Pekoe’s Abbey.

Pekoe’s Abbey.

J’ai redécouvert le thé.  Ça peut sembler anodin comme déclaration, mais je vous jure que dans mon cas, ce sont de réelles retrouvailles.  En fait, c’est comme de revoir son ex après dix ans en se disant qu’il a bien fait d’aller prendre de l’expérience ailleurs.

Ce n’est pas pour rien que les Japonais en font toute une cérémonie.  Boire du thé, c’est un rituel.  Dans mon cas, ça se fait avec : l’infuseur magique 36 oz de Davids Tea, une tasse en céramique de chez Starbucks (ouais, je ne peux quand même pas tout changer du jour au lendemain), et quelques feuillages appropriés offrant alors à mon eau bouillante un arôme exquis, un goût velouté…  Une expérience du TONNERRE DE DIEU !

Et comme je ne fais jamais les choses à moitié, c’est avec un veston cravate, des souliers vernis et un monocle que je déguste mon thé, tasses après tasses, tout en regardant Downton Abbey.

GROS coup de coeur pour cette série télé britannique qui vient tout juste d’arriver en version française sur les ondes de Radio-Canada.  Évidemment, c’est avec mon excès légendaire (et mon dégoût pour les traductions made in PARIS) que je me suis acheté les trois saisons en DVD.

En une semaine, je suis passé de 1912 à 1921.  Il me reste un épisode à regarder…  Je sens que le deuil sera difficile…

Développée en Angleterre, la série est une idée originale de Julian Fellowes et met notamment en vedette Hugh Bonneville, Elizabeth McGovern et Maggie Smith.  Tournée en grande partie à Londres, elle s’est attiré un concert de louanges un peu partout sur la planète.

Saga historique ambitieuse, Downton Abbey dépeint le quotidien de la famille Crawley, un richissime clan d’aristocrates, et de ses domestiques.  En 1912, le comte de Grantham et son épouse Cora voient leur destin chamboulé par la disparition de leurs deux principaux héritiers, morts dans le naufrage du Titanic.

*et c’est ici que la flûte de My Heart Will Go On embarque…*

Puisque le couple n’a que trois filles et qu’il est hors de question qu’elles héritent de quoi que ce soit (la loi de l’époque stipulant que les femmes ne peuvent être considérées comme des héritières potentielles), il compte léguer le vaste château de Downton Abbey, ainsi que son immense fortune, à un nouveau successeur.  Son choix se porte sur un lointain arrière-petit-cousin, Matthew Crawley.

Avocat de formation, celui-ci devra aller s’installer, en compagnie de sa mère, au domaine de Downton Abbey, et assimiler les codes de vie très stricts qui régissent les lieux.  Son arrivée ne fera pas l’affaire de tous…  Ce dernier doit de surcroît épouser Mary, l’aînée des filles Crawley, ce qui n’enthousiasme vraiment pas cette dernière.  Disons même qu’elle est en sérieux pétard.

Downton Abbey sera diffusée tout l’hiver, les samedis à Radio-Canada.  Sinon, pour les autres, il y a toujours les DVDs.

Sur ce, je quitte pour aller écouter le dernier épisode.  Le thé est servi.

Signé : Comte Antoine du Pekoe, plus que jamais fier de mon propre sobriquet.

Publicités

Truman Show pour enfants autistes.

Truman Show pour enfants autistes.

Il était 15h49.  Dehors, la neige commençait à tomber sur l’île de Montréal.  Partout, on annonçait la plus grosse tempête du siècle.  (En fait, la plus grosse bordée de neige depuis l’an 2000…  Ce qui s’est avéré exact.)

J’ai le goût du risque, donc je sors.

Je décide de marcher vers l’inconnu.  Je longe Jean-Talon vers l’Ouest, traverse la Petite Italie vers le Sud, m’arrête dans un café pour acheter un latte… pour emporter.  2,95$ + taxes…  3,39$ pour un latte, c’est donné.  Je laisse donc 10¢ de pourboire.

Je salue le barista dans sa langue natale, car OUI, je parle italien.

Je descends le boulevard St-Laurent, toujours à la recherche de ses trottoirs de bois si longtemps vantés par Diane Tell dans les années 80.  Je ne les trouve pas, il y a trop de neige.

Arrivé devant le 3499 St-Laurent, une force occulte me pousse à dévier vers la gauche, rue Sherbrooke.  Il vente, il fait froid comme le criss, mes lunettes sont embuées à un point tel que je ne vois plus du tout où je m’en vais.  C’est risqué et extrême; je me reconnais !

*pouet pouet*

Les cols bleus de la ville de Montréal sont toujours si gentils.  Si je n’avais pas eu le réflexe de me protéger en lançant mon latte sur la gratteuse à neige qui s’élançait vers moi, j’aurais été taillé si fin que l’on aurait facilement pu m’apprêter en salade.

Le chauffard, payé à un salaire mirobolant, conduisait un véhicule immatriculé 349 9BS.

Ensuite, j’ai perdu le fil…  Je me souviens d’avoir mangé chez Pita Pit, halluciné Lara Fabian dansant la polka, et tourné trois fois sur moi-même avant de continuer ma route à 349° du lampadaire vintage le plus proche.

Mais c’est lorsque je suis entré au Archambault et que j’ai vu le DVD de la première saison de la télésérie Touch à 34,99$ que tout s’est illuminé.

15h49 = 3.49$ = 3499 = 349° = 34,99$ = tel est mon destin

Cette série de chiffres était la mienne.  Ils étaient tous interreliés afin de m’aider à accomplir mon destin : découvrir la toute dernière série mettant en vedette Kiefer Sutherland.

Touch est une série fantastique qui, dès son premier épisode, nous semble étrangement familière.  C’est que le point de départ n’a rien de bien original : un ex-journaliste est traumatisé par la mort de sa femme dans les attentats du 11 septembre 2001.  Seul, il tente désespérément d’élever son fils de 11 ans, Jake, qui est autiste et muet.

Mais l’enfant a un secret.  Obsédé par les chiffres, il est capable de percevoir les connexions invisibles entre les gens et ainsi dénouer les fils du destin afin de prédire le futur.

Soyons très clairs : l’histoire de Touch est complètement tirée par les cheveux, mais le scénario est si bien écrit qu’on finit par y croire, réellement.  À l’instar des films d’horreur qui nous poussent à avoir peur qu’on se fasse trancher la tête pendant notre sommeil, Touch nous amène à réfléchir.  Et si tout était réellement écrit d’avance ?  Nos envolées émotives et nos douloureuses épreuves accompagnées d’une trame sonore épique ?

Petite-Patrie Horror Story.

Petite-Patrie Horror Story.

3h17 du matin.  Je me réveille en sursaut, convaincu d’avoir entendu un bruit m’ayant extirpé de ma torpeur.  Il fait relativement froid dans ma chambre, j’entends le vent souffler dans les arbres…

*BANG*

Encore ce bruit, mais là, je suis certain de l’avoir entendu.  Il provient de ma porte d’entrée qui est ouverte et claque au vent.  Avais-je oublié de la fermer avant d’aller au lit ?  S’était-elle ouverte toute seule ou pire, est-ce que quelqu’un était entré dans mon appartement ?  Étais-je victime d’HOME INVASION ???

Avant de fermer la porte à double tour, j’ai eu le temps d’échanger un regard avec un homme sortant du peep show situé en face de chez moi.  Il semblait désorienté et ressemblait étrangement à Sophie Thibault en suit de moto.  Voulait-il me confier les dernières grandes lignes de la commission Charbonneau ?

Incapable de me rendormir, le robinet de ma salle de bain laissait s’échapper une goutte d’eau aux 15 secondes.  En entrant dans la pièce, je m’aperçois que le robinet ne coule pas, mais que quelqu’un au nez semi bouché respire derrière moi, dans mon bain.  L’adrénaline dans le tapis et prêt pour le combat, je prends le premier objet contondant à ma portée (un fer à repasser), je tire le rideau de douche et m’élance vers mon agresseur en poussant un immense :

Aïyyyaah !

Le bain était vide.

Après ce nouvel épisode plus ou moins glorieux de ma vie, je me suis questionné sur ma santé mentale.

Peut-être devrais-je arrêter de contrôler ma régularité avec des médicaments.  Peut-être que j’écoute trop de télé.  Je dois avouer que la semaine dernière, je me suis tapé la première saison complète d’American Horror Story en deux jours.  Ce fut deux belles journées.

La famille Harmon, composée d’un psychiatre pervers, de sa femme meurtrie et de leur fille satanique, s’installe dans un manoir… hanté, après l’adultère du père et la fausse couche de la mère.  Les esprits rôdent et sont bien décidés à les torturer, afin de les confronter à leurs plus grandes peurs…

Créée par Ryan Murphy et Brad Falchuck (Glee, Nip/Tuck), American Horror Story vous pénètre par les pores, vous met les sens en éveil, vous fascine et ne vous lâche plus.  À moins d’être terrorisé à la vue de la moindre goutte de sang, du premier squelette venu ou du trisomique du coin, il ne me semble pas que l’on puisse être horrifié par ce thriller psycho-sexuel qui suggère bien plus qu’il ne montre.

La distribution est absolument impeccable.  Tous les personnages d’American Horror Story, sans exception, de la voisine psychotique (exceptionnelle Jessica Lange) à la gouvernante provocante (étonnantes Frances Conroy et Alexandra Breckenridge) en passant par le serial killer brûlé vif (toujours parfait Denis O’Hare), sont d’une force incroyable.

American Horror Story repousse les limites de ce qu’il est possible de faire à la télévision en osant le malsain, en déjouant le malin.  Ultra-référencée, elle est une poupée vaudou désarticulée qu’il faudra apprendre à apprivoiser avec le temps, pour qui se sent d’attaque.

C’est le grand soir.

C’est le grand soir.

Lorsque des centaines de milliers d’oies blanches traversent le ciel du Québec en direction de l’Isle-aux-Grues, elles annoncent que la saison du printemps est à nos portes.

Lorsque toutes les chattes du quartier Villeray se réunissent afin d’offrir gratuitement aux citoyens un concerto de miaulements nocturne en Fa dièse mineur, la saison des amours félins est officiellement ouverte.

Lorsque l’on découvre des restes humains découpés et éparpillés sur les abords d’un cours d’eau urbain, c’est que la dernière saison de Dexter sortira très prochainement en DVD.

*sic*

Pardonnez cette effroyable remarque, mais ne serions-nous pas tous soulagés d’apprendre que la tête, le pied et les deux mains retrouvés la semaine dernière dans une rivière de Mississauga, à l’ouest de la métropole ontarienne, n’étaient en fait qu’un plan marketing publicitaire douteux afin de lancer le tout nouveau coffret de la populaire série télé ?

Il n’en est rien.  Malheureusement.

Cependant, la sixième saison de Dexter est réellement en magasin et ce, depuis mardi dernier.  Pour moi, c’est un bonheur de renouer avec M. Morgan, ce personnage tordu mais attachant, et qui ne ferait pas de mal à une mouche.  À moins qu’elle ait auparavant effectué un délit grave de type « j’ai pétri un petit peu ton panini bocconcini ».

Spécialisé dans l’analyse de traces de sang pour la police le jour, tueur en série la nuit, Dexter Morgan n’est pas tout à fait un citoyen américain de base.  Traumatisé dans sa plus tendre enfance, puis recueilli et élevé par un officier de police, il se dit incapable de ressentir la moindre émotion… si ce n’est lorsqu’il satisfait ses pulsions meurtrières que son père adoptif lui a appris à canaliser.  De fait, Dexter n’assassine que les autres tueurs qui sont parvenus à échapper au système judiciaire.  Il se pose donc comme un véritable justicier de l’ombre et, bien que sa soif de tuer lui pèse, il parvient à mener une existence relativement normale et à sauver les apparences auprès de ses collègues, sa soeur et sa petite amie.

L’esprit noir, très noir de Dexter est, depuis sa création, la marque de fabrique de la série.  C’est aussi le principal trait de caractère de son héros, un personnage à double visage, véritable modèle d’un côté, en tant que père et expert médico-légal, mais terrible tueur de l’autre.

Ce cocktail détonnant de macabre et d’humour, teinté de sang et d’introspection, en fait une production originale d’un genre résolument nouveau.  Ainsi, la série s’est imposée comme une référence et a immédiatement remporté l’adhésion des critiques comme du public.  Interprète du rôle-titre, Michael C. Hall a remporté en 2010 le Golden Globe du « meilleur acteur dans une série télévisée dramatique ».

La série Dexter peut-elle avoir une vie après l’épisode Magnotta ?  Malgré certains débats que l’on peut lire, je n’y vois aucun problème.

Au Québec, la chaîne addikTV présentera la première saison en version française dès le 28 août.  Pour les plus up-to-date qui comprennent davantage que l’usuel yes/no/toaster, une septième et avant-dernière saison débutera sur Showtime le 30 septembre prochain.

Les mauvaises herbes de Mme Botwin.

Les mauvaises herbes de Mme Botwin.

Non mais y fais-tu assez beau au Québec cet été !  J’ai le goût de me mettre en CHEST à tous moments !!!  Mais je ne le fais pas.  Je me garde une petite gêne…  Ce n’est pas donné à tout le monde d’avoir la pudeur de ne pas montrer ses mamelons en plein centre-ville.

Couché dans l’herbe du parc Émilie-Gamelin, c’est la tête remplie de réflexions du genre que je sirotais au soleil un frappuccino glacé aux fraises.  (Yark !)  Quand soudain, un badaud arriva.

– Weuuung…
– Je te demande pardon ?
– Tu veux-tu du Weee¨¨¨¨¨… ?  *cough cough*
– WEEDS !!!  Heille, c’est drôle que tu me demandes ça !
– …
– J’ai justement la saison 7 en DVD dans mon sac !
– Ostie de cave.

Y’a un snobisme ambiant au parc Émilie-Gamelin depuis quelques temps…  Est-ce parce qu’il était le point de départ de toutes les manifestations nocturnes contre la hausse des droits de scolarités lors du dernier printemps érable ?!  Chose certaine, depuis, tous ceux qui le fréquentent se prennent pour le bout de la marde.

– Ben là, désolé de ne pas l’avoir en Blu-ray !!
– Va chier câlisse.
– Et toi, va te laver !
– Tabarnak !  Sacre ton camp d’icitte.
– T’as beau aimer le look hippie, y’a des maudites limites à sentir le swing !

J’ai jeté mon frappuccino dans la corbeille à déchet et j’ai quitté le parc avec une dose suffisante de dignité étant donné la situation.  Pendant ce temps, mon agresseur verbal se faisait gentiment matraquer par une police.

C’est qu’ils en ont pris l’habitude, les polices, de frapper sur tout ce qui a un tant soit peu de caractère.  Ça en est même inquiétant…  Mais passons.

Weeds est une série américaine irrévérencieuse racontant l’histoire de Nancy Botwin, une mère de famille habitant le quartier aisé de la banlieue d’Agrestic (une sorte de Sainte-Julie, mais avec encore plus de chihuahuas et de chandails cols bateaux).  Confrontée à une situation financière désastreuse à la suite du décès de son mari, Nancy se lance dans le trafic du cannabis.  En dépit du conformisme ambiant et du fait qu’elle ne connait absolument rien en drogues, son business de cannabis va prendre de l’ampleur… jusqu’à déranger les grosses têtes du crime organisé.

Weeds traite de drogue, de sexe, de politique et de religion, mais toujours avec une dose salutaire de dérision.  Cette comédie audacieuse à l’humour décapant bouscule joyeusement l’univers politically correct de la banlieue bourgeoise.

La qualité des dialogues, l’originalité, l’humour et le côté attachant des personnages (gros coup de coeur pour Andy, le beau-frère) en ont fait l’une des meilleures séries de ces dernières années.  Oui mais voilà, toutes les belles histoires ont une fin et la chaîne Showtime a confirmé que la saison 8 de Weeds serait la dernière.

Télé-Québec diffuse présentement les épisodes de la première saison le samedi soir vers minuit quinze.  À regarder en apéritif.  Et si vous aimez, garrochez-vous sur les DVD !  Parce que j’ai la vague impression que Télé-Québec tirera joliment la plogue à la fin de l’été…  Et puis la traduction française est franchement catastrophique.

Take a kayak.

Take a kayak.

L’acharnement, je m’y connais.  Ça doit être dû à ma tête dure de capricorne.  Abandonner un projet ?  Une option difficile dans mon cas.  Je n’ai jamais été un grand sportif, mais j’ai un fort esprit de compétition… avec moi-même !  Laisser tomber, que ce soit une idée, un rêve, un contrat… est une chose très difficile.  Que dis-je… IMPOSSIBLE !  Au point d’en devenir gossant et hautement désagréable.

L’acharnement, take 1

Madonna en concert à Montréal ?  J’y serai, point barre.  La vente des billets débutait officiellement samedi dernier sur les coups de midi.  Par contre, après les nombreuses préventes offertes une semaine plus tôt à un paquet de compagnies privées, il n’y avait de disponible que des billets avec vue obstruée ou derrière la scène.

J’ai refusé l’idée de passer mon tour.  Je verrai donc Madonna le toupet collé au plafond du Centre Bell, caché derrière deux immenses caisses de son.  Le pied assuré.

L’acharnement, take 2

J’ai besoin d’une coupe de cheveux.  Je suis libre jeudi soir prochain.  J’appelle donc mon coiffeur et lui demande un rendez-vous.

– Ça serait pour une coupe, jeudi prochain, à 17h…
– Hummm…  J’ai déjà quelqu’un.  J’ai une place à 16h par contre.
– C’est que j’ai vraiment des disponibilités de marde.  Je ne peux qu’à 17h…
– Euh…
– Euh…  (Bulle au cerveau…)

Je n’ai pas eu mon rendez-vous.  Mais je ne peux pas garantir que je n’aurai pas moi-même une paire de ciseau dans les mains jeudi prochain, à 17h.

L’acharnement, take a kayak

Les statistiques de visites sur mon blog sont en chute libre.  Mais, telle une Karine Vanasse twittant à la planète entière que sa série Pan Am n’est toujours pas annulée, je ne veux pas m’avouer vaincu.  Je crois en mon projet et je continuerai à papoter autour de mes émotions jusqu’à ce que je crève d’un burn out profond (ce qui ne devrait pas être très long, soit dit en passant).

Ouais, Pan Am ne va pas très bien.  Comme un avion qui pique du nez, la première saison de cette série américaine aura ressemblé à une longue chute interminable, se terminant dans un crash inévitable.  Le 14e et dernier épisode de la saison était proposé et il sera très probablement le tout dernier de cette ambitieuse série, qui raconte les aventures des hôtesses de l’air de la mythique compagnie Pan Am, dans les années 1960.

Soignée, bien jouée et emmenée par un excellent quatuor d’actrices, dont la délicieuse Karine Vanasse, la série n’a jamais trouvé son public.  Après un décollage réussi en septembre dernier, avec plus de 11 millions de téléspectateurs, le show a sombré, semaine après semaine.  Pan Am a depuis longtemps atteint le point de non-retour, mais le réseau ABC, qui croyait beaucoup au programme, a tenu à lui laisser sa chance jusqu’au bout.

On n’a pas retrouvé la boîte noire suite à l’écrasement d’avion.  On ne sait donc pas vraiment pourquoi cette série n’a pas fonctionné.  Personnellement, je l’ai découvert sur le tard grâce au STREAMING ILLÉGAL.  Un coffret DVD devrait bientôt suivre.

Everything gonna be fine…

Everything gonna be fine…

Ma dernière année a été assez surnaturelle.  Télé-visuellement parlant, on s’entend.  J’ai été à fond dans les histoires de vampires avec True Blood, j’ai flirté solide avec les zombies de The Walking Dead…  Et même si elle s’est terminée en 2005, j’aime bien de temps à autre regarder un épisode random de Six Feet Under.

En analysant mes goûts en matière de télé, on peut observer quelques constantes : des morts par centaines et du sang en quantité de type « vari-baril » !

Finalement, ça va pas ben pantoute.

Mode psychanalyse ON

Est-ce que, en écoutant ces émissions, je ne tenterais pas plutôt de canaliser le douloureux chagrin qui m’a assailli à la mort de mon poisson rouge prénommé Varicelle un soir d’octobre 1988 ?  Je revois encore son corps, tordu en forme de « U », flottant à la surface de son bocal…

MAMAAAAAN !!!

Mode psychanalyse OFF

Non.  J’aime ça, c’est tout.

La prochaine série sur ma liste était Dexter, une histoire de tueur en série.  Seulement, je n’étais pas sûr d’avoir le goût d’un truc gore.  Je feelais davantage pour un drama smooth de type « chocolat chaud et vêtements mous ».  J’ai donc sauté par-dessus Dexter et suis allé au deuxième point de ma liste, Brothers And Sisters.

On m’en avait dit énormément de bien, mais bon…  Je croyais que ce n’était qu’une pâle copie de Six Feet Under.  Vrai, la base de la structure narrative est assez semblable, mais nous sommes carrément ailleurs.

Tout commence le jour où le patriarche de la famille Walker meurt subitement d’une crise cardiaque, laissant derrière lui sa femme, ses enfants et sa maîtresse.  Nous suivons donc la vie de chacun des membres de cette famille où oscille joie, peine, coups de coeurs et coups de gueules.

Une des forces de la série est ce savoureux mélange entre drame et comédie.  On passe du rire aux larmes avec cet agréable sentiment de faire partie intégrante de cette famille si singulière.  Chaque personnage est attachant à sa manière.  Le casting est quatre étoiles !

Ici, pas de discours religieux, pas de leçon de morale et surtout pas de caricatures !  Tous les personnages sont typés, mais on se tient loin des clichés.  Un des fils de la famille est gay ?  Ses aventures amoureuses sont traitées sur le même plan que celles de ses frères et soeurs.  Une des filles est républicaine ?  La série aborde avec brio les thèmes du 11 septembre et de la guerre en Irak.  Elle propose même un débat d’idées entre républicains et démocrates.  Là non plus pas de propagande, seulement une peinture fidèle de l’Amérique avec ses qualités et ses défauts.

Sur ABC, la série réunissait chaque semaine une moyenne de plus de cinq millions de téléspectateurs.  Cependant, ce n’était pas assez pour les patrons de la chaîne américaine qui, en mai dernier, ont tout simplement décidé d’annuler la série.  Brothers And Sisters a été remplacée par Pan Am, la nouvelle série rétro mettant en vedette Karine Vanasse et dont les cotes d’écoute ressemblent drôlement aux mésaventures du commandant Piché…