Bons baisers de Milan.

Bons baisers de Milan.

La semaine de la mode masculine bat son plein à Milan.

Je ne sais pas si les Milanais ont le caquet aussi bas que moi en ce début d’année.  Avec la fin des festivités de la nativité, le retour au travail, le début des résolutions sportives irréalisables et la température de crotte de type « apocalypse qui donne aux rues un look post-tsunami les jours de collecte de recyclage »…  Bref, en regardant les photos de cette fashion week, j’arbore le visage d’un cynique ambiant qui me fait dire « WTF » à la vue de chaque nouvelle collection de designers réputés.

Pour l’automne-hiver prochain, je ne m’habillerai que d’un large drap contour en signe de protestation.

…  Jusqu’à ce que je change d’avis et me garroche dans les boutiques, flamber mes derniers pennies récoltés à la sueur de mon front et de mes derrières de genoux.

Un western pizza-ghetti

Je n’ai jamais tripé sur Versace, sauf peut-être lorsqu’il est question de Donnatella elle-même, en photo de préférence, avec son visage interloqué, source de trash puissance dix.

Ceci dit, sa nouvelle collection semble toutefois intéressante.

Mi-bikers, mi-shérifs…  L’inspiration se trouve dans le Western moderne où des cowboys branchés, vêtus de chemises noires et de long trench-coat ont, à leur cou, des chaînes en or et autres étoile de shérif qui brillent afin de mieux parcourir la prairie.

En rouge et noir, la plupart des propositions viennent sans rien sous les chaps, sauf peut-être un protège-sexe en cuir qui s’orne de clous dorés.

Inutile de préciser que le protège-sexe n’est pas obligatoire.  Une bobette de coton pourra elle aussi faire l’affaire sans altérer le look général.

College boy gone wild, mais ça paraît pas tant que ça

Ma découverte de la semaine, la marque Les Hommes des designers Tom Notte et Bart Vandebosh.

J’avais jamais entendu parler…

Dans leur nouvelle collection automne-hiver 2014, ils ont intégré des touches de modernité subtiles dans des constructions traditionnelles.

En clair : c’est ce qui différencie un beau complet avec un truc loué chez Moores.

Souvent habillés de noir de la tête aux pieds, les hommes maigres retrouvent la joie des imprimés dans des ensembles classiques et de bon goût.

Chandails col rond, pantalons coupes skinny, trench-coat couleur unie…  Le mot d’ordre est le luxe !

Prêt pour le grandeur nature

Dolce & Gabbana, voilà un autre designer que j’associe à une clientèle préretraitée qui aime fréquenter le Black And Blue, abondamment stimulée par la digestion de nombreux poppers.

Le mépris mis de côté, je dois avouer que la prochaine collection du duo fait quelque peu envie.

Inspirée du Moyen-Age, Dolce rend hommage à l’époque des châteaux forts.  Mais cette fois-ci, y évoluent surtout des hommes doux, tendance guerre sainte.

On retiendra la forme bien particulière de la cagoule de chevalier, déclinée ici en crochet.  Mais aussi l’immense chandail, sac de couchage potentiel, inspiré de la structure de l’armure : entre protection et fragilité, cottes de mailles et ferraille lustrée, velours et tricot…  Mon coeur balance.

Et ce rouge…

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Merci pour ces émotions passées.

Merci pour ces émotions passées.

Back To The Future III

Sur Facebook, une rétrospective de mon année 2012 m’était proposée.  Elle rassemblait un cocktail de statuts randoms ainsi que de deux trois photos prises dans des moments plus ou moins glorieux.

C’est pas ça, mon année.

2012 aura été particulièrement intense.  Quand j’y pense, j’ai même une petite émotion qui veut vivre…  (Ce qui est, finalement, tout de même assez fréquent.)

Tous les spectacles auxquels j’ai assisté, les disques achetés, les séries-télé dévorées…  Les quiproquos burlesques en plein coeur du centre-ville, le printemps T-Fal de fou que le Québec a vécu, mes nombreux bouleversements côté travail…

Bref, mon 2012, c’est beaucoup plus que des photos de mes souliers rouges, aussi instagrammées soient-elles.  Voici donc ma propre rétrospective de 2012; le Top 10 de mes histoires les plus consultées sur Merci pour cette émotion.

Ça part dans tous les sens.  Comme mon année.

Mahée Paiement

1.  Service après-vente.

J’ai exploré la page statistique de mon blogue.  Par quelle recherche de mots clés les visiteurs ont-ils atterri ici ?  Pourquoi es-tu en train de lire ceci ?

Certains résultats sont plutôt troublants.

Fragile2.  Vie de bureau.

Tel un SDF, je déambule dans les couloirs du Montréal souterrain, café Starbucks en main, dans l’espoir de retrouver un sens au terme « heure de dîner ».

Le Centre Eaton est paisible.

Joane Labelle3.  La bête de Labelle.

Je me suis pincé le bras, me suis frappé la tête contre le mur à quelques reprises.  J’ai fait pipi, un petit peu…

Comment une nouvelle de cette envergure avait-elle pu me glisser entre les doigts ?

KWAD94.  Quoi de neuf ?

Pour terminer cette aventure en beauté, KWAD9 était en nomination aux 27es prix Gémeaux.

Highlights de la soirée ?  Ça manquait cruellement de petites coupes de crevettes.  Et nous n’avons pas gagné.

American Horror Story5.  Petite-Patrie Horror Story.

Après ce nouvel épisode plus ou moins glorieux de ma vie, je me suis questionné sur ma santé mentale.

Peut-être devrais-je arrêter de contrôler ma régularité avec des médicaments.

Lac Jamet6.  Camping sauvage without Guy A. Lepage.

Qu’en est-il du bungee, du safari africain, du tatoo de tilapia que je voulais tout autour de ma cuisse gauche ?

Finalement, c’est ce week-end que j’allais vivre l’acte 1 de mon année d’aventure.

Mode hommes 20127.  Lundi de blues.

C’est scientifiquement prouvé que le troisième lundi de janvier est le jour le plus déprimant de l’année.

Un psychologue a finalisé, il y a quelques années, une sorte d’équation de la dépression.

Weeds8.  Les mauvaises herbes de Mme Botwin.

Couché dans l’herbe du parc Émilie-Gamelin, c’est la tête remplie de réflexions que je sirotais au soleil un frappuccino glacé aux fraises.  (Yark !)

Quand soudain, un badaud arriva.

Scissor Sisters9.  Nous allons voir un kiki.

« Kiki » est un terme qui signifie : passer un bon moment avec des amis.

Il est possible d’avoir un kiki dans un bar, au téléphone, ou en plein air lors d’une bar mitzvah.

Instagram10.  Je suis un artiste original.

J’ai retrouvé le goût de vivre grâce au soutien offert par mes tout nouveaux boxers tubulaires, ainsi que le téléchargement de l’application Instagram maintenant offerte pour téléphones Android.

Lundi de blues.

Lundi de blues.

Je suis capricorne.  C’était ma fête la semaine dernière.  Ce samedi, j’ai donc célébré tel l’épicurien que je suis devenu.  Discussions, fine cuisine, bon vin, cocktails.  J’ai eu une soirée 100% kampaï, viscères comblés.

Je suis workaholic.  Comme le retour au travail est progressif depuis la fin des vacances de Noël, j’ai décidé d’accélérer la roue et de me plonger tête première dans de nouveaux projets créatifs hautement stimulants.

Je ne suis pas bipolaire, mais en ce lundi matin, je me sens comme une sous-merde, je me fais chier et j’ai la tête dans le cul.

– Normal, c’est le Blue Monday.
– Le quoi ?
– Le Blue Monday.  Lundi de Blues.
– Ah.  …  Suis-je supposé me sentir mieux ?
– Non.  Mais tu pourrais faire comme Marjo et « blueser » ta vie.

C’est scientifiquement prouvé que le troisième lundi de janvier est le jour le plus déprimant de l’année.  Un psychologue a finalisé, il y a quelques années, une sorte d’équation de la dépression :

[W + (D-d)] x TQ
M x Na

W = météo, D = dette, T = le temps qui s’est écoulé depuis Noël, Q = temps écoulé depuis nos bonnes résolutions, M = le manque de motivation et N= le besoin d’agir.

Gardez-là en tête, ça impressionne toujours dans les conversations.

Est-ce afin de contrer la déprime de janvier qu’a lieu en ce moment même la fashion week de Milan ?  Probablement pas.  Mais le hasard fait parfois bien les choses…

Je suis l’évènement à distance.  Jusqu’à présent, bien des looks m’enchantent.

HIGHLIGHTS BABY !

J’ai vu le loup, le renard…

Mi-chasseurs, mi-citadins, le look 2012 de Burberry se veut gentleman farmer.

Après la mode des chandails de loup, j’aime bien que le renard sournois tente de se frayer un chemin jusque sur notre poitrail.

De plus, lorsqu’il se fait bleuté et brillant, c’est encore plus chouette.

Un pantalon gris cintré, une démarche assurée…  Y’a peut-être seulement les gants rouge que je trouve superflus…

Pour le reste, on est dans la plus pure tradition anglaise.  Moue boudeuse incluse.

Donnez-moi un scone au citron pis je vous chanterai du Adèle OUT LOUD !

Je verse des larmes de métal

Il fait froid, très froid chez Vivienne Westwood, qui en profite pour dénoncer l’inaction des humains face aux changements climatiques.

Lèvres gercées, cheveux pris par la glace, l’Homme souffre… en beauté !

Gros manteau à la rescousse, les formes sont amples et confortables.

La couleur métallique du jacket rappelle doucement l’époque eighties.

Le look inspire un collégien gymnaste récemment recruté dans la troupe d’Edouard Lock.  Les chorégraphies résultant de ce croisement ne peuvent qu’être extraordinaires.

Finalement, assez complexe pour me plaire !

Le rockeur à temps partiel

Le look parfait pour les rockeurs à double vie de type « je m’en vais jammer après avoir bouclé mon bilan financier ».

Les vestes, courtes et près du corps, donnent une silhouette dynamique.

Les tons sont sobres, mais intenses.

Emmenez-en du bourgogne et autres nuances rouges décadentes.

La jambe étroite qui donne sur un bottillon écarlate…

Celui-là, il me parle particulièrement…

Détour par le passé.

Détour par le passé.

– Pis, le Bye Bye ?
– Je l’ai pas écouté…
– Ah…  Eille, as-tu entendu la nouvelle chanson des Scissor Sisters ??
– Je l’ai vu passer sur mon wall Facebook mais… non.
– Moi c’est le comeback de Gabriella Cilmi que j’attends avec impatience…

Ce dialogue entre mes deux « MOI » est une gracieuseté de mon cerveau bipolaire en lendemain de veille.  Il n’y a rien de plus satisfaisant que de débuter une nouvelle année en étant complètement K.O. pour cause de Stinger.

Avant d’attaquer la nouvelle année qui s’annonce déjà remplie de promesses italiennes, je vous propose un dernier regard sur 2011 avec un Top 10 des billets les plus consultés sur le blogue Merci pour cette émotion.

1.  Ça va ?

Celui qui en pinçait grave pour ma pilosité faciale m’a crié après pendant tout son trajet qui a duré trois stations.

Rendu à destination, il a touché ma barbe et est parti en me faisant un fuck you.

2.  Rehab In Paradise.

L’annonce de la mort d’Amy Winehouse m’a attristé en premier lieu.  Puis, m’a choqué.

C’était l’une des artistes les plus talentueuses de ces dernières années, le renouveau de la soul music.

3.  100% hipster.

Hipster, ce mot à la mode et galvaudé un peu partout dans les médias papier de l’heure semble être devenu la pire insulte qu’un trentenaire puisse dire à un de ses semblables.

Mais qu’est-ce réellement qu’un hipster ?

4.  Il fait beau dans l’métro.

Le suicide dans le métro est un sujet tabou.  Ce qui n’empêche pas plusieurs désespérés de passer à l’acte.

Environ 30 tentatives de suicide ont lieu chaque année dans le réseau souterrain.

5.  Latte à la citrouille épicée.

Café de Flore n’est pas un divertissement léger.  Il nous bouscule, nous fait perdre nos repères.

Voilà pourquoi il est important de bien vider votre vessie avant d’entrer dans la salle.

6.  Airoldi, sors de ce corps !

La semaine dernière, tous les yeux de la planète mode étaient rivés sur Milan où ont défilé les premières collections masculines automne-hiver 2011-2012.

En tout, 39 défilés/36 marques ont été présentées.  Globalement, ça s’annonce assez sage…

7.  Passez aux suivants.

Télé-réalité ?  Pas vraiment.  Documentaire ?  Ouais, ça y ressemble fortement.

Est-ce plus drôle que la télé-réalité sur Michèle Richard ?  Non, mais Les 5 prochains risque d’être beaucoup plus instructive que celle de la diva.

8.  Tuer pour un peu de fast food…

La règle du 1 % d’intégration des arts aux édifices publics est en péril.

L’art est un jeu, cette immense murale de 88 pieds qui vit au cinquième étage du Casino de Montréal, risque l’extinction.  Les longues trames colorées de Serge Lemoyne vont être abattues pour cause de rénovations majeures.

9.  La guerre des tortues.

Après une longue période d’attente et d’hésitation, j’ai finalement décidé de lancer un premier single.

Cette semaine, je laisse donc les blagues de côté.  Quoique…  Single à télécharger gratuitement.

10.  Voilà mon édito !

Des blogs du genre, on en trouve déjà à la pelle sur les Internets.

Je n’ai toujours pas de ligne directrice définitive, mais Merci pour cette émotion sera davantage éditorial, personnel, 100% confidence.

Airoldi, sors de ce corps !

Airoldi, sors de ce corps !

Il y a présentement une vague de froid intense sur le Québec.  On le sait, on le ressent, on le subit.  Je n’ai qu’une seule envie : m’enfermer chez moi, me mettre des vêtements mous et surfer sur le Web en buvant du chocolat chaud / brûlant.

Ben fais-lé !

Premier constat : mes amis imaginaires sont très agressifs.  Deuxièmement, les Internets ne font que reléguer mes désirs de vêtements mous aux oubliettes.  Et pour cause, la semaine dernière, tous les yeux de la planète mode étaient rivés sur Milan où ont défilé les premières collections masculines automne-hiver 2011-2012.  En tout, 39 défilés/36 marques ont été présentées.  Globalement, ça s’annonce assez sage, mais de nombreuses nouvelles pistes ont néanmoins été explorées.  Les archétypes masculins sont toujours présents, avec une forte dominance pour le bûcheron, le rockeur et l’homme d’affaire New-Yorkais.

Le 100 % british

Des silhouettes au chic impeccable, tout droit sorties d’un roman d’Oscar Wilde ou d’une garnison napoléonienne, j’aime !

Il suffit de regarder ces sublimes manteaux, vestes sans manche et chemise au col relevé très haut sur la nuque…

Quant aux jeans taille basse, ils s’arrêtent légèrement au-dessus de la cheville, laissant voir des souliers aux détails rock.

Et la ceinture cloutée ?

Toujours la bienvenue.

De bien belles pièces de vêtements qui, si je les avais sous la main, ne m’empêchaient aucunement d’aller me pavaner downtown, à 30 degrés sous zéro.

Mais ce n’est pas le cas.

Le nouveau dandy

Après la déferlante de la série télévisée Mad Men, il était évident que le look dandy ’50 allait encore une fois être mis de l’avant.

La veste de costume est hyper cintrée, alors que le pantalon s’évase.

Un brin rétro.

Pour le soir, veston en velours noir et chaussures vernies semblent être la panoplie rêvée d’un nouveau dandy au coeur de rockeur.

Beaucoup de noir ainsi que des chaussures au bout pointu.

Mais en même temps, il faut se calmer.

Avant tout ça, il faut laisser passer l’été et ses tendances « english breakfast / j’adore les marinières » et garder le noir pour l’hiver prochain.

D’amour excentrique

Imaginez un homme d’affaires le jour qui, le soir venu, troquerait son costume trois-pièces pour un legging rouge et un blazer bleu marine.

Choc des cultures ?

Les références pop sont nombreuses, des couleurs aux imprimés Mickey ou Coca-Cola.

On nage en pleine chroma thérapie !

Sans oublier les pantalons qui prendraient presque des allures de sarouel.

J’adore, mais pour vivre incognito bien dans sa peau, on oublie ça !

Pour tout de suite : vite, mes joggings mous trois épaisseurs et mon chocolat chaud marshmallow.

Le bûcheron funkytown

Le mythe du pionnier est revu de façon un peu grunge, vêtu de cols roulés sous des blousons à empiècements cuir, des canadiennes.

Assurément le look que je préfère ; au diable la « frilosité » !

Le soir, on laisse tout de même tomber sa peau de vache pour enfiler de petites vestes scintillantes couleur champagne ou orangées.

Chaudes, les couleurs !

Idéalement, on se laissera pousser une barbe, touche finale de ce look vache-friendly.