Perdre le contrôle, toujours, tout le temps.

Perdre le contrôle, toujours, tout le temps.

Rien ne sert de planifier, il faut agir à point.

(Au moment où vous lisez ces lignes, je travaille activement à faire breveter cet adage qui est, selon moi, la plus belle chose qui a été écrite après, bien sûr, le dernier roman de Denise Bombardier sur l’amour à l’âge de la retraite.)

Je n’ai jamais été très bon en planification.  Au secondaire, on nous remettait un agenda scolaire à chaque début d’année.  La première semaine, j’étais hyper motivé à y inscrire absolument tous mes devoirs.  Mais rapidement, l’agenda devenait plutôt un recueil de paroles de chansons.

C’est de même.  Quand vient le temps de planifier sur papier, j’ai une bulle au cerveau.  Je refuse.  Ceci dit, je n’ai jamais manqué une seule remise de travaux.

Encore aujourd’hui, mon agenda est dans ma tête et je fonctionne très bien ainsi.  Un jour, peut-être, j’oublierai de me rendre à un important rendez-vous me permettant de signer un lucratif contrat avec une multinationale productrice de macédoine en canne…  Mais d’ici là, je fais confiance à mon coco.

En fin de semaine, j’ai planifié un brunch dominical.  Le concept était simple : commencer ma journée en bonne compagnie, me nourrir copieusement en prenant bien soin de ne pas toucher aux damnés melons qu’on nous impose dans chaque assiette allant de la pancake de base aux déjeuners de la construction.

Vers 13h57, c’était chose faite.  Le plan avait été effectué avec succès et mon numéro de confirmation était le 876899-B.

J’aurais pu retourner chez moi.  Tranquille, peinard.  Mais c’était trop me demander.

Sans trop savoir pourquoi, ni comment, je me suis retrouvé en train de m’acheter des cotons ouatés tout en essayant de nouvelles bottes plein prix.  Et pour couronner le tout, je fais partie des 9 millions de personnes à avoir succombé au nouvel iPhone 5S doté d’un lecteur d’empreinte digitale (ou de mamelons) et d’une caméra qui filme des slow motion.

Mais ça, c’est le fruit du hasard (et d’une planification qui a totalement dérapé), car je ne suis pas un maniaque fini de la petite pomme.  Au contraire.

Pour le travail, on m’oblige parfois à travailler sur des MacBook et ma productivité y est réduite de moitié.

  • Je ne retrouve jamais mes documents.  Pis arrêter de me dire qu’ils sont dans le « Finder », c’est faux.
  • Une souris sans « clic droit », ce n’est pas une souris, c’est un couvercle à beurrier.
  • L’accord sonore d’ouverture me fait renverser mon latte tous les matins.  Pis un latte, ça caille.

Mais comme mon téléphone actuel a atteint sa durée de vie normale (il a deux ans et son écran tactile a récemment attrapé le syndrome de la tourette), j’aime me convaincre d’avoir effectué le meilleur investissement possible.

Avoir su que mon petit déjeuner allait me coûter si cher, j’aurais peut-être daigné prendre une bouchée de ce satané melon d’eau.

Ceci dit, quelle merveilleuse journée.

La leçon du jour : faites ce qui vous tente et ne vous compliquez pas la vie.

That’s it, that’s all !

Merci Guylaine.  ♥

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Pong.

Pong.

À force de recevoir des demandes de mise à jour quotidiennes de la part d’Apple, j’ai bien été obligé d’upgrader mon iTunes à la nouvelle version numéro 10.  Même un mélomane comme moi a de la difficulté à remplir 80 Go de musique…  Mon iPod est vieux de deux ans, je n’ai pas de iPad et la version 9 d’iTunes a toujours bien fonctionné chez moi, tout comme la 8, la 7 et les autres utilisées auparavant.  Bref, j’ai installé de force la version 10 avec tout ce qui vient avec dont le fameux nouveau réseau social dédié exclusivement à la musique : Ping.

En marge de ses excellents produits, la Pomme a voulu réaffirmer son rôle majeur dans la consommation de musique avec un réseau social.  Ne s’invente pas fondateur de Facebook qui veut.  Apple n’a, en effet, pas très bien compris toutes les règles des réseaux sociaux.

iTunes est l’un des plus grands vendeurs de musique au monde.  Intégré dans la version 10 du logiciel, Ping vous permet de partager vos goûts musicaux, découvrir ceux de vos contacts, suivre et être suivi, recommander un album ou encore suivre le profil Ping d’artistes.

Et pourtant, après quelques jours d’essai, Ping ne m’a pas enthousiasmé.  La plupart des artistes possédant un compte Ping officiel ne sont que des gros vendeurs de type Katy Perry / Lady Gaga.  Des artistes dont il est déjà facile de connaître leur actualité via les médias du monde entier.  Où sont les artistes émergents ?  Côté francophone, autant vous dire que c’est le néant.  Je n’ai trouvé que Céline Dion, avec un accent, quand même.

De plus, habitant le Canada, je ne peux « aimer » que des artistes ayant leur album distribués dans les magasins canadiens.  À quoi me sert un réseau social si je ne peux pas crier mon amour inconditionnel pour la chanteuse Gabriella Cilmi qui, je vous le rappelle encore une fois, n’a pas la chance d’avoir une compagnie de disque désirant la faire connaître internationalement ?

J’ai malgré tout tenté de me fabriquer un profil des plus complets en ajoutant mes artistes « préférés » tels que Coldplay, Madonna ou U2.  Mais une fois terminé, j’ai voulu retrouver mes amis afin de les ajouter à ma liste de contacts.  Là est probablement le pire défaut de Ping : il vous demande de rechercher à la main vos contacts dans une banque de noms où il est possible d’utiliser un pseudo.  Une hérésie, à l’heure où tous les réseaux s’ouvrent pour migrer facilement les utilisateurs d’un réseau à un autre, avec Facebook en plaque tournante de comptes utilisateurs.

Le vrai problème de Ping est qu’à l’heure où le mot d’ordre du web est « social », Apple a tout simplement créé un réseau où notre identité n’est basée que sur ce que nous achetons et qui met en avant les grosses entreprises au détriment de petits créateurs.

Apple semble, avec Ping, avoir donné naissance à un projet issu d’un autre temps : celui où le web était une technologie qui n’avait pas encore trouvé sa philosophie, sa dimension sociale.

Flop.