoluent uniquement dans les profondeurs marines.  Comme elles ne peuvent pas mourir, elles se sont multipliées à travers les océans du monde entier, provoquant une panique presque surnaturelle dans la communauté scientifique internationale.  Nous nous préparons à une jellyfish invasion !

Les études menées sur la méduse Turritopsis nutricula ont poussé les scientifiques à trouver un moyen de reproduire le processus de renouvellement des tissus chez les êtres humains, voir même à redonner la vie…

Par ailleurs, cette méduse immortelle possède la réponse qui permettrait de guérir l’homme de toute maladie en créant des médicaments antivieillissement.

Cette découverte est emballante et terrifiante à la fois.  Elle ouvre la porte à un questionnement éthique face à l’immortalité des humains…

Pour tous ceux qui me trouvent trop intense avec mes sujets scientifiques, c’est ce que provoque chez moi un abus de dinde.  Ceci dit, je vous offre aujourd’hui un vidéo best of des meilleurs fails YouTube de 2011.  Alors, mettez votre cerveau à OFF, oubliez les attentats et appuyez sur PLAY.

Sait-on jamais, grâce aux méduses Turritopsis nutricula, ces êtres surhumains pourront peut-être exécuter leurs cascades jusqu’à la nuit des temps…

Totalement indigné !

Totalement indigné !

Je suis choqué, insulté, outré.  Je suis un INDIGNÉ !!!

Voilà les mots que j’ai hurlés dimanche matin en me réveillant à l’intérieur d’une tente remplie de seringues et de condoms souillés.  Visiblement, je sortais d’un coma éthylique qui perdurait depuis quelques jours déjà.

Comment m’étais-je retrouvé dans un campement de fortune en plein coeur du Square Victoria ?  Et surtout, pourquoi avais-je l’inscription « Occupy 4ever » tatouée près du pubis ?

Je me souviens avoir pris le train en direction de New York jeudi dernier afin de participer à la parade commémorant les deux mois de l’aventure d’Occupation Double au Portugal.  À ma grande surprise, j’y ai rencontré Anne Hathaway, également fan finie de la populaire télé-réalité.

– Hey Anne, c’est qui ton coup de coeur dans l’aventure cette année ?
– What ?
– Who is your punch of heart ?  Do you like Dave the Duck and his Hot Deal ?

Avant même qu’Anne ait eu le temps de me répondre, j’ai été frappé par une matraque de policier.

Le reste de mon séjour new-yorkais est flou…  Je me souviens avoir été enfumé dans une cage, discuté avec Richard Latendresse et mangé du gruau DANS UNE BARRE.

J’ignore de quelle façon je suis revenu à Montréal.

Le mouvement de contestation pacifique Occupy Wall Street a débuté à New York le 17 septembre dernier.  La population décide alors d’occuper jour et nuit le parc Zuccotti afin de s’opposer au sauvetage des banques avec les fonds publics, aux expulsions de logements par ces mêmes banques et au taux élevé du chômage américain.

Nous sommes les 99 % qui ne tolèrent plus l’avidité et la corruption des 1 % restant !

Le 15 octobre, le mouvement a pris une envergure internationale et il s’étend maintenant dans près de 1 500 villes de 82 pays différents.

Depuis quelques jours, Occupy Wall Street semble perdre de son souffle.  Plus près de nous, Occupons Montréal est carrément à l’agoni.  Les médias nous bombardent encore d’informations à propos du mouvement, mais au lieu de parler de son message ou de ses revendications, ils préfèrent mettre l’accent sur le problème des sans-abri, des toxicomanes et autres personnes souffrant de problèmes de santé mentale qui sont désormais plus nombreux à la Place du Peuple que les émules du mouvement new-yorkais.

Occupy Wall Street s’essouffle, mais il a certes ouvert l’esprit d’un bon nombre de la population mondiale sur les dangers d’un capitalisme financier outrancier.

Les réalisateurs Velcrow Ripper et Ian MacKenzie sont au coeur d’Occupy depuis le jour un.  Velcrow a couvert l’histoire à New York alors que Ian film les échos du mouvement à travers tout le Canada.  Ensemble, ils préparent un long métrage documentaire, Occupy Love, pour 2012.

Les images sont directes, les mots proviennent des personnes présentent sur le terrain.  Le message est définitivement plus clair que lorsqu’il est expliqué par un toxico au TVA 17h.

* Notez que je ne me suis pas réellement piqué dans une tente du centre-ville pendant tout le week-end.  J’étais beaucoup trop occupé à écouter des épisodes de Glee, chez moi, en mangeant des cornichons marinés.

Ça va ?

Ça va ?

Le métro était bondé.  Station Place-des-Arts, 17h30, il fallait jouer du coude pour entrer dans un wagon, mais c’est la norme et personne ne s’en formalise.  L’épreuve réussie, le train était sur le point de partir lorsqu’on m’a soudainement poussé contre le mur.  Je me suis retourné et j’ai aperçu l’homme aux réflexes disproportionnés qui me souriait, un peu bêtement.  Il s’est approché de moi.

– Je peux toucher à ta barbe ?
– Pardon ?
– Je peux toucher à ta barbe ?
– Ma barbe ?  Euh…  Pourquoi ?
– Je peux toucher à ta barbe ?  S’il te plaît…
– Euh…  Non.
– Envoye donc, juste un bout.
– Non.

J’avais réellement cette conversation avec un homme qui, sans être un expert en la matière, semblait avoir un grain.  Autour de nous, plus personne ne parlait.  Tous étaient obnubilés par leur journal, leur iPod à off ou toute publicité affichée dans le wagon, que tu vois à tous les jours depuis six mois, mais que tu as plus que jamais le goût de décortiquer, surtout quand un fou braque est à côté de toi.

– Pourquoi tu veux pas me laisser toucher à ta barbe ?
– …
– Tu le sais-tu que j’ai pas toute ma tête ?
– …
– Tu le sais-tu que j’aime ça faire des affaires avec une chainsaw ?

Là, c’est la partie où, normalement, je serais hilare.  Come on, une chainsaw ?!?  Mais pourtant, dit à cinq centimètres de ta face, c’est pas drôle pantoute.

– ENVOYE, LAISSE-MOI TOUCHER À TA BARBE !!!

Lorsqu’il a commencé à hurler, c’est le moment où tous les passagers du wagon ont décidé de se tasser, d’aller ailleurs, le plus loin possible de moi et de mon charmant admirateur.  Le tout, évidemment, de la façon la plus naturelle et nonchalante du monde.

Celui qui en pinçait grave pour ma pilosité faciale m’a crié après pendant tout son trajet qui a duré trois stations.  Rendu à destination, il a touché ma barbe et est parti en me faisant un fuck you.

J’étais pas ben.

Après le départ de mon interlocuteur, les gens autour de moi ont recommencé à parler.  Un gars est venu me voir.

– Wow, je sais pas comment t’as fait.  Le gars était fucking weird, man.
– J’avais remarqué.
– Il aurait vraiment pu te péter la gueule.  J’aurais freaké ben raide à ta place.

Oui j’ai eu peur.  J’ai eu la chienne de ma vie.  J’ai vraiment pensé qu’il allait finir par sortir un couteau de sa poche (ou sa fameuse chainsaw).

Être effrayé à ce point avec des dizaines de personnes autour de moi ?  C’était la première fois.

Jusqu’où mon nouvel ami cray-cray aurait-il pu se rendre avant qu’une personne vienne à mon secours.  Pas comme un super-héros, mais comme un humain : « Je suis là ».

Hier, dans le métro de Montréal, à l’heure de pointe, j’étais fucking tout seul.

Quoi dire, quoi faire ?  Comment réagir dans une situation comme celle-là ?  J’ai cherché des sites Web à ce sujet, en vain.  Tout ce que j’ai trouvé, c’est des conseils afin d’abattre les préjugés face à la maladie mentale.

Il fait beau dans l’métro.

Il fait beau dans l’métro.

J’ai vraiment passé un superbe week-end !

Le mois d’avril étant définitivement propice aux enfantements, j’ai célébré vendredi soir les anniversaires de plusieurs amis, porté par l’enthousiasme d’une température clémente.  Quelques cocktails, d’intenses conversations, un dancefloor en feu…  Bref, une soirée parfaite !

Le lendemain, mon mal de tête et moi sommes partis communier avec la nature.  Les montagnes de Charlevoix étant un peu trop loin, je me suis rabattu sur un boisé sauvage de Laval.  Un charmant couple de canard m’a souhaité la bienvenue sur leur territoire, une clairière peuplée d’une colonie d’escargots à coquilles roses.  Il ne manquait que des petits bambis pour compléter le tableau et me donner le goût de chantonner quelques hits tirés de la Mélodie du Bonheur !

Totalement comblé et heureux, (mon mal de tête ayant disparu), je suis rentré chez moi en utilisant comme à mon habitude le transport en commun de Montréal.  Le métro c’est sua coche !  Dans mon iPod, Céline s’époumonait en affirmant à quel point elle était « alive ».

When you call on me
When I hear you breathe
I get wings to fly
I feel that I’m alive

Prochaine station : Jean-Talon

Me levant de mon siège pour sortir à la prochaine station, j’ai été soudainement propulsé vers l’avant du wagon, le train s’étant brutalement arrêté.  Quelques secondes plus tard, les lumières se sont éteintes.  Tous les passagers se regardaient, une interrogation aux creux des yeux.

L’horreur.  Une jeune fille était sous le train.

Le suicide dans le métro est un sujet tabou.  Ce qui n’empêche pas plusieurs désespérés de passer à l’acte.  Environ 30 tentatives de suicide ont lieu chaque année dans le réseau souterrain.

Près des deux tiers des personnes qui se jettent devant un métro ne meurent pas.  Elles s’en sortent avec des blessures importantes qui les laissent, après avoir enduré d’extrêmes douleurs, avec un handicap permanent ou des séquelles graves.

La Société de Transport de Montréal a choisi de faire des campagnes de sensibilisation à l’interne.  Le Service de Police de la Ville de Montréal préfère ne pas aborder publiquement la question.  Même l’organisme Suicide Action Montréal se fait avare de commentaires sur les nombreuses tentatives effectuées chaque année.  Les suicides dans le métro augmenteraient lorsqu’on en parle, à ce qu’il paraît.

Des passagers avaient ouvert les portes de sécurité du wagon pour en sortir.  Sur la rame du métro, le spectacle était encore plus terrifiant.  La voix étouffée d’une jeune femme sortait d’entres les roues du train.  Des dizaines de spectateurs terrifiés, immobiles.  Un chauffeur de train ne sachant pas trop comment camoufler sa panique.  Des jeunes en état de choc, d’autres filmant la scène avec leur téléphone mobile…  Et moi.

Jean-Talon, c’est ma station.  Égoïste, impuissant, je suis reparti chez moi, le coeur lourd d’une tristesse floue et accompagné d’une envie de revoir tous mes amis que je venais pourtant tout juste de quitter.  Et Céline chantait encore :

When you bless the day
I just drift away
All my worries die
I’m glad that I’m alive

« Au secours ! » – une gypsy de la nuit

« Au secours ! » – une gypsy de la nuit

Je viens d’une famille tout à fait normale.  En fait, c’est ce que je crois.  Mais il semblerait que certaines de nos traditions soient un peu plus inusitées que dans d’autres dynasties.  Moi, je ne m’en rends pas compte, je manque de recul…

À Noël, pour obtenir ses cadeaux, chaque membre de la famille doit répondre à deux questions portant sur les sciences, la géographie ou la culture générale.  Après une première question, on peut tenir le cadeau dans ses mains.  La deuxième question répondue, on le déballe.  Et les passe-droits sont formellement interdits !

À la fête des mères, on va manger un burger smoked meat chez Ashton.  Ça, j’avoue que c’est weird, mais on y tient !

Quand un proche décède, on s’habille de noir et on va l’enterrer dans un cimetière, tout près d’autres membres de la famille qui ont trépassé précédemment.  Cette tradition n’est pas très exclusive à notre famille, mais on y tient aussi !

Une autre tradition, non officielle cependant, est d’offrir à ma mère le livre annuel d’astrologie d’Andrée D’amour.  Ainsi, elle peut prendre le pouls de nos vies à distance et nous envoyer des messages subliminaux lorsque s’annonce un événement dramatique, ou un plan foireux.  Ça aussi c’est commun à plusieurs familles, mais comme ma mère se fie à la science occulte des astres, il faut la croire.

Depuis trois ans, elle ne me prédit pas d’année extraordinaire.  Ça fait trois ans que je tourne en rond.  La preuve irréfutable est faite, l’astrologie dit vrai !

Une récente nouvelle a eu le culot de venir déstabiliser ma foi inébranlable envers les signes du zodiaque en prétendant une confusion céleste, une zizanie totale et complète dans l’astrologie.

Depuis la création de l’astrologie, il y a des millénaires, l’axe gravitationnel de la lune a fait osciller la terre et a engendré un mois de décalage dans l’alignement des étoiles.  Ainsi, un nouveau signe a tout naturellement fait son apparition : le Serpentaire.

L’astrologie étant née 3000 ans avant Jésus Christ, nous savions depuis longtemps qu’il y aurait des problèmes.  Les Babyloniens avaient 13 constellations et ils ont décidé d’en supprimer une.  C’est ce qui explique la présence du serpentaire dans le nouveau calendrier.

Mais alors, comment Andrée D’amour a-t-elle pu prédire que j’aurais un rhume le 4 janvier, alors que je ne suis plus capricorne, mais sagittaire !?!

Méga WTF !

Moi qui me définit comme une capricorne ascendant capricorne depuis des années, voilà que je serais plutôt un sagittaire à l’ascendant encore inconnu à cause des satanés Babylonniens.  Tout cela est absurde et me terrifie au plus haut point.

Et qui sont ces serpentaires ?  Quelles sont leurs caractéristiques ?  Sont-ils compatibles avec moi ?  Crachent-ils du venin ?  Ont-ils un lien avec le maléfique Drago Malefoy de Poudlard ?

Comment ma mère fera-t-elle maintenant pour me prédire l’avenir si tout ce que raconte Andrée D’amour ne sont que balivernes et délires psychotiques profonds ?

Je me console.  Au moins, je ne suis pas devenu un vulgaire poisson.  Ça, je pense que je ne m’en serais jamais remis.  JAMAIS.

Le miracle de la vie et mon panini.

Le miracle de la vie et mon panini.

Je suis confus.  Pas que je dois absolument avoir une opinion sur tout, mais être dans le flou par rapport à ce que je pense d’une situation, je n’aime pas ça.  Pire, quand ça m’obsède pendant plus d’une journée, il y a matière à thérapie.

Résumons l’intrigante et Ô combien délicate situation.

J’étais dans un petit café.  J’y mangeais un délicieux panini BBQ accompagné d’un chili con carne relativement piquant, merci.  J’avais le nez bouché, je cherchais à le provoquer avec de la nourriture enflammée.  Résultat : aucun.  Mais alors que j’étais en plein comestible travail, ma voisine de table a senti l’urgent besoin de nourrir son bambin, non pas d’une petite purée de fruits écrapous, mais de son lait maternel à même le mamelon.  Le bébé s’en est donné à coeur joie et avec raison.

Non, le problème n’est pas encore arrivé.  Au cas où…

Le bébé, poussé par l’extase que lui a provoqué l’ingurgitation du lait évalué à plus de 3,5 % de matières grasses, a sans honte délicatement rejeté le contenu entier de ses petits intestins, le tout reposant dans sa couche.  Il était repu, libéré, FREE !

Non, il n’y a encore aucun problème là, mais ça s’en vient !

Le temps que mon nez congestionné détecte la dite évacuation bambine = 15 secondes.  Le temps avant que sa mère s’en aperçoive/réagisse/fasse de quoi = ensemble vide.

Car même après avoir terminé d’offrir à son bébé le déjeuner qui lui était dû, elle s’est mise à fixer l’horizon, le regard vide, telle une victime captive d’un violent syndrome post-partum.  15 minutes plus tard, tous mes voisins s’échangeaient des regards de frayeur, terrorisés par l’odeur de nourriture morte ruinant alors leur propre moment de pause/dîner/tendresse.  La jeune mère resta stoïque et décida de regaver de plus belle son enfant.

J’aurais tué pour un peu de Febreze !

Récemment, une mère s’est fait montrer la porte d’un commerce montréalais alors qu’elle était en train d’allaiter son enfant.  Elle s’est indignée du traitement qu’elle a reçu et le récit de cet événement qu’elle en a fait sur son blog a soulevé l’ire de nombreuses autres mères.  Elles organiseront, le 19 janvier prochain, un allaitement collectif dans la boutique concernée, un endroit où l’on y vend des vêtements pour enfants.  En vertu de la charte canadienne des droits, le droit d’allaiter en public est protégé.

La vue d’une femme qui allaite ne devrait pas être dérangeante.  D’autant plus dans une boutique pour enfants.  Mais une femme qui déprime dans un café public et qui reste de glace avec un enfant aux odeurs qui ne demandent qu’à sortir d’une couche pleine, est-ce acceptable ?  Devons-nous célébrer ensemble la magie du froc odorant de bébé ?

Je vous l’ai dit, je suis confus.  Même après toutes ces heures de réflexions, je ne sais toujours pas quoi penser de la situation…  Tout ce que je sais, c’est que son bébé puait en tabarnak et que j’avais malgré tout le nez bouché !

PS : Je me sens comme Denise Bombardier avec mes débats à l’importance proche du zéro.