En attendant Poutine.

En attendant Poutine.

Je manque de sommeil.  Et lorsque ça m’arrive, je suis émotivement instable, le coeur à broil, les fleurs sur la peau.

Quand c’est rendu que tu verses une larme devant une publicité de véhicule familial à sept passagers…

C’est donc avec une sensibilité exacerbée que je vais vous entretenir du prochain sujet.

– La nouvelle chanson de Katy Perry ?  Il paraît que c’est de la marde.
– Mais non, elle n’est pas si pire…
– J’ai juste envie d’aller brûler tous ses disques en plein coeur du parc Jarry.
– …  Finalement t’as raison.  Cette nouvelle chanson est une catastrophe !

Grand bien fasse à Katy, je ne m’épancherai pas davantage au sujet de sa toune ratée.

En juin dernier, le gouvernement russe de Vladimir Poutine a adopté en majorité une loi punissant tout acte de « propagande » homosexuelle devant mineur.

Ici, le mot propagande peut s’appliquer à un simple baiser comme à une balade main dans la main entre deux personnes de même sexe.

Mais pendant que l’Occident s’insurge, la majorité du peuple russe applaudit.  Et une inquiétante vague homophobe déferle présentement sur le pays de la Poutine qui ne se mange pas.

À six mois des Olympiques de Sotchi, les appels au boycottage des jeux se multiplient dans le monde afin de protester contre l’adoption de cette loi ignoble et contraire à tous les principes de droits et libertés de l’Homme.

Un jour, j’ai réalisé que les déjeuners offerts chez Cora étaient épouvantables.

J’ai cessé de fréquenter le Cora.

Mais si j’avais été davantage concerné par l’entreprise, du genre : un employé permanent, syndiqué et carriériste, j’aurais tout fait pour changer les choses… de l’intérieur !  Car c’est ainsi que l’on fait progresser la société, en s’impliquant.

Je ne suis pas un athlète olympique.  Les chances que je me rende aux Jeux olympiques de Sotchi sont nulles.

Que je sois en accord ou non avec la loi anti-gais récemment adoptée par les hauts dirigeants du gouvernement russe ne changera en rien ma participation.

Mais si j’étais un athlète olympique, que j’avais des envies de médailles et que mon projet de vie consistait de me marier sous peu avec un homme, je ne boycotterais pas les Jeux olympiques de Sotchi.  Bien au contraire.  J’utiliserais enfin l’impression « pride » à bon escient et j’irais faire voir mon talent premier au monde entier, celui qui me caractérise et qui me définit comme individu.

Et je serais heureux de savoir mon pays derrière moi.

Par contre, en tant qu’être humain qui a la chance d’avoir une constitution politique qui respecte ma nature profonde, celle dont j’ai été pourvu et dont je n’ai pas honte, je refuse de passer sous silence une telle loi votée aussi loin qu’en Russie.

Mardi soir prochain, le 13 août à 20h30, une vigile pacifique aura lieue devant le consulat de la Russie, situé au 3655 rue du Musée, à Montréal.

Boycotter, c’est se cacher.  Au Canada, nous avons la chance de vivre à la lumière.  Travaillons ensemble pour que tous les êtres humains puissent connaître cette liberté.

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Retour sur le passé.

Retour sur le passé.

Avez-vous bien défoncé l’année 2011 ?

De mon côté, j’ai encore quelques difficultés à vivre, rendant ma concentration totalement utopique.

Ce matin, j’ai envie de faire un Claude Dubois de moi-même et de recycler mes vieilles affaires en vous offrant le Top 10 de mes billets les plus lus.  Vous pourrez ainsi faire du rattrapage pendant que moi, je soigne mon mal de tête.

1.  100% douchebag.

Mais qu’est-ce qu’un douchebag ?  En gros, c’est une insulte anglo-saxonne qui peut se traduire par idiot.

En gros, parfum Ferrari, bronzage orange et gaminets Ed Hardy sont à l’honneur sur ces hommes over proportionnés des biceps.

2.  Solidement insurgé.

Avec Wagner, on est à mille lieux de l’humour type Grandes Gueules, heureusement.

Sous son allure de badass soft se cache un gars qui ne mâche pas ses mots.

3.  Fier comme un paon…

Le défilé de la fierté gaie de Montréal existe depuis 1979.

Bien que le contexte social ait changé, l’objectif de cette manifestation citoyenne aurait dû rester la même : contrer les préjugés entourant l’homosexualité.

4.  Freakin’ Diva, live !

Un nouveau phénomène YouTube qui deviendra probablement célèbre grâce à son interprétation très personnelle du cultissime I Will Always Love You.

Même si elle n’a pas réussi à atteindre la fameuse high note, elle possède toutefois l’attitude de la diva déchue.

5.  Théorie du complot…

Les Illuminati ne sont pas qu’un simple club privé où les membres doivent porter des soutanes en velours de couleurs flamboyantes.

Il s’agit d’un organisme dont la véritable nature est occulte et rares seraient les artistes échappant à leur contrôle.

6.  Le coeur ne ment pas.

Le son a changé.  Le folk-bluesy a fait place au disco-électro-pop vintage assumé.

Se réinventer après un album, c’est peut-être un peu tôt, mais qu’importe.  Après le choc, la découverte.  Ten est un album dangereusement festif.

7.  Plagiat en la demeure ?

Scandale dans le monde de la pochette de disque cette semaine.  Partout sur la planète, on encense la galette et son design « organique ».  Au Québec, on sourcille…

Dans le genre pareil, on peut pas faire mieux !

8.  Merci pour ce palmarès.

Cette année, on a vu surgir de nouveaux visages très prometteurs et qui ont aidé à redorer les lettres de noblesse de la pop.

Voici donc mon Top 10 des meilleurs singles de l’année 2010 (merci Grande Bretagne) !

9.  Rock de base, cheap à l’os.

Émotions ressenties : incompréhension, malaise et un petit peu de colère aussi…

Émile est un nouveau chanteur de la scène musicale québécoise.  Son premier extrait, Les femmes, laisse perplexe.

10.  La guerre en Afghanistan.

N’importe quoi contre quelques clics d’internautes en mal de fantasmagorie militaire.

Soldats, une discussion de groupe devrait être organisée pour chercher ce que vous essayez de catalyser ou d’exacerber avec ce genre de performance.

L’apocalypse de 2012 s’en vient, mais avant que mon blog implose de lui-même, j’ai bien l’intention de poursuivre mes épanchements sur des sujets aussi variés que le conflit entre les deux Corées ainsi que de l’ascension fulgurante de la chanteuse IMA dans les casino-bars de Dubaï.

Fier comme un paon, plumé par nos dirigeants.

Le mouvement des Gay Pride a commencé aux États-Unis dès 1970.  La manifestation portait alors le nom de Gay Liberation Day.  La revendication était claire : exiger la dé-pénalisation de l’homosexualité.  En 2010, la cause a énormément évoluée.  Le Canada se distingue d’ailleurs des États-Unis par une égalité complète entre homosexuels et hétérosexuels, le mariage et l’adoption étant désormais autorisés.  Les manifestations sont devenues des défilés festifs et colorés.  L’apparition de festivals gay et lesbien ont transformé la marche de jadis en une parade carnavalesque servant aujourd’hui de simple clôture à ces événements.

Le défilé de la fierté gaie de Montréal existe depuis 1979.  Bien que le contexte social ait changé, l’objectif de cette manifestation citoyenne aurait dû rester la même : contrer les préjugés entourant l’homosexualité.  Cette année, elle a plutôt servie de prétexte à un concert de Joe Bocan ainsi que d’un meet market de gars en bédaine sous le ciel perséidé de la métropole.

En temps normal, je ne crois pas être ce qu’on pourrait qualifier d’activiste.  Seulement, il est faux de penser qu’à notre époque, l’heure est constamment à la fête.  Oui, il est possible de vivre ouvertement gai à Montréal sans risquer de se faire pendre comme en Iran.  Mais vivre sa réalité est-elle aussi confortable en région ?  Qu’en est-il de l’enseignante en mathématiques « vieille fille » de Rimouski ?  Du plombier « vivant chez sa mère » de Jonquière ?  Même le jeune adolescent fréquentant pas plus loin que la polyvalente de Saint-Jérôme…  Est-il aussi facile pour ces personnes de vivre leur orientation sexuelle au grand jour sans la protection illusoire d’un ghetto ?

Cette année, on a annoncé en grande pompe dans tous les médias que pour la première fois, des directeurs d’école se joindraient à la marche de Montréal pour symboliser leur soutien face à la communauté en fête.  Un sacrifice très touchant compte tenu qu’il se déroule probablement en plein milieu de leurs vacances.  Mais tout au long de l’année scolaire, quelles actions ces directeurs posent-ils dans leurs écoles afin d’éliminer l’intimidation des jeunes en pleine quête identitaire face aux préjugés homophobes de leurs camarades de classe ?

Il est toujours aussi agréable de voir des politiciens défiler entourés de drapeaux arc-en-ciel sur le boulevard René-Lévesque.  Mais que font-ils de concret une fois leur plan de relation publique gay-friendly terminé ?  Pourquoi ont-ils laissé les conservateurs de Stephan Harper, en particulier le ministre de l’Immigration Jason Kenney, enlever toute référence aux droits des homosexuels dans le guide de la citoyenneté canadienne ?  Celui qui s’est fortement opposé au mariage gai a volontairement supprimé les quelques lignes du guide distribué aux nouveaux arrivants qui faisaient mention, entre autres, que l’homosexualité avait été décriminalisée au Canada en 1969, que la Charte des droits et libertés interdisait la discrimination en vertu de l’orientation sexuelle et que les mariages entre conjoints de même sexe étaient légaux depuis 2005.

Parallèlement à tout ça, j’ai hâte au jour où j’aurai le droit de donner du sang.

P.S. : Pour une fois, ce billet ne se veut pas très drôle.  Par contre, pour être émotif…  Ça, il l’est !