Merci pour ces émotions passées.

Merci pour ces émotions passées.

Back To The Future III

Sur Facebook, une rétrospective de mon année 2012 m’était proposée.  Elle rassemblait un cocktail de statuts randoms ainsi que de deux trois photos prises dans des moments plus ou moins glorieux.

C’est pas ça, mon année.

2012 aura été particulièrement intense.  Quand j’y pense, j’ai même une petite émotion qui veut vivre…  (Ce qui est, finalement, tout de même assez fréquent.)

Tous les spectacles auxquels j’ai assisté, les disques achetés, les séries-télé dévorées…  Les quiproquos burlesques en plein coeur du centre-ville, le printemps T-Fal de fou que le Québec a vécu, mes nombreux bouleversements côté travail…

Bref, mon 2012, c’est beaucoup plus que des photos de mes souliers rouges, aussi instagrammées soient-elles.  Voici donc ma propre rétrospective de 2012; le Top 10 de mes histoires les plus consultées sur Merci pour cette émotion.

Ça part dans tous les sens.  Comme mon année.

Mahée Paiement

1.  Service après-vente.

J’ai exploré la page statistique de mon blogue.  Par quelle recherche de mots clés les visiteurs ont-ils atterri ici ?  Pourquoi es-tu en train de lire ceci ?

Certains résultats sont plutôt troublants.

Fragile2.  Vie de bureau.

Tel un SDF, je déambule dans les couloirs du Montréal souterrain, café Starbucks en main, dans l’espoir de retrouver un sens au terme « heure de dîner ».

Le Centre Eaton est paisible.

Joane Labelle3.  La bête de Labelle.

Je me suis pincé le bras, me suis frappé la tête contre le mur à quelques reprises.  J’ai fait pipi, un petit peu…

Comment une nouvelle de cette envergure avait-elle pu me glisser entre les doigts ?

KWAD94.  Quoi de neuf ?

Pour terminer cette aventure en beauté, KWAD9 était en nomination aux 27es prix Gémeaux.

Highlights de la soirée ?  Ça manquait cruellement de petites coupes de crevettes.  Et nous n’avons pas gagné.

American Horror Story5.  Petite-Patrie Horror Story.

Après ce nouvel épisode plus ou moins glorieux de ma vie, je me suis questionné sur ma santé mentale.

Peut-être devrais-je arrêter de contrôler ma régularité avec des médicaments.

Lac Jamet6.  Camping sauvage without Guy A. Lepage.

Qu’en est-il du bungee, du safari africain, du tatoo de tilapia que je voulais tout autour de ma cuisse gauche ?

Finalement, c’est ce week-end que j’allais vivre l’acte 1 de mon année d’aventure.

Mode hommes 20127.  Lundi de blues.

C’est scientifiquement prouvé que le troisième lundi de janvier est le jour le plus déprimant de l’année.

Un psychologue a finalisé, il y a quelques années, une sorte d’équation de la dépression.

Weeds8.  Les mauvaises herbes de Mme Botwin.

Couché dans l’herbe du parc Émilie-Gamelin, c’est la tête remplie de réflexions que je sirotais au soleil un frappuccino glacé aux fraises.  (Yark !)

Quand soudain, un badaud arriva.

Scissor Sisters9.  Nous allons voir un kiki.

« Kiki » est un terme qui signifie : passer un bon moment avec des amis.

Il est possible d’avoir un kiki dans un bar, au téléphone, ou en plein air lors d’une bar mitzvah.

Instagram10.  Je suis un artiste original.

J’ai retrouvé le goût de vivre grâce au soutien offert par mes tout nouveaux boxers tubulaires, ainsi que le téléchargement de l’application Instagram maintenant offerte pour téléphones Android.

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Vie de bureau.

Vie de bureau.

Ces temps-ci, je passe ma vie dans les centres d’achats du centre-ville de Montréal.  Mais laissez-moi immédiatement clarifier un point : je déteste magasiner.  Ce n’est donc pas pour effectuer des achats compulsifs que je me retrouve tous les jours devant des vitrines parsemées de déshabillés féminins.

Vivant depuis quelques mois une ambiance de travail digne de la célèbre série Vie de bureau, (et aussi parce que, pour moi, les cafétérias de job ont toujours été un incitatif à aller me pendre dans les WC), je dois fuir tous les midis vers des endroits plus cléments.

Tel un SDF, je déambule dans les couloirs du Montréal souterrain, café Starbucks en main (à 5,50 $ le latté, ça élimine donc toutes les possibilités de passer pour un REAL SDF en quête d’Institut), dans l’espoir de retrouver un sens au terme « heure de dîner ».

Le Centre Eaton est paisible.  Cette déclaration peut paraître absurde si l’on considère le nombre astronomique de personnes qui peuvent y circuler à chaque jour.  Mais oui, depuis quelques mois, il l’est.  La déco y est pour beaucoup.

Des arbres en carton s’élèvent le long des ascenseurs.  Des bancs de poissons en plastique errent sous la surface d’un étang tandis que des saumons de papier bulle remontent les cascades qui dévalent les escaliers roulants…

C’est doux, c’est lumineux, c’est aquatique…

C’est Fragile, la dernière oeuvre de Roadsworth.

… de me dire une exubérante barista, le carré rouge des étudiants pro-grève fièrement épinglé sur son uniforme.

– Roadsworth ?
– Ouais, mais ça achève…  Ils vont tout enlever la semaine prochaine.
– Pis la grève étudiante, tu penses qu’elle va durer encore longtemps ?
– Je m’en fous.  Ça me permet de travailler et de ramasser plus de cash !

Depuis quelques mois, le Centre Eaton de Montréal est transformé en véritable écosystème avec l’aide de produits sélectionnés dans ses propres conteneurs à recyclage : bouteilles d’eau en plastique, boîtes de carton, cintres métalliques et feuilles de papier…

Roadsworth est un street-artist canadien de catégorie « à connaître » originaire de la ville de Toronto, mais résidant désormais à Montréal.  Il a débuté sa carrière professionnelle en 2001, dans sa ville d’adoption, en détournant les aménagements automobiles trop présents pour cet ardent défenseur du vélo urbain.  Son art dénonce l’omniprésence de la culture de l’automobile.  Il donne un nouveau sens, une nouvelle lecture à la signalisation automobile et rend ainsi l’espace public plus amusant, surtout pour les cyclistes et les piétons qui, eux, ont le temps de le regarder.

En 2004, ses activités l’ont conduit à une arrestation qui aura eu le mérite d’accroître sa notoriété.  Suite à cet événement, de nombreuses personnalités publiques le contactent pour passer des commandes.  Depuis, son oeuvre ne se contente plus uniquement de détourner la signalisation routière.  C’est bien la ville entière qui devient victime de son imagination.

Fragile, l’installation de Roadsworth se déployant sur les cinq étages du Centre Eaton, sera visible jusqu’au 11 mars.

Le 11 mars, c’est très bientôt.  Désolé de vous presser, mais bon.  Disons que j’ai eu une « émotion tardive ».