Petite-Patrie Horror Story.

Petite-Patrie Horror Story.

3h17 du matin.  Je me réveille en sursaut, convaincu d’avoir entendu un bruit m’ayant extirpé de ma torpeur.  Il fait relativement froid dans ma chambre, j’entends le vent souffler dans les arbres…

*BANG*

Encore ce bruit, mais là, je suis certain de l’avoir entendu.  Il provient de ma porte d’entrée qui est ouverte et claque au vent.  Avais-je oublié de la fermer avant d’aller au lit ?  S’était-elle ouverte toute seule ou pire, est-ce que quelqu’un était entré dans mon appartement ?  Étais-je victime d’HOME INVASION ???

Avant de fermer la porte à double tour, j’ai eu le temps d’échanger un regard avec un homme sortant du peep show situé en face de chez moi.  Il semblait désorienté et ressemblait étrangement à Sophie Thibault en suit de moto.  Voulait-il me confier les dernières grandes lignes de la commission Charbonneau ?

Incapable de me rendormir, le robinet de ma salle de bain laissait s’échapper une goutte d’eau aux 15 secondes.  En entrant dans la pièce, je m’aperçois que le robinet ne coule pas, mais que quelqu’un au nez semi bouché respire derrière moi, dans mon bain.  L’adrénaline dans le tapis et prêt pour le combat, je prends le premier objet contondant à ma portée (un fer à repasser), je tire le rideau de douche et m’élance vers mon agresseur en poussant un immense :

Aïyyyaah !

Le bain était vide.

Après ce nouvel épisode plus ou moins glorieux de ma vie, je me suis questionné sur ma santé mentale.

Peut-être devrais-je arrêter de contrôler ma régularité avec des médicaments.  Peut-être que j’écoute trop de télé.  Je dois avouer que la semaine dernière, je me suis tapé la première saison complète d’American Horror Story en deux jours.  Ce fut deux belles journées.

La famille Harmon, composée d’un psychiatre pervers, de sa femme meurtrie et de leur fille satanique, s’installe dans un manoir… hanté, après l’adultère du père et la fausse couche de la mère.  Les esprits rôdent et sont bien décidés à les torturer, afin de les confronter à leurs plus grandes peurs…

Créée par Ryan Murphy et Brad Falchuck (Glee, Nip/Tuck), American Horror Story vous pénètre par les pores, vous met les sens en éveil, vous fascine et ne vous lâche plus.  À moins d’être terrorisé à la vue de la moindre goutte de sang, du premier squelette venu ou du trisomique du coin, il ne me semble pas que l’on puisse être horrifié par ce thriller psycho-sexuel qui suggère bien plus qu’il ne montre.

La distribution est absolument impeccable.  Tous les personnages d’American Horror Story, sans exception, de la voisine psychotique (exceptionnelle Jessica Lange) à la gouvernante provocante (étonnantes Frances Conroy et Alexandra Breckenridge) en passant par le serial killer brûlé vif (toujours parfait Denis O’Hare), sont d’une force incroyable.

American Horror Story repousse les limites de ce qu’il est possible de faire à la télévision en osant le malsain, en déjouant le malin.  Ultra-référencée, elle est une poupée vaudou désarticulée qu’il faudra apprendre à apprivoiser avec le temps, pour qui se sent d’attaque.

C’est le grand soir.

C’est le grand soir.

Lorsque des centaines de milliers d’oies blanches traversent le ciel du Québec en direction de l’Isle-aux-Grues, elles annoncent que la saison du printemps est à nos portes.

Lorsque toutes les chattes du quartier Villeray se réunissent afin d’offrir gratuitement aux citoyens un concerto de miaulements nocturne en Fa dièse mineur, la saison des amours félins est officiellement ouverte.

Lorsque l’on découvre des restes humains découpés et éparpillés sur les abords d’un cours d’eau urbain, c’est que la dernière saison de Dexter sortira très prochainement en DVD.

*sic*

Pardonnez cette effroyable remarque, mais ne serions-nous pas tous soulagés d’apprendre que la tête, le pied et les deux mains retrouvés la semaine dernière dans une rivière de Mississauga, à l’ouest de la métropole ontarienne, n’étaient en fait qu’un plan marketing publicitaire douteux afin de lancer le tout nouveau coffret de la populaire série télé ?

Il n’en est rien.  Malheureusement.

Cependant, la sixième saison de Dexter est réellement en magasin et ce, depuis mardi dernier.  Pour moi, c’est un bonheur de renouer avec M. Morgan, ce personnage tordu mais attachant, et qui ne ferait pas de mal à une mouche.  À moins qu’elle ait auparavant effectué un délit grave de type « j’ai pétri un petit peu ton panini bocconcini ».

Spécialisé dans l’analyse de traces de sang pour la police le jour, tueur en série la nuit, Dexter Morgan n’est pas tout à fait un citoyen américain de base.  Traumatisé dans sa plus tendre enfance, puis recueilli et élevé par un officier de police, il se dit incapable de ressentir la moindre émotion… si ce n’est lorsqu’il satisfait ses pulsions meurtrières que son père adoptif lui a appris à canaliser.  De fait, Dexter n’assassine que les autres tueurs qui sont parvenus à échapper au système judiciaire.  Il se pose donc comme un véritable justicier de l’ombre et, bien que sa soif de tuer lui pèse, il parvient à mener une existence relativement normale et à sauver les apparences auprès de ses collègues, sa soeur et sa petite amie.

L’esprit noir, très noir de Dexter est, depuis sa création, la marque de fabrique de la série.  C’est aussi le principal trait de caractère de son héros, un personnage à double visage, véritable modèle d’un côté, en tant que père et expert médico-légal, mais terrible tueur de l’autre.

Ce cocktail détonnant de macabre et d’humour, teinté de sang et d’introspection, en fait une production originale d’un genre résolument nouveau.  Ainsi, la série s’est imposée comme une référence et a immédiatement remporté l’adhésion des critiques comme du public.  Interprète du rôle-titre, Michael C. Hall a remporté en 2010 le Golden Globe du « meilleur acteur dans une série télévisée dramatique ».

La série Dexter peut-elle avoir une vie après l’épisode Magnotta ?  Malgré certains débats que l’on peut lire, je n’y vois aucun problème.

Au Québec, la chaîne addikTV présentera la première saison en version française dès le 28 août.  Pour les plus up-to-date qui comprennent davantage que l’usuel yes/no/toaster, une septième et avant-dernière saison débutera sur Showtime le 30 septembre prochain.

Les mauvaises herbes de Mme Botwin.

Les mauvaises herbes de Mme Botwin.

Non mais y fais-tu assez beau au Québec cet été !  J’ai le goût de me mettre en CHEST à tous moments !!!  Mais je ne le fais pas.  Je me garde une petite gêne…  Ce n’est pas donné à tout le monde d’avoir la pudeur de ne pas montrer ses mamelons en plein centre-ville.

Couché dans l’herbe du parc Émilie-Gamelin, c’est la tête remplie de réflexions du genre que je sirotais au soleil un frappuccino glacé aux fraises.  (Yark !)  Quand soudain, un badaud arriva.

– Weuuung…
– Je te demande pardon ?
– Tu veux-tu du Weee¨¨¨¨¨… ?  *cough cough*
– WEEDS !!!  Heille, c’est drôle que tu me demandes ça !
– …
– J’ai justement la saison 7 en DVD dans mon sac !
– Ostie de cave.

Y’a un snobisme ambiant au parc Émilie-Gamelin depuis quelques temps…  Est-ce parce qu’il était le point de départ de toutes les manifestations nocturnes contre la hausse des droits de scolarités lors du dernier printemps érable ?!  Chose certaine, depuis, tous ceux qui le fréquentent se prennent pour le bout de la marde.

– Ben là, désolé de ne pas l’avoir en Blu-ray !!
– Va chier câlisse.
– Et toi, va te laver !
– Tabarnak !  Sacre ton camp d’icitte.
– T’as beau aimer le look hippie, y’a des maudites limites à sentir le swing !

J’ai jeté mon frappuccino dans la corbeille à déchet et j’ai quitté le parc avec une dose suffisante de dignité étant donné la situation.  Pendant ce temps, mon agresseur verbal se faisait gentiment matraquer par une police.

C’est qu’ils en ont pris l’habitude, les polices, de frapper sur tout ce qui a un tant soit peu de caractère.  Ça en est même inquiétant…  Mais passons.

Weeds est une série américaine irrévérencieuse racontant l’histoire de Nancy Botwin, une mère de famille habitant le quartier aisé de la banlieue d’Agrestic (une sorte de Sainte-Julie, mais avec encore plus de chihuahuas et de chandails cols bateaux).  Confrontée à une situation financière désastreuse à la suite du décès de son mari, Nancy se lance dans le trafic du cannabis.  En dépit du conformisme ambiant et du fait qu’elle ne connait absolument rien en drogues, son business de cannabis va prendre de l’ampleur… jusqu’à déranger les grosses têtes du crime organisé.

Weeds traite de drogue, de sexe, de politique et de religion, mais toujours avec une dose salutaire de dérision.  Cette comédie audacieuse à l’humour décapant bouscule joyeusement l’univers politically correct de la banlieue bourgeoise.

La qualité des dialogues, l’originalité, l’humour et le côté attachant des personnages (gros coup de coeur pour Andy, le beau-frère) en ont fait l’une des meilleures séries de ces dernières années.  Oui mais voilà, toutes les belles histoires ont une fin et la chaîne Showtime a confirmé que la saison 8 de Weeds serait la dernière.

Télé-Québec diffuse présentement les épisodes de la première saison le samedi soir vers minuit quinze.  À regarder en apéritif.  Et si vous aimez, garrochez-vous sur les DVD !  Parce que j’ai la vague impression que Télé-Québec tirera joliment la plogue à la fin de l’été…  Et puis la traduction française est franchement catastrophique.

Take a kayak.

Take a kayak.

L’acharnement, je m’y connais.  Ça doit être dû à ma tête dure de capricorne.  Abandonner un projet ?  Une option difficile dans mon cas.  Je n’ai jamais été un grand sportif, mais j’ai un fort esprit de compétition… avec moi-même !  Laisser tomber, que ce soit une idée, un rêve, un contrat… est une chose très difficile.  Que dis-je… IMPOSSIBLE !  Au point d’en devenir gossant et hautement désagréable.

L’acharnement, take 1

Madonna en concert à Montréal ?  J’y serai, point barre.  La vente des billets débutait officiellement samedi dernier sur les coups de midi.  Par contre, après les nombreuses préventes offertes une semaine plus tôt à un paquet de compagnies privées, il n’y avait de disponible que des billets avec vue obstruée ou derrière la scène.

J’ai refusé l’idée de passer mon tour.  Je verrai donc Madonna le toupet collé au plafond du Centre Bell, caché derrière deux immenses caisses de son.  Le pied assuré.

L’acharnement, take 2

J’ai besoin d’une coupe de cheveux.  Je suis libre jeudi soir prochain.  J’appelle donc mon coiffeur et lui demande un rendez-vous.

– Ça serait pour une coupe, jeudi prochain, à 17h…
– Hummm…  J’ai déjà quelqu’un.  J’ai une place à 16h par contre.
– C’est que j’ai vraiment des disponibilités de marde.  Je ne peux qu’à 17h…
– Euh…
– Euh…  (Bulle au cerveau…)

Je n’ai pas eu mon rendez-vous.  Mais je ne peux pas garantir que je n’aurai pas moi-même une paire de ciseau dans les mains jeudi prochain, à 17h.

L’acharnement, take a kayak

Les statistiques de visites sur mon blog sont en chute libre.  Mais, telle une Karine Vanasse twittant à la planète entière que sa série Pan Am n’est toujours pas annulée, je ne veux pas m’avouer vaincu.  Je crois en mon projet et je continuerai à papoter autour de mes émotions jusqu’à ce que je crève d’un burn out profond (ce qui ne devrait pas être très long, soit dit en passant).

Ouais, Pan Am ne va pas très bien.  Comme un avion qui pique du nez, la première saison de cette série américaine aura ressemblé à une longue chute interminable, se terminant dans un crash inévitable.  Le 14e et dernier épisode de la saison était proposé et il sera très probablement le tout dernier de cette ambitieuse série, qui raconte les aventures des hôtesses de l’air de la mythique compagnie Pan Am, dans les années 1960.

Soignée, bien jouée et emmenée par un excellent quatuor d’actrices, dont la délicieuse Karine Vanasse, la série n’a jamais trouvé son public.  Après un décollage réussi en septembre dernier, avec plus de 11 millions de téléspectateurs, le show a sombré, semaine après semaine.  Pan Am a depuis longtemps atteint le point de non-retour, mais le réseau ABC, qui croyait beaucoup au programme, a tenu à lui laisser sa chance jusqu’au bout.

On n’a pas retrouvé la boîte noire suite à l’écrasement d’avion.  On ne sait donc pas vraiment pourquoi cette série n’a pas fonctionné.  Personnellement, je l’ai découvert sur le tard grâce au STREAMING ILLÉGAL.  Un coffret DVD devrait bientôt suivre.

Everything gonna be fine…

Everything gonna be fine…

Ma dernière année a été assez surnaturelle.  Télé-visuellement parlant, on s’entend.  J’ai été à fond dans les histoires de vampires avec True Blood, j’ai flirté solide avec les zombies de The Walking Dead…  Et même si elle s’est terminée en 2005, j’aime bien de temps à autre regarder un épisode random de Six Feet Under.

En analysant mes goûts en matière de télé, on peut observer quelques constantes : des morts par centaines et du sang en quantité de type « vari-baril » !

Finalement, ça va pas ben pantoute.

Mode psychanalyse ON

Est-ce que, en écoutant ces émissions, je ne tenterais pas plutôt de canaliser le douloureux chagrin qui m’a assailli à la mort de mon poisson rouge prénommé Varicelle un soir d’octobre 1988 ?  Je revois encore son corps, tordu en forme de « U », flottant à la surface de son bocal…

MAMAAAAAN !!!

Mode psychanalyse OFF

Non.  J’aime ça, c’est tout.

La prochaine série sur ma liste était Dexter, une histoire de tueur en série.  Seulement, je n’étais pas sûr d’avoir le goût d’un truc gore.  Je feelais davantage pour un drama smooth de type « chocolat chaud et vêtements mous ».  J’ai donc sauté par-dessus Dexter et suis allé au deuxième point de ma liste, Brothers And Sisters.

On m’en avait dit énormément de bien, mais bon…  Je croyais que ce n’était qu’une pâle copie de Six Feet Under.  Vrai, la base de la structure narrative est assez semblable, mais nous sommes carrément ailleurs.

Tout commence le jour où le patriarche de la famille Walker meurt subitement d’une crise cardiaque, laissant derrière lui sa femme, ses enfants et sa maîtresse.  Nous suivons donc la vie de chacun des membres de cette famille où oscille joie, peine, coups de coeurs et coups de gueules.

Une des forces de la série est ce savoureux mélange entre drame et comédie.  On passe du rire aux larmes avec cet agréable sentiment de faire partie intégrante de cette famille si singulière.  Chaque personnage est attachant à sa manière.  Le casting est quatre étoiles !

Ici, pas de discours religieux, pas de leçon de morale et surtout pas de caricatures !  Tous les personnages sont typés, mais on se tient loin des clichés.  Un des fils de la famille est gay ?  Ses aventures amoureuses sont traitées sur le même plan que celles de ses frères et soeurs.  Une des filles est républicaine ?  La série aborde avec brio les thèmes du 11 septembre et de la guerre en Irak.  Elle propose même un débat d’idées entre républicains et démocrates.  Là non plus pas de propagande, seulement une peinture fidèle de l’Amérique avec ses qualités et ses défauts.

Sur ABC, la série réunissait chaque semaine une moyenne de plus de cinq millions de téléspectateurs.  Cependant, ce n’était pas assez pour les patrons de la chaîne américaine qui, en mai dernier, ont tout simplement décidé d’annuler la série.  Brothers And Sisters a été remplacée par Pan Am, la nouvelle série rétro mettant en vedette Karine Vanasse et dont les cotes d’écoute ressemblent drôlement aux mésaventures du commandant Piché…

On a tous peur pis on feel sexy.

On a tous peur pis on feel sexy.

Fin 2009.  Je vivais à fond ce que l’on pourrait qualifier de « crise de-la-fin-vingtaine/existentielle/professionnelle/que-dois-je-faire-pour-me-rendre-utile-dans-ce-monde-pourri/God-j’ai-encore-oublié-de-payer-ma-facture-d’hydro-parce-que-j’ai-pu-une-maudite-cenne ».

Ouais, c’était une période ben dark.

J’avais deux choix.  Continuer dans la voie empruntée qui, contre toute attente, semblait me mener directement vers un cul de sac.  Ou bifurquer de façon non rationnelle dans un chemin sinueux, inattendu, mais rempli de promesses.

Gros dilemme.

Une amie m’a alors prêté la saison un de la série américaine Grey’s Anatomy.  Ça n’avait absolument rien à voir avec mes préoccupations du moment et anyway, j’avais bien évidemment décidé de ne pas embêter mon entourage avec mon drame intérieur.  Ceci dit, quand ça va mal, j’aime bien me plonger tête première dans la vie des autres, spécialement à la télé.  Ça change le mal de place.

J’écoute un épisode.  C’est cool.  J’en écoute un deuxième, puis un troisième… Trois semaines plus tard, j’avais déjà cinq saisons en poche et toujours pas un sou pour payer mes factures, mais j’avais enfin l’espoir !  Oui, je savais maintenant quel nouveau chemin faire prendre à ma destinée.  Non, je n’allais pas devenir médecin, mais bien travailleur social !

(Comme je voulais aider des gens et que j’ai peur du sang, je me suis dit que d’être travailleur social était un bon compromis…  En temps de crise, j’ai souvent une bulle d’air au cerveau.)

Deux ans plus tard, je ne suis pas travailleur social.  Je n’ai pas vraiment changé de chemin non plus, mais j’arrive à bien payer mes factures grâce à un boulot de rédacteur dans le réseau de la santé et des services sociaux !

Grey’s Anatomy, en résumé, c’est l’histoire de jeunes médecins débutant leur internat dans un hôpital fictif de Seattle.  Ils apprennent sur le tas, c’est difficile et ils pètent de nombreuses et solides coches, car… they got issues !  Plusieurs relations sentimentales s’entremêlent entre les étudiants, les médecins et autres attendings.  Mais en plus d’apprendre leur métier, ils tentent désespérément de vivre, chose qu’ils ne sont pas habitués à faire sinon entre deux « do an MRI » !

C’est ben bon, drôle et touchant.  Et non, ça ne ressemble pas au Coeur a ses raisons, malgré les McDreamy, McSteamy et autres noms de hamburger donnés aux personnages.

Depuis, Grey’s Anatomy est devenue une de mes séries fétiches et, à chaque fois que je l’écoute, j’ai un petit sentiment « i’m into it » fort agréable.  Je CONNAIS le milieu, tsé !

Cette semaine sort en DVD le coffret de la septième saison.  Sept saisons, ça commence à être beaucoup !  Et le problème avec ces séries qui semblent vouloir s’éterniser, c’est que les personnages principaux de la première heure désertent peu à peu l’émission, tout comme les intrigues de fond qui deviennent de plus en plus superficielles et absurdes.  La série « jump the shark » comme qu’on dit.

Heureusement, la série ne s’est pas encore enlisée dans ce pattern et elle propose encore des intrigues de très grande qualité.  Mais pour combien de temps encore ?

La saison 8 de Grey’s Anatomy démarrera avec un double épisode le 22 septembre sur ABC.

C’est la ruée vers l’amour.

C’est la ruée vers l’amour.

Si le barman connaît d’avance ce que vous commanderez, car ça fait cinq fois, en une heure, que vous allez le voir, seul.

Si vous devez jeter votre boîte de préservatifs, car ils sont périmés.

Si vous venez tout juste de découvrir que Lara Fabian, dans le temps, faisait des maudites bonnes tounes.

Si la seule personne qui commente vos statuts Facebook est votre mère…

Vous avez besoin d’aide.

En théorie, l’amour peut se trouver partout.  Dans un party, au bureau, à l’épicerie, ou au peep show.  Cependant, en pratique, l’âme soeur peut être un peu plus difficile à trouver.  Heureusement, des producteurs de télévision ont eu la bonne idée de joindre l’utile à l’humiliant en créant des émissions parfaites pour les célibataires éplorés cherchant l’être aimé.

Il est trop tard pour vous inscrire à Occupation double 8 au Portugal.  Les auditions sont terminées depuis belle lurette et nous devrions connaître d’une minute à l’autre l’identité des nouvelles poupounes rêvant d’un prince charmant « avec de belles valeurs » avec qui habiter le centre de l’univers, c’est à dire le Quartier DIX30.

Mais ne sautez pas trop vite dans votre gâteau Deep ‘n Delicious, car oui, il y a encore de l’espoir !

TQS 2.0, ou le réseau de télévision plus communément appelé V (lève ta main et crie « Victoire ») a cette année décidé de couper le budget de ses séries de fictions pour offrir à ses téléspectateurs deux nouvelles émissions de télé-réalité où l’amour, le vrai, est à l’honneur.  Et ce qui est encore plus excitant dans cette irréfutable preuve d’argent bien investi, c’est que les inscriptions sont toujours en cours !  Donc pour toi, âme en peine développant depuis quelque temps un certain embonpoint de type « Je suis tombé dans le gravy quand j’étais petit », voici ta chance.

Solution numéro 1 : Opération séduction.

Conçu par les cerveaux derrière le hit Un souper presque parfait, Opération séduction se veut un dating show dans lequel un ou une célibataire aura quatre dates afin de faire connaissance avec ses amours potentiels.  Un brunch, une partie de bowling ou une escapade en Segway…  Tout est permis pour trouver son parfait partenaire de reproduction.

Simple, précis, straight to the point (la marmaille).

Pas convaincu ?  Es-tu plutôt un cas funky complexe du genre « J’adore me lever à l’aube pour traire ma vache » ?

Solution numéro 2 : L’amour est dans le pré.

Sous ce titre de chanson digne de Nicola Ciccone se cache assurément mon guilty pleasure de l’automne.  L’amour est dans le pré présentera six fermiers en quête d’amour.  Ceux-ci inviteront des femmes à venir passer du temps sur leurs fermes afin de pouvoir tester leur potentiel amoureux dans les conditions réelles de leur quotidien.

Y aura-t-il des scènes sensuelles entre deux ballots de foin ?  Assisterons-nous à d’émoustillantes scènes à la « Émilie Bordeleau stoïque devant deux chevaux lubriques » ?  À surveiller, sur les ondes de V.

Inscrivez-vous et tentez votre chance de vivre ce qui se rapproche le plus d’une relation sexuelle de qualité.

Sur ce, bonne chance lovers and losers !

Thriller à Terre-Neuve.

Thriller à Terre-Neuve.

Par une tendre matinée de juin, des automobilistes de Terre-Neuve ont eu la surprise de leur vie en apercevant un panneau routier électronique annonçant une invasion de zombies dans leur région.

Terre-Neuve a toujours été une région fascinante.  Les habitants y pêchent la morue de façon frénétique et sa culture exotique tourne autour d’anciens fantômes vikings prisonniers de l’archipel Saint-Pierre-et-Miquelon.

Oui, c’est un joli cas pour Chantal Lacroix et sa table qui brasse, mais quand même !

Pour en revenir au troublant panneau routier, l’auteur du message avait également écrit que, pour se débarrasser du méchant monstre, il fallait le frapper de deux coups de revolver, une règle familière pour tous les fans du film Zombieland.

Enfin bref, ledit panneau a vite été remorqué et les cols bleus sont encore à tenter de comprendre comment on a si facilement pu remplacer le mot « construction » par « zombie ».

HA !  HA !  Ça, c’est drôle !!

Étrangement, la première chose à laquelle j’ai pensé en apprenant cette nouvelle insolite, c’est que les producteurs de la série The Walking Dead avaient bien réussi leur coup de pub !

Finalement, non.  Quelle inspiration créative gâchée !!!

C’est comme le problème de débordement dans les hôpitaux du Québec.  Pourquoi ne pas nous avouer que, finalement, ce n’est qu’une grosse farce servant à promouvoir la prochaine saison de la série Trauma, saison ou Isabelle Richer décidera de quitter la profession de traumatologue pour devenir une policière en bécyk avec Céline Bonnier dans un spin-off comique intitulé : Les rescapés du système de santé qui se la pètent SOLIDE.

J’ai été au soleil aujourd’hui.  J’ai eu une insolation…  Désolé.  (Et les producteurs qui aimeraient l’idée, n’hésitez pas à me contacter.)

Ceci dit, connaissez-vous The Walking Dead ?  C’est une série télévisée américaine adaptée du comic book du même nom.

Le policier Rick Grimes se réveille à l’hôpital après un long coma.  C’est l’apocalypse !  Il découvre que la quasi-totalité de la population, ravagée par une épidémie, s’est transformée en zombies.  Parti à la recherche de sa femme et de son fils, Rick arrive à Atlanta où, avec un groupe de rescapés, il va devoir apprendre à survivre.

Fans de zombies, ou habitant de Terre-Neuve, The Walking Dead est pour vous.

La première saison de cette nouvelle série est sur DVD depuis quelques mois.  Une seconde, qui comptera 13 épisodes, sera diffusée dès septembre prochain.

Après les vampires, les sorciers, les loups-garous et autres bebittes mystiques, voilà que c’est au tour des zombies de monopoliser le petit écran, au grand plaisir des fans d’histoires surnaturelles et du fantôme de Michael Jackson.

Pour certains, The Walking Dead pourrait être la goutte de trop qui fait exploser leur gasket.  Oui, encore une série réalisée à partir d’une BD.  Oui, encore une histoire de bebittes mortes revenues sur Terre pour pèter la gueule aux pauvres humains possédant le pouvoir de l’AMOUR…  Mais franchement, cette courte première saison (six épisodes) vaut la peine d’être écoutée attentivement à la place de tout autre show télé, genre Sucré salé.

Des niouzes en C-riz.

Des niouzes en C-riz.

Je me croyais doué avec les technologies électroniques.  Erreur.  Je suis un cancre.  Bon, je connais les boutons play, stop et fast forward de mon système de son, mais je n’aurais jamais dû me risquer à ouvrir la boîte de l’appareil avec l’aide d’un tournevis en étoile.  Pour une raison obscure et inexpliquée, plus aucun son ne sort des enceintes.  400$ jetés aux poubelles.

Crap.

La manette de mon lecteur DVD est morte.  Ses deux batteries AA ont explosé, laissant une mousse verte légèrement creamy dans leur habitacle.  On m’a alors parlé des manettes multifonctions pouvant être programmées pour différents appareils électroniques…  Ben laissez faire, ça marche pas pantoute.

Mais c’est lorsque je me suis, contre toute attente, emparé à nouveau du tournevis en étoile et que j’ai ouvert, comme possédé par un saltimbanque MEAN, le fameux lecteur DVD de marque japonaise que j’ai véritablement signé son arrêt de mort.

– Oh my god, he’s coding…
– Time of death : eleven thirty two.

Savoir laisser aller…

Et oui, c’est officiel, je n’ai plus de lecteur DVD.  Le jour même où je me suis procuré la dernière saison de True Blood !

C’est ben simple, j’ai eu une émotion…  TRISSE.

N’ayant pas le temps de courir les magasins, j’ai décidé d’acheter un lecteur DVD en ligne.  C’est rendu quoi, 20$ gros max ?  Je vais donc sur futureshop.ca et je trouve ce que je cherche; le meilleur service-clientèle n’impliquant aucun humain EVER.  On devait me livrer le précieux lundi prochain, mais BANG : la grève des postes.

Je vois comme un petit message ici…

Va au soleil, fais-toi un teint de pêche et oublie ces séries responsables de ta carence en vitamine D.

Bref, pendant que je ne peux plus écouter aucune série, l’occasion est trop belle pour me tourner moi-même le fer dans la plaie et discuter avec vous des dernières nouvelles niveau séries américaines.

Voici donc la toute nouvelle chronique intitulée :

Des niouzes en C-riz.

Attention, peut contenir des spoilers !

True Blood

Si la saison 3 a allègrement tourné autour des loups-garous, le quatrième volet de la série explorera sans retenue le monde des sorcières.  Sookie risque donc de se retrouver au bûcher, mais elle s’en sortira probablement grâce à l’intelligence qu’on lui connait.

Grey’s Anatomy

La septième saison n’est pas encore en DVD qu’on parle déjà de la huitième, en mal !  Et oui, la plupart des comédiens incarnant les médecins de Seattle Grace songeraient à quitter la série qui, selon eux, a fait son temps.  Un Grey’s Anatomy sans Mc Dreamy, the « Nazi » ou même les twisted sisters with issues aurait-il raison d’être ?

Mad Men

Just too bad, il n’y aura pas de saison 5 cet été.  À cause d’un conflit budgétaire, la prochaine diffusion n’aura lieu qu’en mars 2012.  Un drame assez important pour nous donner le goût de prendre un double scotch dès 9 heure le matin.

Ceci écrit, je pars à la rencontre du soleil.  J’ai bien l’intention de recevoir mon nouveau lecteur DVD avec une belle peau orange sanguine.